La victoire d’un peuple

Vendredi historique en Egypte : après deux semaines de révolte, Moubarak a quitté la présidence et a remis son pouvoir à l’armée.

Les Egyptiens fêtent le départ d'Hosni Mubarak © AP Photo/Tara Todras-Whitehill

Il est un peu plus de 17 heures. Le vice-président égyptien, Omar Souleiman, apparaît à la télévision pour une courte allocution : « Compte tenu des conditions difficiles par lesquelles passe le pays, le président Mohammed Hosni Moubarak a décidé d’abandonner le poste de président de la République et a chargé le conseil suprême des forces armées de gérer les affaires du pays. » Sur la place Tahrir, les centaines de milliers de manifestants explosent de joie et exultent comme jamais : « Le peuple a fait tomber le régime ! le peuple a fait tomber le régime ! », scande une foule en délire alors que plusieurs personnes s’évanouissent sous le coup de l’émotion.

Après trente ans de pouvoir, et deux semaines de mobilisation sans précédent du peuple égyptien, Moubarak, 82 ans, quitte la scène, un jour à peine après avoir délégué ses prérogatives à son vice-président. Le raïs a déjà quitté Le Caire pour Charm- el-Cheikh où il a une résidence.

Partout dans le monde, les réactions fusent, alors que l’armée a désormais le rôle central dans le pays. « L’armée constitue le point fort d’un régime qui va mettre en place un système électoral parlementaire, sur un modèle qui est celui de la Turquie. Après la chute du mur de Berlin, c’est au tour du mur de la Méditerranée », explique Jacques Attali au Soir.

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