La BD tient la cote sur le marché de l’art

bleu_sang_ecran_3.jpgMercredi 13 février, Télérama publie un dossier sur les valeurs montantes du Neuvième Art. Au mois de mars, une vente d’originaux de Bilal, à Paris, a rapporté 1,3 million d’euros. Il y avait parmi les candidats acheteurs des collectionneurs fortunés du monde l’audio-visuel, de l’industrie ou du football. Le 5 avril, la gouache de la première couverture de Tintin en Amérique devrait faire tomber le record de l’oeuvre de bande dessinée la plus chère au monde, détenu pour l’heure par Bleu Sang, une toile arrachée à l’univers fantastique d’Enki Bilal, l’auteur des trilogies de Nikopol et du Sommeil du monstre.
Stéphane Jarno a interviewé pour Télérama Daniel Maghen, galériste parisien de bande dessinée, dont le fonds est riche de huit mille originaux. Selon lui, les auteurs de bande dessinée sont “les Vermeer de notre époque”. Pour la plupart des dessinateurs qui ne parviennent pas à vivre de leurs albums, la vente des originaux est devenue un complément indispensable.

John Woo et Stephen King : les assassins dans les cases

john-woo.jpg

Soleil et Panini Comics s’associent pour créer Fusion Comics, un nouveau label transversal où des célébrités du roman et du cinéma ont l’ambition de signer des bandes dessinées “explorant les mythes fondateurs de la scène culturelle internationale“.

Parmi les premiers titres déjà disponibles en librairie, le réalisateur chinois John Woo, maître apocalyptique des arts martiaux, auteur violent de Hand of death, Money Crazy ou The Killer, frappe très fort avec 7 Brothers, une saga prophétique et guerrière. Dessiné par Jeevan J. Kang, un jeune graphiste qui s’est fait les griffes sur la version indienne de Spider-Man, 7 Brothers est un livre envoûtant à l’atmosphère crépusculaire. Le récit est tellurique et le langage cru. Une malédiction éternelle ouvre cette saga du Fils de l’enfer, de ses sept femmes et de ses sept enfants. John Woo a eu l’intelligence de confier la narration et le découpage à Garth Ennis, l’homme de Hellblazer, de Preacher, de Punisher et de Ghost Rider. Cette épopée n’est pas un film décliné en album, c’est une saloperie de putain de vraie bande dessinée!

Dans la même série, Stephen King, grand manipulateur de l’angoisse, fait adapter son roman mystique Dark Tower par son assistant Robin Furth et Peter David, auteur de nombreux scénarios de Spider-Man, Hulk ou Wolverine pour la Marvel ou de nouvelles de Star Trek. Le Coréen Jae Lee , un surdoué de la palette graphique, et le coloriste Richard Isanove, habilleur de Spider-Man, des X-Men et de Daredevil, mettent en images cette Tour sombre dans laquelle un pistolero incarne “la conscience de l’humanité”. Une aventure divinatoire au trait glacé et à la mise en scène trop cinématographique. Les images sont belles mais moins que l’écriture originale du King…

7 Brothers, John Woo, Garth Ennis, Jeevan Kang, Fusion Comics, 64 p., 12,90 euros
La Tour sombre, Stephen King, Peter David, Jae Lee, Fusion Comics, 96 p., 12,90 euros

Les vignettes d’amour de François Matton

Auteur parisien sans le moindre sens de l’aventure, François Matton voyage à travers les romans, les bandes dessinées et les livres culinaires. Il dessine les existences effacées au fond de petites cases proches des haïkus. Par-dessous, il se pose des questions sur la relation de l’homme au monde qui l’entoure. Amour, rêverie, ironie, désabusement… font le sel de ces chroniques de notre quotidien. Mais François Matton bascule aussi dans l’abstraction, l’esquisse, le pictogramme ou la case blanche.

lire la suite

Ada au pays des merveilles

Atak poétise la passion naissante entre la romancière juive Gertrude Stein, amie de Picasso, et Alice B. Toklas, sa secrétaire.

lire la suite

Une Duvel pour Jommeke !

jommeke.jpgLe groupe Média-Participations, propriétaire des maisons de bande dessinée Dupuis, Dargaud, Lombard, Kana… cède 80% de Balloon Books, sa filiale d’édition de bande dessinée en langue néerlandaise , dont le héros principal est le célèbre Jommeke, à un pool d’investisseurs flamands. Balloon Books avait été racheté par Média-Participations en même temps que Dupuis, en 2004. Peu de temps après, Média avait mis fin à l’aventure de Robbedoes, l’édition flamande du journal Spirou dont les ventes hebdomadaires étaient tombées sous les 7.000 exemplaires.

lire la suite

Carnet d’amour au féminin

aude.jpgAude Picault faisait partie de la sélection des albums essentiels du Festival d’Angoulême fin janvier avec  le premier tome de “Moi Je”, son  journal d’images intimes au dessin frais et spontané. D’une bouchée de traits ronds et sensuels, elle croque ses coups de foudre, ses placages, ses tentatives de zénitude, ses soirées cuite entre filles. La suite de ce petit livre qui trompe énormément tient dans la poche et dans le coeur, de quoi passer un beau moment avec une fille bien, pleine de bon sens, de talent et de charme graphique. Avec “Moi Je et caetera”, Aude Picault nous dit tout et ne nous cache rien du quotidien, du haut de la fraîcheur de ses vingt-cinq ans. C’est parfois perfide, souvent drôle et toujours plein de vie.

Moi Je et caetera, Aude Picault, Warum, 8 euros.

A pas de loup dans une neige de sang

lady-snowblood.jpglady-snowblood2.jpg

Publié en feuilleton dans le magazine Playboy en 1972, Lady Snowblood est un chef-d’œuvre de l’histoire du manga.

lire la suite