Clijsters a repris son règne

Paris La Limbourgeoise redeviendra nº1 mondiale lundi

Paris

De notre envoyé spécial

Trois jeux, les trois premiers : voilà ce que Kim Clijsters aura laissé à l’Australienne Jelena Dokic avant d’enclencher la surmultipliée, de rafler les 12 jeux suivants, et de débouler après 51 minutes de jeu vers les demi-finales du tournoi de Paris, synonyme d’un retour (lundi) au rang de no 1 mondiale où elle relayera la Danoise Caroline Wozniacki !

« Je suis très contente de redevenir no 1 mondiale après avoir bien joué depuis quelques mois ; et je suis aussi heureuse de décrocher ce titre en Europe, pas en Belgique malheureusement, mais pas trop loin non plus. J’espère maintenant gagner le tournoi ! », lança – en français ! – Kim Clijsters devant une assistance clairsemée, mais néanmoins conquise par ses exploits.

Avant de poser aux côtés d’un nº1 fleuri au goût douteux, genre de totem décoré par quelques scouts peu habiles, Kim Clijsters reçut un trophée des mains d’Amélie Mauresmo. Tout un symbole puisque la codirectrice du tournoi avait précisément dépossédé la Limbourgeoise de son nº1 le 19 mars 2006, il y a presque 5 ans, après avoir passé 19 semaines en tout (et en 3 périodes distinctes) au sommet de la hiérarchie mondiale… « C’est une super-nana !, s’exclama Mauresmo un peu plus tard. Comme beaucoup, je suis épatée par la manière avec laquelle elle gère sa vie de famille et sa présence sur le circuit. Bien sûr, elle a arrêté très jeune, si bien qu’il est presque normal de la voir revenir si performante. Sa condition de maman semble également lui apporter la sérénité qu’elle n’avait peut-être pas pendant sa première carrière, mais il n’empêche, ce qu’elle réussit là est colossal ! »

Egale à elle-même, Kim accueillit ses nouveaux atours de meilleure joueuse avec calme, en répétant que cela ne changeait rien à sa vie… « Peut-être que je dirai autre chose dans quelques semaines, au cas où mes adversaires se montrent de plus en plus irascibles parce que je suis devenue no 1 et qu’elles auront encore plus envie de me battre, dit-elle. Mais, en ce qui me concerne, rien ne va changer : je vais continuer à m’entraîner, à travailler avec Wim (NDLR : Fissette, son coach) et Sam (NDLR : Verslegers, son kiné), et à tenter de développer mon meilleur tennis, à faire de mon mieux, tout simplement… »

Tant que l’envie sera au rendez-vous, serait-on tenté d’ajouter. Car vendredi soir, Clijsters avoua tout de même une certaine lassitude : « J’ai eu un petit coup de pompe en rentrant au vestiaire, ce qui ne m’était pas encore arrivé depuis mon retour d’Australie, dit celle qui ne fit l’admiration de sa fille Jada que pendant… un jeu ! Brian et elle sont arrivés jeudi soir, après l’école. Comme dans la foulée du retour de Melbourne, je m’étais immergée avec l’équipe de Fed Cup, je ne l’avais presque pas vue cette semaine-là. Deux semaines de suite, ça devenait long. J’ai donc demandé à Brian de venir. Mais Jada était fatiguée, et elle a demandé à rentrer à l’hôtel. Je la retrouverai ce soir… »

Une coupure bien méritée se profile à l’horizon, avant de mettre le cap sur les Etats-Unis pour y aborder les tournois d’Indian Wells et de Miami. Toujours en nº1 ? « Oh je suis certaine que Caroline (Wozniacki) pourra me reprendre le no 1 dès la semaine prochaine », dit-elle dans un sourire qui illustre à merveille le côté très relatif de cette distinction. Il n’empêche, au-delà des points et des classements, tout le monde s’accorde à dire aujourd’hui que Clijsters est bien la nouvelle reine du circuit.

P.56 Wickmayer éliminée

WILMOTTE,THIERRY
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