Les vagues gelées de Blankenberge en 1963

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L’hiver 1962-1963 a connu une vague de froid qui a duré 73 jours entre le 22 décembre 1962 et le 4 mars 1963.

Le Soir fait écho aux problèmes de mobilité, de chauffage etc. ainsi qu’aux drames humains que génère un hiver aussi rigoureux.

Le « correspondant spécial » du Soir à Ostende a écrit l’article « Une banquise s’est formée le long du littoral » pour l’édition du mardi 15 janvier 1963 :

(…) Le spectacle, le long du littoral, est merveilleux dans sa variété. Ça et là, la mer, en se retirant, a laissé parmi les glaçons amoncelés et qui atteignent souvent plus d’un mètre d’épaisseur, de véritables petits fjords aux parois abruptes. En d’autres endroits, c’est l’amoncellement des blocs de glace qui laisse une impression de désordre dantesque. Mais cette banquise n’est pas, comme on pourrait le croire, d’une glace dense. Elle est, au contraire, friable et nous en avons été nous-mêmes, comme bien d’autres promeneurs, pour nos frais en voulant sonder la résistance des glaçons : nous nous sommes enfoncés jusqu’à la taille dans la glace molle.

Les arondes,  que l’on appelle communément hirondelles de mer, et les mouettes viennent en vain chercher leur pitance sur la côte. L’apparition sur la digue de quelques promeneurs solitaires attire immédiatement les oiseaux de mer qui tournent en rond à petite hauteur, lançant leurs cris perçants espérant que quelque âme charitable songera à eux…

Le dégel s’amorçant à la marée montante, le petite banquise s’est disloquée. Cependant les glaçons forment sur 100 mètres de largeur, un magma compact ondulant au gré d’une forte houle. On s’attend à ce que la banquise se reforme à la marée de ce lundi soir.

(…) des dizaines d’oiseaux morts ont été découverts sur la plage, victimes du froid et de la faim.

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