1955 : que font les filles au printemps ?

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Dans le parc de Forest, au printemps, les filles, jupes plissées et socquettes de rigueur,  se défoulent sous bonne garde.

Dans le Soir du mardi 29 mars 1955, le chroniqueur Adrien De Premorel, féru d’ornithologie,  nous offre une longue ode au printemps dont voici un extrait :

« Bonjour printemps !»

(…) Cependant, malgré pareille épreuve, la nature ne s’y trompe pas. D’être ainsi retardée, la victoire, toute proche, du soleil n’en est pas moins certaine. L’arbre la devine en sa sève impatiente et l’oiseau s’en console de retenir sa chanson. Que tourne le vent, que le gel épargne les nuits et, d’un coup : bonjour printemps ! Vite fondue la neige, bondissent les sources, verdissent les prés. Dans la forêt, les bouleaux prennent cette jolie teinte mauve qu’ils retrouvent l’automne, autour des saules pomponnés d’or bourdonnent les abeilles et les oiseaux se libèrent avec ferveur d’une aussi longue contrainte. Bonjour printemps !

Voici revenir en bandes joyeuses les grives vignerettes  à leur premier passage, les bécasses plongeant au sein des taillis et le torcol retrouvant son verger. Déjà l’infatigable ritournelle du pinson l’y accueille. Qu’il se hâte donc ce printemps si longuement attendu, de nous donner des gages, car le 21 mars touche de près au mois d’avril. Or, c’est dans les premiers jours du mois des jonquilles que nos hirondelles, ayant retrouvé leur nid de l’an dernier, sillonnent l’azur et que les bois écoutent l’émouvant appel du coucou. Hirondelles en plein ciel, coucou sonnant le ralliement des migrateurs, n’est-ce pas le cortège et le baptême du printemps ?

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