Gagner sa taille en mangas

Le supplément Swarado du journal Le Soir organise un concours ouvert à tous les amateurs de mangas. Pour gagner sa taille en mangas, il suffit de dessiner une histoire originale en suivant les recommandations (cliquer ci-contre manga1.pdf). A vos feutres, vos bics, vos crayons ou vos palettes graphiques ! Un jury de critiques de mangas, de professionnels de l’édition et d’auteurs de bande dessinée choisira les mangakas les plus prometteurs parmi les participants.

Le Chat s’est fait coffrer !

Depuis ses premières minauderies dans Le Soir en 1983, le Chat de Philippe Geluck a « tenu le zot » dans quatorze albums, au point de se poser en digne héritier de Tintin au catalogue des Éditions Casterman. Avec 320.000 exemplaires de sa dernière portée de gags, il se classe huitième meilleure vente de bande dessinée de l’année 2007 en France et en Belgique. Chez Casterman, il devance désormais le dieu immortel, Enki Bilal, dont l’album Quatre a fait 240.000 exemplaires. Quant à Tintin, en 2007 et en petit format, il plafonne à 75.000.

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La griffe punk de KSTR

Crayon anarchiste de la punkattitude, Cha dédicace ses « Allumeuses », les héroïnes anti -Star Ac.

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Megalex, la première BD sur GSM

megalex1.jpgLes Humanoïdes Associés lancent les premières BD pour GSM avec la série Megalex , de Jodorowsky et Beltran, un illustrateur hyperréaliste dont les princesses sont d’une beauté à frémir! Le principe est simple. Des bruitages et des dialogues créent une ambiance sonore. Le système fonctionne sous flash player, windows mobile et I Phone. Chaque album est divisé en trois épisodes. Le casting vocal est bon. Les bulles sonnent juste. Le découpage est dynamique. On regrette la censure exercée sur certaines cases. Les yeux de la Reine mère Maria se font pudibonds dans les cases web.
Pour ceux qui ne connaissent pas Megalex, la cité-planète, précisons qu’il sagit d’un monde totalitaire contrôlé par manipulation génétique et surveillé par des clônes-policiers.

Igor Kordey, l’imperator du trait

Star de la bande dessinée croate, Igor Kordey a dessiné Star Wars
et les X-Men avant de triompher en Europe avec « L’Histoire secrète ».

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L’humour vache de Johan De Moor

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Johan De Moor, enfant terrible du journal Tintin, Flupke de la bande dessinée belge, dessinateur de la Vache Pi 31416, le premier détective ruminant du XXe siècle, signe aussi les caricatures politiques du Pan. Son image railleuse du Roi Albert II séchant sur le discours de Noël, parue le 12 décembre 2007, a plié de rire le jury du Press Cartoon Belgium 2008.

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Spirou contre Mickey

L’aventure du Journal de Spirou

Fidèle à Dieu et à son pays depuis 1938, « Spirou » s’est émancipé en 70 ans pour faire souffler un vent de folie et de liberté sur la BD.

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Faire l’amour sans amour

nananan1.jpgKiriko Nananan a l’élégance et le parfum de l’amour à la pointe du crayon. Son trait ultrasensible, tout en gros plan, trace des lignes claires qui regardent le vide intérieur. Ses mangas d’une beauté fluide et naturelle parlent des hauts, des bas, des coups de foudre, des disputes. Dans Heartless Bitch, elle brossait le cynisme féminin à travers une liaison brisée. Painful love faisait le récit d’une rupture amère. Blue et Everyday touchaient aux tourments intimes de l’adolescence. Avec Amours blessantes, il est question d’amants volages, de corps à vendre, de dégoût de soi-même. Kiriko Nananan dessine des amours de gigolo, tristes et rentables à en vomir. Elle explore les dessous de la dépendance sentimentale. Elle pénètre dans les lieux où l’on monnaye le sexe brutalement. Mais ce qui l’intéresse va au-delà des jeux voyeuristes. La mangaka cherche la vérité derrière ce que l’on voit. Elle exprime ce qui est impossible à saisir par le dessin. L’amour, c’est dans la tête que ça se passe, quand par un instant de grâce, le temps s’immobilise entre rire et pleurer. Des mots, des cheveux, des yeux, des voix, autant de signes qui parlent au lecteur des petites vérités de la vie. Pour Nananan, “faire l’amour sans amour, c’est comme rester vierge” et “marcher côte à côté le jour, c’est la preuve qu’on aime“.

Amours blessantes, Kiriko Nananan, Sakka, 216 p., 11,95 euros

Elles nous rendent marteaux

Professeur de français dans les Côtes d’Armor, Sophie Michel signe un premier scénario de bande dessinée pétillant de vie. Son voisin, Emmanuel Lepage, enlumineur de La Terre sans mal et de Muchaho, apporte ses crayons pour mettre en images ce récit d’une fragilité tout enfantine.

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Au paradis articificiel de Peter Pan

ultra-heaven.jpgEt si les sociétés pharmaceutiques détenaient les clés de notre futur ? Le mangaka Keiichi Koike imagine un monde de voyages virtuels, où une injection quotidienne de psychotropes suffirait à faire rêver la planète entière. Unis dans la défonce, les hommes se dessineraient des images hallucinogènes d’un psychédélisme furieux pour échapper à la morosité de la vie. Mais ce paradis artificiel est sous haute surveillance policière: pas question de tolérer les overdoses de bonheur… Peter Pan est une dope qui explose la tête et les sens, rangée dans la catégorie des substances illicites. Elle affole les neurones. Elle rend accro. Il y a pire pourtant. Sous le manteau circulent des pompes expérimentales d’Ultra Heaven, un produit soupçonné de faire tomber la barrière ultime entre rêve et réalité. Le trait stupéfiant de Keiichi Koike explose les cases pour créer des miroirs déformants de l’âme torturée par le manque, avec un sens virtuose du découpage et de la narration. Un manga qui se pose en héritier de la veine Metal Hurlant et de l’onirisme fantastique de Moebius et Druillet.

Ultra Heaven, Keiichi Koike, tome 1, Glénat, 192 p., 10,55 euros