Un Dragon, la première capsule spatiale privée a décollé

Dix minutes après son décollage, le vaisseau Dragon a été placé en orbite par la fusée Falcon 9.© AFP PHOTO/Bruce Weaver

Après un dernier report de tir voici trois jours, la fusée privée américaine Falcon 9, (avec 9 moteurs Merlin pour la propulser au décollage) de la société Space X, a finalement décollé de Cap Canaveral, mardi à 9 h 44 du matin (heure de Bruxelles).

La capsule spatiale (privée, elle aussi) qui surmontait le lanceur, le vaisseau « Dragon », a été déposée sans encombre en orbite. Elle doit rejoindre l’ISS, la Station spatiale internationale, d’ici la fin de la semaine.

Cette capsule va maintenant réaliser toute une série de manœuvres avant d’être attrapée vendredi par le bras robotique canadien de l’ISS. Une fois arrimée à la station, « Dragon », qui mesure 6 mètres de haut sur 3,6 m de diamètre, sera vidée de son fret par l’équipage de la station : quelque 600 kilos d’aliments, d’ordinateurs et de batteries.

Il s’agit d’une charge test. Le vaisseau privé est prévu pour transporter jusqu’à 3,3 tonnes de fret ou un équipage de sept personnes. Les vols humains ne sont toutefois pas encore au programme de la société SpaceX, qui bénéfice d’un contrat de 12 vols de fret vers l’ISS pour sa capsule et son lanceur Falcon 9.

Au cours de son séjour en orbite, la capsule accueillera divers échantillons et matériels issus de l’ISS et renvoyés sur Terre. Dragon dispose en effet d’un bouclier thermique. Elle peut donc survivre à une rentrée atmosphérique, contrairement aux vaisseaux cargos russes (Progress), européens (ATV) et japonais (HTV). Le retour au sol, ou plus exactement en mer puisque la nouvelle capsule devrait amerrir au large de la Californie, aura lieu dans 18 jours.

Pour la Nasa, ce vol est important. L’Agence spatiale américaine a en effet décidé de s’en remettre au secteur privé pour desservir l’ISS, tant en ce qui concerne le fret que les équipages. Depuis juillet dernier, et la mise à la retraite des navettes spatiales, l’Agence américaine est en effet privée de moyens d’accès propres à l’ISS. Elle doit acheter des sièges à bord des Soyouz russes pour ses astronautes et se reposer sur les capacités spatiales européennes, japonaises et russes pour l’approvisionnement de l’ISS et son maintien en orbite.

Space X est une des deux sociétés américaines en lice pour les « contrats ISS » de la Nasa. Son concurrent, Orbital Science Corporation, devrait tester son propre système de fusée et de capsule à la fin de l’année.

DU BRULLE,CHRISTIAN
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