Hellboy au sabbat

Mike Mignola signe le plus magique des ballets noirs de sorcières :
un album d’une beauté ténébreuse à faire pleurer le monde.

Hellboy poursuit sa carrière de héros de bande dessinée aux carrefours de l’existence, là où l’ombre est compagne et où l’on se gorge de la terreur des mortels. Il laisse à sa doublure de chair et de sang les paillettes et l’action du cinéma hollywoodien. Dans son nouvel album incantatoire, il descend six pieds sous terre, sur les pas d’Hecate, la déesse de la mort. Par la magie funèbre d’une paire de cornes brisées, le destin d’Hellboy va basculer. Précipité au plus grand sabbat de sorcières de l’histoire de l’humanité, il tombe entre les griffes de la Baba Yaga, maîtresse des dieux vermoulus de la Russie païenne, et de son bras noir, Koschchai, le Non Mort…

lire la suite

Là où dansent les morts

Rivages et Casterman créent la première collection de romans noirs graphiques, une descente aux enfers du côté obscur du polar et de la face sombre du crime.

lire la suite

Dans le monde des morts

« Death Note », le manga qui tue, entame une seconde vie en coffret DVD.

Lancé en 2004 dans Shonen Jump, le plus grand magazine de mangas au monde, Death Note a trouvé des millions d’adeptes et s’est imposé comme le nouveau best-seller du genre. En France, plus de 500.000 exemplaires de Death Note ont été vendus en 2007. La série a remporté le grand prix du Jury et celui du Scénario au festival Japan Expo, à Paris. Créé par Tsugumi Ohba, le dessinateur vedette de Hikaru no go, et Takeshi Obata, un scénariste masqué dont personne n’a percé l’identité à ce jour, Death Note a été immédiatement adaptée au cinéma et en dessin animé. Kana, l’éditeur de Death Note en langue française, distribue désormais en Belgique les DVD de la série animée réalisée par le géant de l’animé nippon

lire la suite

Le nombre maudit de la carte à gratter de Thomas Ott

Le Suisse Thomas Ott est un monstre de la carte à gratter. Apôtre gothique du noir désespoir, il dessine selon ce procédé graphique ancestral un monde sans paroles aux atmosphères expressionnistes. Glacés comme un regard du Docteur Mabuse, ses albums fourragent dans les horreurs de la vie.

lire la suite

Goldorak et la circoncision

L’Association fait œuvre de courage en rééditant Ma circoncision de Riad Sattouf, l’auteur des séries Pauvre Jérémie et Pascal Brutal. Publié en 2004 chez Bréal, Ma circoncision avait soulevé la polémique à sa sortie. Scud antiraciste, cet album aux faux airs de livre pour enfant n’a rien perdu de sa force libre-exaministe. Sattouf raconte sa jeunesse au village de Ter Maaleh, en Syrie, avant la séparation de ses parents et son retour en France, son pays natal. Avec ses cousins, il jouait à qui pisse le plus loin et s’étonnait d’avoir « un zizi en forme de trompe », là où les autres l’avaient en « champignon ». Quand son père lui annonce sa circoncision, il est persuadé qu’il va enfin devenir comme tout le monde mais…

lire la suite

John Woo et Stephen King : les assassins dans les cases

john-woo.jpg

Soleil et Panini Comics s’associent pour créer Fusion Comics, un nouveau label transversal où des célébrités du roman et du cinéma ont l’ambition de signer des bandes dessinées “explorant les mythes fondateurs de la scène culturelle internationale“.

Parmi les premiers titres déjà disponibles en librairie, le réalisateur chinois John Woo, maître apocalyptique des arts martiaux, auteur violent de Hand of death, Money Crazy ou The Killer, frappe très fort avec 7 Brothers, une saga prophétique et guerrière. Dessiné par Jeevan J. Kang, un jeune graphiste qui s’est fait les griffes sur la version indienne de Spider-Man, 7 Brothers est un livre envoûtant à l’atmosphère crépusculaire. Le récit est tellurique et le langage cru. Une malédiction éternelle ouvre cette saga du Fils de l’enfer, de ses sept femmes et de ses sept enfants. John Woo a eu l’intelligence de confier la narration et le découpage à Garth Ennis, l’homme de Hellblazer, de Preacher, de Punisher et de Ghost Rider. Cette épopée n’est pas un film décliné en album, c’est une saloperie de putain de vraie bande dessinée!

Dans la même série, Stephen King, grand manipulateur de l’angoisse, fait adapter son roman mystique Dark Tower par son assistant Robin Furth et Peter David, auteur de nombreux scénarios de Spider-Man, Hulk ou Wolverine pour la Marvel ou de nouvelles de Star Trek. Le Coréen Jae Lee , un surdoué de la palette graphique, et le coloriste Richard Isanove, habilleur de Spider-Man, des X-Men et de Daredevil, mettent en images cette Tour sombre dans laquelle un pistolero incarne “la conscience de l’humanité”. Une aventure divinatoire au trait glacé et à la mise en scène trop cinématographique. Les images sont belles mais moins que l’écriture originale du King…

7 Brothers, John Woo, Garth Ennis, Jeevan Kang, Fusion Comics, 64 p., 12,90 euros
La Tour sombre, Stephen King, Peter David, Jae Lee, Fusion Comics, 96 p., 12,90 euros