Kepler-22, la planète sœur

Astronomie La Nasa identifie une troisième exoplanète habitable

Et de trois ! Parmi les quasi 700 exoplanètes identifiées à ce jour dans notre Galaxie, trois sont désormais qualifiées de « sœurs » de notre Terre. En début d’année, la planète Gliese 581d, située à 20 années-lumière de la Terre était la première à bénéficier de cette appellation. Cet été, HD 85512b, distante de 36 années-lumière, fut la seconde. Cette semaine, la Nasa, l’agence spatiale américaine, nous en présente une troisième : Kepler-22. Située à quelque 600 années-lumière, cette planète aurait une taille similaire à celle de notre Terre. Elle orbite autour d’une étoile du même genre que notre Soleil mais ni trop près ni trop loin.

« Habitable », pas « habitée »

Elle se trouve pile dans sa « zone habitable », comme disent les astronomes. Ce qui, pour l’heure, ne veut pas dire qu’elle est effectivement habitée… C’est la sonde américaine Kepler, lancée en mars 2009 et munie d’un puissant télescope qui a permis d’observer à trois reprises le passage de Kepler-22 devant son étoile. Trois observations qui confirment donc son existence, mais qui permettent aussi de calculer divers paramètres liés à cet astre.

C’est notamment en observant le léger et régulier déclin de la luminosité de l’étoile que les astronomes ont pu détecter le passage de la planète. Ces éclipses à répétition ont permis de déterminer que la nouvelle sœur de notre Terre présentait une période orbitale de 290 jours (365 jours pour la Terre). Elle serait en outre 2,4 fois plus grande que la nôtre mais aussi 36 fois moins massive, comme en atteste l’absence de perturbation qu’elle pourrait engendrer sur son étoile.

Enfin, Kepler-22 se situerait 15 % plus près de son étoile que la Terre du Soleil. Ce qui ne présente que peu d’importance en ce qui concerne sa température. L’étoile de Kepler-22 est d’un type légèrement différent du Soleil. Elle est 25 % moins lumineuse. Ce qui permet aux spécialistes d’estimer sa température de surface à 22 degrés environ. Une température agréable donc, qui pourrait peut-être aussi se doubler de présence d’eau liquide.

« Nous sommes certains qu’elle se trouve dans une zone habitable », a indiqué Bill Borucki, un expert de la Nasa, sans affirmer pour autant en avoir aperçu la moindre trace. « Il semble désormais de plus en plus clair que la vie dans l’Univers ne se limite pas à notre seule Terre », estime Alan Boss, du Carnegie Institution.

Le télescope Kepler est un engin spécialisé dans la traque aux exoplanètes. Muni d’un photomètre très sensible, il surveille 155.000 étoiles de notre Galaxie. Lancé en 2009, sa durée de vie est de trois années minimum.

DU BRULLE,CHRISTIAN
Cette entrée a été publiée dans Sciences et santé, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.