De la neige naquit le chaos

Mobilité Quelques centimètres de neige ont bouleversé la circulation

A Bruxelles, la sortie des navetteurs motorisés s’est passée dans une ambiance électrique. © Pierre-Yves Thienpont.

La neige a fait péter le compteur : peu après dix-huit heures, vendredi, Touring Mobilis enregistrait 1.275 kilomètres de bouchon sur le réseau routier belge. Un record. Le précédent date du 10 février 2010. Il s’agissait d’un mercredi ; là aussi, quelques centimètres de neige avaient suffi à flanquer une pagaille monstre sur le réseau belge : 948 km d’embouteillages. La neige venant du Nord, la Flandre s’est trouvée aux premières loges : des files importantes se sont formées dans la province d’Anvers, notamment sur la A12 qui relie Bruxelles à Anvers. Le Brabant flamand et le Limbourg ont également été touchés. Au fil du temps, le désordre s’est étendu, passant par la capitale, le Brabant, Namur, enfin le Hainaut.

A Bruxelles, la sortie des navetteurs motorisés s’est passée dans une ambiance électrique. Certains tunnels de la petite ceinture ont été fermés et la circulation des bus de la Stib a été limitée au périmètre hors du Pentagone. A part cela, les transports en commun ont été peu affectés par les intempéries. Les trains n’ont enregistré que de légers retards hormis vers et en provenance des Pays-Bas où la neige a entraîné le plus de perturbations.

Les raisons du désordre ? D’abord le timing : en commençant à tomber vers 15 h 30, les flocons ont surpris pas mal de travailleurs qui, comme toutes les fins de semaine, commençaient à quitter leur bureau. D’année en année, indiquent d’ailleurs tous les experts, la période de pointe du soir s’étend d’ailleurs de plus en plus.

Le froid, ensuite, qui sévit depuis quelques jours a permis que les flocons s’accumulent sur le tarmac et, damés par le passage des véhicules, forment rapidement des plaques très glissantes.

L’absence de salage préventif ? il y a polémique. Selon Touring, il eût fallu faire sortir les saleuses à Bruxelles sans attendre l’arrivée de la neige. « Le salage préventif n’a aucun sens, réplique-t-on à Bruxelles-Mobilité. Pour être efficace, le sel doit se mélanger à la neige. Et c’est le trafic qui assure ce brassage ». Reste que rapidement les engins de salage ont, eux-mêmes goûté aux joies des embouteillages.

Plus de 1.200 km de bouchons sur un réseau qui compte 1.700 km d’autoroutes (Tom Tom parle de plus de 4.000 km d’embouteillages) ? Touring Mobilis analyse les données envoyées par les GSM et les GPS de milliers de ses membres. Croisées avec les images des caméras de surveillance, cela donne un chiffre qui n’attend qu’une nouvelle saison neigeuse pour céder la place à un nouveau « record ».

DE MUELENAERE,MICHEL
Cette entrée a été publiée dans Belgique, avec comme mot(s)-clef(s) , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.