Un nouveau télescope européen

Astronomie Le VST, installé au Chili, livre des images de 268 mégapixels

La nébuleuse du Cygne a été une des premières régions du ciel observées par le VST. Cette région riche en gaz, en poussières et en jeunes étoiles se situe dans le centre de la Voie lactée. © ESO.

La famille des grands télescopes européens installés au Chili vient d’accueillir un nouveau membre : le VST. Cet outil (VST veut dire VLT Survey Telescope ou télescope de sondage pour le VLT ») est installé à l’observatoire de l’ESO de Paranal.

Il se compose d’un miroir principal de 2,6 mètres de diamètre et d’un objectif composé de 32 détecteurs CCD rassemblés sous vide en une sorte d’œil géant d’une résolution de 268 mégapixels (à comparer avec les malheureux 10 à 12 pixels de nos appareils photos). Le VST est conçu pour cartographier le ciel à la fois rapidement et avec des images de très grande précision tout en balayant un champ particulièrement large. Il pourra saisir d’un coup d’œil une portion du ciel large comme… deux fois la pleine Lune dans le domaine du visible.

En gros, le VST va balayer le ciel à la recherche d’objets intéressants que le VLT pourra ensuite étudier plus en détail. Par la même occasion, il pourrait aider à lever un coin du voile sur certains mystères de l’Univers, comme sa matière noire ou cachée par exemple.

Un triple planning d’observations a d’ores et déjà été arrêté.

« Le VST va effectuer trois sondages publics au cours des cinq prochaines années, indique l’ESO. Le sondage KIDS va photographier plusieurs régions du ciel éloignées de la Voie lactée. Il fera progresser l’étude de la matière noire, de l’énergie noire et de l’évolution des galaxies. Il mettra également au jour de nombreux nouveaux amas de galaxies et des quasars à grand redshift.

Le sondage VST ATLAS couvrira une grande zone du ciel. Il sera dédié à la compréhension de l’énergie noire et viendra en appui à des études plus détaillées utilisant le VLT et d’autres télescopes. Le troisième sondage, VPHAS+, photographiera le plan central de la Voie lactée afin de cartographier la structure du disque galactique et l’histoire de sa formation d’étoiles. VPHAS+ produira un catalogue d’environ 500 millions d’objets et découvrira de nombreux nouveaux spécimens d’étoiles peu communes à tous les stades de leur évolution. »

Le volume de données produit par la caméra « OmegaCAM » du VST est impressionnant. Environ 30 térabytes de données brutes seront produits par an et seront envoyés dans les centres de données en Europe pour y être traités.

DU BRULLE,CHRISTIAN
Cette entrée a été publiée dans Sciences et santé, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.