DSK mis en examen pour proxénétisme

Convoqué pour « complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée » et « recel d’abus de biens sociaux ». © afp.

L’ancien patron du, FMI, Dominique Strauss-Kahn a été entendu lundi par les juges en charge de l’affaire de proxénétisme dite du Carlton, à Lille, en vue d’une mise en examen. L’audition intervenait deux jours avant la date prévue. Elle a débouché sur sa mise en examen. Il y a un mois, il s’était vu délivrer une convocation aux fins de mise en examen pour « complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée » et « recel d’abus de biens sociaux ». Des infractions passibles de 20 ans de réclusion criminelle et 5 ans d’emprisonnement. Il était convoqué le 28 mars. Aucune précision sur les raisons pour lesquelles l’audition lilloise a été avancée n’a pu être fournie. La mise en examen n’est toutefois pas absolument inéluctable. Les juges peuvent entendre DSK sous le statut de témoin assisté, selon une source proche du dossier.

Les magistrats cherchent à déterminer si l’ancien directeur général du FMI savait que les participantes à des soirées libertines auxquelles il avait pris part, notamment à Paris et Washington, étaient rémunérées. Certaines d’entre elles ont soutenu qu’il ne pouvait l’ignorer ou qu’il le savait, ce que DSK a réfuté lors de sa garde à vue. Mais un SMS qu’aurait envoyé DSK à l’un de ses proches lui recommandait une de ses partenaires. DSK a soutenu qu’il ne pouvait imaginer que ces jeunes femmes « présentées par des responsables policiers » puissent être des prostituées, selon une source proche de l’enquête. Des fonctionnaires de l’IGPN (l’Inspection générale de la police nationale) avaient interrogé DSK sur le volet policier du dossier, dans lequel l’ancien chef de la Sûreté départementale du Nord, le commissaire Jean-Christophe Lagarde, est mis en examen.

L’enquête a fait ressortir que plusieurs déplacements de protagonistes du dossier, accompagnés de prostituées, avaient été organisés et financés par deux entrepreneurs du Pas-de-Calais, Fabrice Paszkowski, responsable d’une société de matériel médical, et David Roquet, ancien directeur de Matériaux enrobés du Nord, une filiale du groupe de BTP Eiffage. Les deux hommes faisaient partie des huit personnes déjà mises en examen.

Lundi soir, c’était au tour de DSK d’être inculpé de « proxénétisme en bande organisée » par les juges en charge de l’affaire dite du Carlton de Lille. « Il déclare avec la plus grande fermeté n’être coupable d’aucun de ces faits et n’avoir jamais eu la moindre conscience que les femmes rencontrées pouvaient être des prostituées », a déclaré à la sortie de l’audition l’un de ses avocats, Me Richard Malka, dont le client est ressorti peu après 22 h du palais de justice de Lille… (afp)

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