Affaire DSK : Trois semaines de péripéties

14 mai : arrestation à New York de Dominique Strauss-Kahn (DSK) dans un avion d’Air France en partance pour Paris. Il est accusé d’agression sexuelle sur une employée de l’hôtel Sofitel à Manhattan.

15 mai : DSK, qui nie les faits, est accusé d’acte sexuel criminel, tentative de viol et séquestration. La victime présumée, une femme de 32 ans d’origine guinéenne, l’identifie comme son agresseur au commissariat de Harlem. Le FMI nomme son numéro deux, l’Américain John Lipsky, directeur intérimaire.

16 mai : la juge Melissa Jackson rejette une demande de libération sous caution. Incarcéré dans l’immense prison new-yorkaise de Rikers Island, DSK est visé par sept chefs d’accusation passibles de 15 à 74 ans de prison. L’accusation évoque son implication dans « au moins un » autre cas similaire – l’agression présumée de l’écrivaine française Tristane Banon, en 2002. Anne Sinclair rejoint New York.

18 mai : la plaignante témoigne à huis clos devant le grand jury (chambre d’accusation). Elle nie toute relation sexuelle consentie, selon son avocat. Les avocats de DSK redemandent la libération sous caution du Français.

19 mai : DSK démissionne du FMI. « Je réfute avec la plus extrême fermeté tout ce qui m’est reproché », écrit-il. Inculpe formellement par le grand jury, il obtient une liberté assortie de conditions strictes : un million de dollars de caution, cinq millions de dépôt de garantie, assignation à résidence à Manhattan, contrôle électronique jour et nuit et garde posté devant l’appartement. Le tout à ses frais.

20 mai : DSK sort de prison. Il emménage provisoirement dans un appartement de la société chargée de sa surveillance avant de s’installer, le 25 mai, dans une luxueuse maison louée au sud de Manhattan.

22 mai : dans un message à ses ex-collègues du FMI, DSK assure avoir démissionné pour leur épargner le « cauchemar » qu’il vit, et réaffirme son innocence.

23 mai : selon différents médias, l’ADN de DSK aurait été retrouvé sur les vêtements de son accusatrice. La police de New York assure n’avoir donné « aucune information ni résultat ».

26 mai : dans une lettre au procureur de New York, les avocats de DSK se plaignent de fuites dans la presse et affirment pouvoir « ébranler sérieusement » l’accusation. « Si vous souhaitez que nous enquêtions, nous serons heureux de le faire », répond le parquet. Le FMI promet sa coopération dans l’enquête.

RIZZA,ETTORE
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