Itinéraire d’un tueur

© Jon-Are Berg-Jacobsen/afp

C’est un bric-à-brac idéologique qui a servi d’inspiration à Anders Behring Breivik, apparu lundi avec un regard glaçant et un petit air satisfait.

L’image est incroyable, glaçante : Anders Berhring Breivik, le tueur norvégien qui a provoqué un véritable carnage, vendredi passé, est apparu dans une voiture de police, lundi après-midi, quittant le tribunal d’Oslo, avec un petit sourire moqueur et l’air content de lui. Un juge l’a entendu à huis clos avant de prononcer contre lui huit semaines de détention provisoire, le double de la durée habituelle. L’auteur présumé de la double attaque avait demandé un uniforme et une audience publique : le suspect n’aura vu aucun de ses deux souhaits exaucés.

Pendant ce temps-là, une foule estimée à 150.000 personnes s’est réunie sur le port d’Oslo pour rendre hommage aux victimes. A ce propos, le bilan de la tragédie a, curieusement, été revu à la baisse lundi, puisqu’on évoque désormais 76 morts. Quoi qu’il en soit, la terre entière se demande aujourd’hui comment Breivik a pu en arriver là, avec un passage à l’acte d’une telle ampleur.

En fait, ses délires sont issus d’un bric-à-brac idéologique incroyable, qui mélange le péril marxiste, les jeux vidéo, l’anti-islamiste, les Templiers, la franc-maçonnerie, le fondamentalisme chrétien, etc.

Le Soir a tenté d’explorer les méandres du cerveau du tueur pour comprendre comment il avait pu en arriver à être l’auteur d’une telle tragédie.

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