« Vous êtes plus de 50.000 ! »

Musique Nagui et son « Taratata » ont enchanté Bruxelles mardi soir

Nagui accueilli par ses propres fans à son arrivée place des Palais. Yannick Noah sous son chapeau avec son amie Asa. Une Selah Sue en grande forme. Et le public, enchanté. Un « Taratata » réussi de bout en bout. © Sylvain Piraux.

Boucler la Fête de la Musique un mardi, le temps d’une émission de télé made in France mais à Bruxelles ; l’idée semblait saugrenue. Il aura suffi aux incrédules de se balader aux abords du Parc Royal, ce même mardi soir, pour qu’ils se rendent compte du sérieux de l’entreprise. Rues barrées et gardées conjointement par la police et un service d’ordre inflexible ; on ne rigole pas. Il n’en faudrait pas, au vu du matériel débarqué et de l’infrastructure installée, pour se croire en festival. Mais c’est place des Palais, une place qui, en l’espace de quelques jours, aura décidément beaucoup vibré.

Les deux scènes annoncées ont été montées en quinconce : la première, flanquée de ses colonnes de baffles, occupe le même emplacement que celle de la Fête de la Musique, samedi. La seconde est installée dos au palais royal. A leur pied, une foule compacte, qui n’a jamais attendu les « Faites du bruit » de Nagui pour donner de la voix.

C’était prévu aussi : les lieux sont noirs de monde. De temps à autre, dans les passages latéraux laissés dégagés, une civière passe. Dessus, le plus souvent, une jeune fille dans les vapes. Juste avant de prendre l’antenne, Nagui demandera au public d’éviter toute bousculade. C’est prudent ; les 25.000 personnes annoncées en début de soirée seront 50.000 une demi-heure après le petit direct dans le journal télévisé… L’animateur répète ce qu’il a déjà dit en conférence de presse : « Ce soir à Bruxelles, c’est la rencontre de la plus belle des émissions musicales et du meilleur des publics. »

Devant ce public, c’est près de 150 invités (dont une partie de musiciens amateurs, Fête de la Musique oblige) qui s’enchaînent, pour des originaux ou des reprises. L’affiche concoctée est résolument familiale, essentiellement pop et variétés. Ziggy Marley en duo avec Tété, Nolwenn Leroy et Christophe Maé accompagné de Louis Bertignac croisent Julien Doré et ses danseurs improbables. Ou Selah Sue, le « rayon de soleil dans la grisaille » dixit le Facebook de l’émission, qu’on reverra une seconde fois épaulée par le raggamuffin de Sexion d’Assaut.

« Paul de Bruxelles », annonce un Nagui impeccable dans son costume gris… Stromae fait son apparition sous le dôme translucide de la scène latérale. Les basslines fusent, énormes : « Peace ou violence », le dernier single en date. Sous les fenêtres d’Albert II, c’est dancefloor ! « Est-ce que vous voulez montrer à la France comment on fait la fête, Bruxelles ? » Et d’emballer le public avec une version courte d’« Alors on danse ».

La façade du palais royal s’est colorée de bleu. Il est 23 h 20, la nuit est définitivement tombée, mais ce Taratata à Bruxelles n’est pas terminé pour autant. Sur la « petite » scène, les Voca People refont l’histoire de la pop a capella. « La macarena » d’Abba, Michael Jackson et autres « I like to move it » se télescopent dans un esprit décidément très Fête de la Musique.

STIERS,DIDIER
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