L’euro, dix ans et déjà malade

© AP Photo/Michael Probs

Il y a dix ans, les citoyens de 11 pays européens découvraient concrètement l’euro. La monnaie unique existait déjà depuis trois ans mais pièces et billets ne firent leur apparition que le 1er janvier 2002.

L’euro circule désormais dans 17 pays de l’Union, mais l’heure n’est plus à la fête. Alors que la nouvelle monnaie devait apporter prospérité et stabilité à l’Europe, la croissance des pays de la zone euro a toujours été plus faible que celle des autres pays industrialisés.

Pire, l’euro n’est pas devenu le socle de stabilité contre les turbulences économiques que vantaient ses promoteurs. Certes, la monnaie européenne ne souffre pas d’une spéculation comparable à celles dont furent victimes la livre, la lire ou la peseta dans les années 90. Mais uniquement parce que la spéculation s’est reportée sur les taux d’intérêt des dettes des pays européens.

Les crises qui se sont succédé depuis 2008 ont révélé un euro malade, à qui certains prédisent même une mort imminente.

L’Allemagne a imposé la rigueur budgétaire comme traitement à la monnaie malade, mais est-ce suffisant ? Pour beaucoup, la réponse est non. Surtout si l’Europe ne se pose pas comme véritable acteur de sa politique budgétaire.

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