Facebook en Bourse : un jackpot à risques

Le géant des réseaux sociaux entre en Bourse. Une opération phénoménale. © AP Photo/Paul Sakuma

Huit ans après son lancement dans une chambre d’étudiant de Harvard, le géant des réseaux sociaux s’apprête à réaliser la deuxième plus grosse entrée en Bourse américaine de tous les temps : derrière Visa, mais vraisemblablement devant General Motors.

Le jeune PDG fondateur de Facebook Mark Zuckerberg (photo), 28 ans depuis lundi, fidèle à son image de « geek », sera au siège de Facebook dans la Silicon Valley, pour suivre l’événement.

L’opération a de quoi donner le tournis : plus de 421 millions d’actions seront mises sur le marché au prix de 38 dollars pièce, en haut de la fourchette annoncée mardi, ce qui valorise le groupe à 104 milliards de dollars maximum.

Toutefois, l’opération n’est pas sans risques. Facebook est l’emblème du rêve américain, mais il peut être aussi une de ces bulles qui éclatent aussi vite qu’elles grossissent. D’abord, les crises grecque et espagnole plombent les marchés. Puis Facebook a encore tout à faire dans le monde du mobile. Il doit aussi convaincre les entreprises de dépenser plus d’argent en publicité. Et le site aux 901 millions d’utilisateurs voit sa croissance ralentir. Pour récompenser les investisseurs, il va devoir convaincre certains résistants de s’inscrire. Deux Américains sur cinq ne sont pas membres, selon un récent sondage, et parmi eux, un tiers dit que cela ne l’intéresse pas ou qu’il n’en a pas besoin.

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