Donna Summer est décédée jeudi matin aux Etats-Unis

Le disco perd l'une de ses divas, disparue à 63 ans, Donna Summer restera toujours indissociable des seventies. © AFP PHOTO / Bjorn Sigurdson

Elle avait 63 ans et souffrait d’un cancer du poumon : Donna Summer est décédée ce jeudi 17 mai en Floride.

« Tôt ce matin, nous avons perdu Donna Summer Sudano, une femme pleine de talents, le plus grand étant sa foi, annonce le communiqué écrit par la famille et relayé notamment par l’AFP. Si nous pleurons sa disparition, nous sommes en paix au moment de célébrer son existence extraordinaire et son héritage éternel. Les mots nous manquent pour vous dire à quel point nous apprécions vos prières et votre amour pour notre famille en ce moment difficile. » L’annonce de sa mort a dans un premier temps été diffusée par le site américain TMZ, lequel indiquait tenir de certaines sources que ce cancer aurait été causé par l’inhalation de particules toxiques disséminées par les attentats du 11 septembre…

Le nom de la chanteuse née à Boston, LaDonna Andre Gaines pour l’état civil, restera pour toujours lié aux images de boules à facettes, tenues kitschs et pistes de danse sous les projecteurs. Elle a non seulement enregistré et interprété nombre de ses plus grands tubes en pleine période disco, mais elle a également travaillé avec l’un des producteurs emblématiques du genre, l’Italien Giorgio Moroder. C’est par exemple avec lui qu’elle coécrit la chanson appelée à devenir l’un de ses premiers succès : « Love to love you baby », inspiré dit-on par le « Je t’aime moi non plus » de Gainsbourg. Vrai ou faux, toujours est-il qu’on y entend celle qui vivait alors encore en Allemagne et ne s’était pas imposée sur le sol américain gémir et soupirer pendant près de 16 minutes. Au point qu’un présentateur de la BBC fasse ses comptes et indique qu’elle totalise 23 orgasmes… Pour la petite histoire encore, Beyoncé s’en est emparée le temps d’un sample glissé dans « Naughty girl »…

Les chansons de Donna Summer ont en tout cas toujours joué la carte sexy. D’« I feel love » à « Bad girls » en passant par « Hot stuff » dans laquelle elle clame vouloir partager son amour avec « un amant au sang chaud ». Cela dit, l’industrie et la profession ne manquèrent pas de la saluer, lui décernant notamment cinq Grammy Awards, l’équivalent US des Victoires de la Musique. « Last dance », extrait de la bande originale du film Thank God it’s friday (produit par la Motown et dans lequel elle tenait un rôle) lui a ainsi valu celui de la meilleure chanson r’n’b… en plus d’un Oscar et d’un Golden Globe ! Sa disparition n’a pas ému que les fans ou les nostalgiques des années 70 et des pantalons à pattes d’eph’, elle a aussi suscité nombre d’hommages d’artistes. Les tweets d’anonymes, de musiciens et de peoples défilent inlassablement. « Rest in peace dear Donna Summer, écrit ainsi Quincy Jones. Your voice was the heartbeat and soundtrack of a decade. » Son décès touche aussi bien Kylie Minogue (« One of my earliest musical inspirations ») que Moby qui laisse libre cours à sa tristesse : « Very, very sad. Donna Summer has died. Words can’t express the impact and influence she had on music. » Quant à

Nile Rodgers, tête pensante de Chic avec Bernard Edwards, il écrit : « For the last half hour or so I’ve been lying in my bed crying and stunned. »

Avec ou sans Giorgio Moroder, il reste que Donna Summer aura régné sur les hit-parades des années 70 et 80, alignant quelques tubes qui ont mis le feu aux dancefloors de la planète. Et probablement rapproché ou formé bien des couples. Lesquels pourront toujours se consoler en réécoutant les plus incontournables…

DIDIER STIERS
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