L’usine Ford de Genk fermera ses portes en 2014

Avec la fermeture de l’usine Ford de Genk, 4.300 emplois directs et environ 10.000 au total passeront à la trappe. © Sylvain Piraux

Il y a vingt ans, la Belgique était le leader mondial de l’assemblage automobile par habitant. Depuis, Renault a fermé à Vilvorde. Plus récemment, General Motors a largué Opel à Anvers. Ce mercredi, troisième couperet : Ford Genk va fermer ses portes ; ses modèles seront délocalisés vers l’Espagne. Malgré les promesses du groupe américain. Malgré les aides financières des autorités publiques régionales et fédérales. Malgré surtout les efforts d’un personnel dont les compétences et la flexibilité n’ont jamais été mises en doute. L’annonce de la fermeture a suscité des réactions de découragement, de tristesse et de colère dans le Limbourg. Le Premier ministre a reçu la direction de Ford Europe et lui a rappelé « ses devoirs et obligations en tant qu’employeur ».

Que va-t-il se passer maintenant ? L’entreprise va continuer à tourner. Et la phase de consultation de la procédure Renault va être entamée. Et à terme ? Des licenciements, des prépensions… A ce propos, la ministre (fédérale) de l’Emploi, l’Anversoise Monica De Conink, a indiqué que le gouvernement « n’était pas favorable à la prépension dès 50 ans, même si elle est possible dans des cas spécifiques. Nous examinerons toutefois les demandes de Ford, si elles nous parviennent. Nous pourrions les accepter, en fonction des efforts que Ford sera prêt à faire ».

 

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