Plus de 1.000 hectares en fumée

Fagnes L’origine de l’incendie n’est pas encore déterminée

DÉMARRANT lundi après-midi, l’incendie a été maîtrisé mardi vers 17 heures. La vigilance reste de mise, pour contrer tout risque de reprise du feu. © Belga

Ironie du sort, c’est quelques jours après l’exercice grandeur nature réalisé par les pompiers que ces derniers ont été confrontés à l’incendie le plus important touchant les Fagnes.

Ce sont plus de 1.000 hectares de végétation, soit près d’un quart de la superficie totale, qui sont partis en fumée à la suite de ce violent incendie qui a débuté lundi après-midi et contre lequel 300 pompiers issus d’une douzaine de casernes de la région, ont lutté durant la nuit de lundi à mardi. Et ce n’est que ce mardi, vers 17 heures, que les flammes ont été maîtrisées, selon le commandant des pompiers en charge des opérations, Marc Cambresy : « La situation a finalement évolué favorablement en deux heures, ce qui nous a permis de circonscrire le feu. »

Toutefois, pour la nuit de mardi à mercredi, un dispositif de dix autopompes et neuf camions-citernes, soit environ 80 hommes, ont été mobilisés pour éviter tout risque de reprise. Deux hélicoptères allemands ont même entamé des rotations et sont prêts à intervenir à la moindre reprise du feu.

Ce sont surtout la Fagne des Deux-Séries (Baelen) et une partie de la Fagne wallonne, sur le territoire de Waimes, qui ont été touchées.

L’origine de l’incendie est encore inconnue. Deux foyers d’origine criminelle ont été identifiés dans la nuit de lundi à mardi mais rien n’établit un lien direct entre ceux-ci et l’origine de l’incendie survenu lundi en fin de journée et qui pourrait bien être d’origine naturelle.

Dans bien des zones, le feu n’aurait pas atteint la tourbe, limitant donc les conséquences néfastes pour la faune et la flore.

Rapidement, le plan provincial a été déclenché, lundi soir. Et une centaine d’intervenants issus des différents services d’incendie de la province de Liège et allemands, de la Protection civile, de la Défense, de la Division Nature et Forêt (DNF) de la Région wallonne ont été mobilisés hier dans le courant de la journée. Deux postes médicaux avancés ont été déployés par les services d’aide médicale urgente au profit des intervenants, même si aucune victime n’a été signalée. La Protection civile a dépêché mardi matin trente hommes et dix camions permettant d’acheminer de 10.000 à 20.000 litres d’eau. De nombreux allers-retours ont été nécessaires entre les lieux de l’intervention et le barrage de la Gileppe. Disposant de moyens limités pour combattre les flammes, les pompiers ont demandé l’aide de la police fédérale. « Nous avons dû faire appel à des hélicoptères pour transporter l’eau car nous ne disposons d’aucun système héliporté, pourtant bien nécessaire dans pareil cas », expliquait Marc Gilbert, président de la Fédération royale des corps des sapeurs pompiers de Belgique.

Le ministre wallon de la Nature et de la Forêt, Benoit Lutgen, a demandé à l’unité anti-braconnage de renforcer les équipes du DNF sur le terrain cette semaine pour accentuer la surveillance sur l’ensemble du territoire wallon. Lutgen annonce aussi que la Région se portera partie civile, « qu’il s’agisse d’un acte de malveillance ou d’imprudence. »

Quant au plan provincial, il est maintenu jusqu’à ce mercredi matin. Au minimum.

BIDOUL,GIL
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