Le Salon de l’Auto des années trente

REPRODUCTION

Les Salons de l’Auto de Bruxelles  ont eu lieu au Cinquantenaire jusqu’en 1934. Interrompus à cause de l’Exposition universelle de 1935,  ils ont repris dans les Palais du Heysel construits à l’occasion de l’Exposition. Dans ce lieu plus vaste, les stands pouvaient se déployer de manière plus attractive.

Le photographe a plongé son objectif sur les représentants de la marque Donnet. Un constructeur français qui fera faillite en 1934.

Le Soir  faisait un large écho à ces salons avec une dizaine d’articles intitulés « Le Salon technique » où les différents modèles de voitures étaient analysés.
Dans le Soir du 2 décembre 1932, Fernand Germain rend compte du  « Vernissage » du XXVIe Salon de l’Automobile, réservé aux membres de la presse  : «  En dépit des difficultés du temps présent, le XXVIe Salon se présente fort bien. Il a fallu faire des économies forcées, le prix de location des stands d’exposant ayant été réduit de 10 p. c. C’est ainsi que la débauche de lumière, à laquelle nous étions habitués, a été supprimée et dans d’autres domaines, des restrictions notables ont été apportées. N’empêche que le Salon présent, le XXVIe en date, groupe 1,150 exposants, représentant quinze pays. Un succès !
(…) Souhaitons que les efforts et les sacrifices de tous ceux qui ont collaboré à son organisation y trouvent une légitime récompense et que, malgré la dureté des temps présents, il s’y traite des affaires.»
Et dans le Soir du 4 décembre, retrouvons les commentaires de Fernand Germain après l’ouverture au public  : « Chaque année, en pénétrant dans le hall principal de cette Worlds Fair, on s’inquiète de la nouveauté, de l’invention sensationnelle qui bouleversera tout. C’est en vain. L’industrie automobile est arrivée à un tel degré de perfectionnement que l’on ne peut guère y apporter de très grands changements d’une année à l’autre. »

Cette entrée a été publiée dans La photo du vendredi. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.