Tout Blake et Mortimer

L’intégrale des « Blake et Mortimer » créés par Jacobs, à redécouvrir avec « Le Soir ».

Edgar P. Jacobs est un enfant catastrophiste de l’âge nucléaire. Il dessine la première aventure de Blake et Mortimer sur les cendres de l’holocauste d’Hiroshima et de Nagasaki. Dans Le Secret de l’Espadon, le professeur Mortimer est le dernier espoir du monde libre. Rome, Paris et Londres ont été atomisées. Jacobs part en croisade contre les Docteurs Folamour, ces savants pervers de la science moderne. Ses personnages vont combattre le chaos du monde. Ils reflètent les angoisses d’une époque, celle de la guerre froide, et de l’auteur.
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Goddam ! Olrik est de retour

L’intégrale de Blake et Mortimer

Jacobs créait les premiers héros adultes de bande dessinée en 1946. « Le Soir » les réédite en version originale.

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Johnny Cash, la légende du honky tonk man

Johnny Cash. Une voix sur le fil du rasoir. Une vie tragique entamée dans les putains de champs de coton du Mississippi, la tête irriguée de hillbilly, de bluegrass et de gospel. C’est là, au Kansas, à douze ans, qu’il a chopé le rythme. Aux frontières crépusculaires de la country, du rock’n’roll et du honky tonk, il va écrire un rayon entier de tubes pour inscrire son nom dans la légende de la musique populaire américaine à côté d’Elvis.

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Six zéros pour la tête à Toto

entretien

Les blagues belges de Toto visent le million d’albums. Son humour envahit les pyjamas, les Nintendo DS et bientôt le petit écran. L’instituteur bruxellois Thierry Coppée dessine Toto depuis 2004. Plié de rire dès le premier album, le public a fondu pour ce cousin graphique et malicieux de Boule et Bill. L’as des pitres, tome 6 de la série, est en librairie depuis le début de l’été. Entre-temps, Thierry Coppée s’occupe de Toto à plein-temps. Il termine le tome 7 et valide un projet de dessin animé pour M6.
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Swarte atomise l’art en boules

Le style atome (3/7). Neuf molécules d’émancipation sociale et féminine signées Joost Swarte.

entretien

haarlem

de notre envoyé spécial

L’artiste hollandais Joost Swarte est l’inventeur de l’expression ligne claire caractérisant l’esthétique de bande dessinée créée par Hergé : un réalisme épuré dont le trait court à l’essentiel. Dessinateur, affichiste, illustrateur, architecte, designer, Swarte s’est imposé comme un héritier multi-instrumentiste de la ligne claire. Aussi à l’aise dans l’underground que dans le classicisme, influencé par le minimalisme du Bauhaus et des architectes du Stijl, sensible au surréalisme, marqué par le pop art, Swarte conçoit le monde comme « une table soutenue par des pieds qui sont des carottes dont les pointes piquent les couteaux sur lesquels elles reposent
».
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Juillard, enfant de l’Atomium

Le style atome 2/7 L’Atomium est une vieille connaissance du dessinateur de Blake et Mortimer.

entretien

paris

de notre envoyé spécial

Auteur virtuose de la saga des 7 vies de l’Epervier, du Cahier Bleu né d’un tableau de Hopper, des nouvelles aventures de Blake et Mortimer ou du Long voyage, André Juillard est un artiste en quête du trait juste. Au crayon, au lavis, à petites touches de feutre à l’eau, de pierre noire, de fusain ou de pastel, il prend plaisir à jouer du dessin tout en restant modeste face à la création. Avant de se passionner pour la bande dessinée, il s’enthousiasmait pour la statuaire grecque ! L’œil toujours affûté, il ne se pardonne aucune errance, aucune erreur. Il cherche l’inspiration des visages de ses personnages dans les portraits de Clouet et de Holbein. Les couleurs ? Il les emprunte aux romantiques allemands, à Friedrich. Et pour les paysages il s’en va faire un tour du côté de chez Klimt… Enfant de Jerry Spring, Tanguy Laverdure, Gaston ou Tif et Tondu, André Juillard a besoin de souffrir d’enfermement dans une case de bande dessinée pour donner sa pleine mesure créatrice. Un album ne se résume pas à une cascade de beaux dessins. Il doit d’abord raconter une histoire. Chez André Juillard, chaque détail, chaque regard émerveille. L’image traduit l’envie secrète d’être seul maître de la scène après Dieu. Et l’Atomium là-dedans ? Un

obscur objet du désir…
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L’objet du « plaizier » selon François Avril

Le style atome (1/7). L’Atomium a marqué l’esthétique de la bande dessinée. Pour ses 50 ans, une série d’estampes fêtent son futurisme.

entretien

Paris

De notre envoyé spécial

François Avril dessine sa vie à Paris, entre les murs d’une ancienne cité ouvrière. Dans ce dédale de passerelles et colonnades de fonte, les originaux des maîtres fondateurs de la bande dessinée américaine ou des géants de l’Ecole franco-belge illuminent l’horizon de son appartement d’artiste. Figure de proue de l’Ecole de Pigalle avec Loustal ou Dupuy, Berbérian, ce minimaliste du trait, a bousculé l’art de la bande dessinée dans les années 80. Sa poésie est venue ébouriffer la ligne claire. Son coup de crayon fragile court à l’essentiel, aux frontières de l’abstraction et de la figuration.
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Jennifer pleine de grâce et de tabou

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ENTRETIEN

Météore de la littérature belge, Barbara Abel aime les portraits de famille féroces et contemporains. L’auteur de L’instinct maternel, Duelle ou Un bel âge pour mourir, adapté récemment à la télévision, sait gratter sous les convenances pour révéler les souffrances cachées. Gérard Goffaux noircit des intrigues réalistes depuis les années 80 avec un sens du suspense quasi cinématographique.
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« Mattéo », le nouveau Gibrat dans « Le Soir »

Bande dessinée

Mattéo, la nouvelle bande dessinée prépubliée dès ce week-end dans Le Soir, raconte la vie d’un jeune antimilitariste de vingt ans précipité dans la bestialité de la Première Guerre mondiale. Hors des tranchées, il entretient une vie affective chaotique, où les sentiments se télescopent avec les choix politiques.

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