La 11e Nuit du Soir affichait « sold out »

Gaëtan Streel et ses musiciens sur une des deux scènes du Botanique © PIerre-Yves Thienpont

Sold out, comme l’an passé, mais l’annonce est tombée un petit peu plus tôt, quelques jours au préalable. Elle trouve donc encore et toujours son public, la formule proposée : des artistes belges pour la plupart à la réputation naissante, deux salles entre lesquelles les spectateurs circulent (la Rotonde et l’Orangerie, pour être exact), un ticket au prix cassé de 9 euros et une bière gratuite pour étancher les premières soifs. Ce mercredi, sous les verrières du Botanique, l’affiche annonce : Hélène Et Les Garçons, Labiur, Ann Arbor, Gaëtan Streel, Noa Moon et… Soldout les bien-nommés !

L’histoire du « petit garçon »

A la Rotonde, c’est donc Hélène et ses Garçons qui ouvrent la soirée. A chaque édition son groupe ou artiste venu du Nord du pays. Après les Gantois de Drums Are For Parades (cooptés par Ghinzu) en 2010 et Daan (avec/met Jacques Duvall) en 2011, c’est au tour d’Heleen Van Pelt de figurer à l’affiche de la Nuit, le temps d’un premier concert hors de Flandre. L’Anversoise est au piano (c’est sa formation), accompagnée par trois musiciens : un batteur, un contrebassiste à casquette comme dans les meilleurs bars enfumés et un guitariste qui passe de l’acoustique à l’éclectique non pour balancer des riffs mais pour ajouter une teinte bluesy à ses chansons. Des chansons le plus souvent écrites en français, des chansons douces aussi, qui transforment la salle en cocon, où le public écoute en silence l’histoire de ce « petit garçon » qui revient dans son village d’Afrique trente ans plus tard. Ou celle, d’amour et un peu sexy que l’Anversoise propose avant de présenter ses musiciens. Plutôt classe, avec la petite pointe d’accent pour colorer.

Labiur… Wannabe, star du petit écran par le canal de la téléréalité ? Ou rappeuse accro à l’électro ? Jusqu’ici, on ne savait plus trop, la demoiselle ayant un peu touché à tout, ces dernières années. Programmée tôt dans la soirée, si tant est que l’idée était de transformer l’Orangerie en dancefloor, la Liégeoise n’aura pas retourné les lieux. La faute au son dans lequel on a du mal à distinguer ses textes ? La faute aux compos, dont on ne perçoit pas trop l’éventuelle richesse ? La présence sur scène qui du coup tombe un peu à plat ? Probablement tout ça, mais dans la salle, ils sont fort peu à remuer du popotin, et plus nombreux à s’éclipser pour prendre le frais.

Voire pour prendre leur place à la Rotonde, où il n’en reste bientôt plus une, de place, pour écouter Ann Arbor. Les retardataires restent sur le quai : bye bye pour eux l’Amérique imaginée par Véronique Jacquemein et le guitariste Dan Miller, ses petites cavalcades folk qui font taper du pied, ou respirent les grands espaces. Le voyage s’est poursuivi avec Gaëtan Streel notamment, et s’est terminé, là pour de vrai sur le dancefloor, avec Soldout.

DIDIER STIERS
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