Tomislav Ivic n’est plus

Décès Il s’est éteint à Split, vendredi, à 77 ans

Alors que la page Louis-Dreyfus - D’Onofrio, les deux hommes qui l’ont amené à Sclessin, se tourne, Ivic se retire. © Belga

Alors que le Standard effectue une mue profonde avec le départ de Lucien D’Onofrio (« Mon frère », souligna parfois Tomislav Ivic), un des personnages qui ont façonné son histoire, s’est éteint, vendredi, quelques jours avant ses 78 ans qu’il allait fêter le 30 juin. En état dégradant depuis un moment dans sa résidence de Split, de laquelle il ne sortait plus à en croire les médias locaux, le meilleur entraîneur de l’histoire croate, « celui qui était en avance sur son temps », n’est plus, décédé un jour après avoir été hospitalisé en cardiologie.

Le Croate a également marqué la Belgique. Davantage par ses idées novatrices que par ses succès. Débarqué à Anderlecht en 1980, pour soulever son seul trophée belge quelques mois plus tard en 1981 avec un titre qui échappait au Sporting depuis 1974, il a révolutionné le jeu défensif en instaurant au Sporting le principe de la zone, avec un pressing intense et très haut ainsi qu’un usage régulier du hors-jeu, alors que l’individuelle était alors de mise partout. Il s’était inspiré du basket dont il était diplômé à la prestigieuse école de Split. A l’occasion, il alignait également un gaucher à droite et vice-versa, une tactique largement répandue depuis deux ou trois saisons mais qui avait surpris à l’époque.

Quinze ans plus tard, après être passé entre autres par Galatasaray, Porto (avec D’Onofrio), le PSG, Marseille, Benfica, l’équipe nationale croate et Fenerbahçe, il débarque au Standard. En même temps que Lucien D’Onofrio et Robert Louis-Dreyfus. Tout était à reconstruire. « Lucien m’avait demandé de l’aide, je ne pouvais pas refuser », a-t-il expliqué. Malgré ce chantier, il y atteint à deux reprises la finale de la Coupe de Belgique avant de partir en décembre 2000, victime d’un malaise cardiaque en plein entraînement. Une mésaventure qu’il connut de nouveau, quelques mois plus tard, à Marseille. Il revint à Sclessin en 2006 dans une fonction plus reposante, mais où il était toujours bouffé par la passion, celle de responsable technique de l’école des jeunes du Standard.

Tomislav Ivic

Naissance. Le 30 juin 1933 (77 ans) à Split.

Palmarès. Le Croate a entraîné 22 clubs et 2 sélections nationales pour un palmarès hallucinant : 8 titres (3 en Yougoslavie, 1 aux Pays-Bas, en Belgique, en Grèce, au Portugal et en Arabie Saoudite), 11 Coupes nationales, 1 Supercoupe d’Europe, 1 Coupe Intercontinentale et 1 Ligue des champions d’Asie.

BUSIAU,THOMAS,LARSIMONT,FREDERIC
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