<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	
	xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"
	>

<channel>
	<title>ketpaddle</title>
	<atom:link href="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://blog.lesoir.be/ketpaddle</link>
	<description>Un site utilisant les blogs du soir.be</description>
	<lastBuildDate>Mon, 16 Jan 2012 11:06:46 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.4</generator>
		<item>
		<title>Le making of d’un Prix Pulitzer</title>
		<link>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/15/le-making-of-d%e2%80%99un-prix-pulitzer/</link>
		<comments>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/15/le-making-of-d%e2%80%99un-prix-pulitzer/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Art Spiegelman]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[MetaMaus]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/15/le-making-of-d%e2%80%99un-prix-pulitzer/</guid>
		<description><![CDATA[Pourquoi Art Spiegelman a voulu raconter l’Holocauste en BD J’ai besoin d’authenticité, nous disait Art Spiegelman, à Paris, en 2008, alors qu’il venait d’entamer son travail sur MetaMaus. Chacun de mes livres est comme un suicide postposé. La tristesse et la perversité humaines sont des moteurs de l’humour. Il n’y a pas d’humour au paradis, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- archid=t-20120116-01RJVD --><!-- date=2012-01-16--></p>
<h2 class="avantTitre">Pourquoi Art Spiegelman a voulu raconter l’Holocauste en BD</h2>
<div id="attachment_1071" class="wp-caption aligncenter" style="width: 415px"><a href="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120116-01RJVD_1.jpg"><img class="size-full wp-image-1071" title="t-20120116-01RJVD_1.jpg" src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120116-01RJVD_1.jpg" alt="" width="405" height="227" /></a><p class="wp-caption-text">Art Spiegelman a raconté dans « Maus » la tragédie de sa famille, victime de la Shoah. © AP/Nadja Spiegelman/courtesy of Pantheon. </p></div>
<p>J<em>’ai besoin d’authenticité, </em>nous disait Art Spiegelman, à Paris, en 2008, alors qu’il venait d’entamer son travail sur <em>MetaMaus. Chacun de mes livres est comme un suicide postposé. La tristesse et la perversité humaines sont des moteurs de l’humour. Il n’y a pas d’humour au paradis, disait Mark Twain, et il ajoutait que la douleur est source d’humour</em>. <em>Ce qui est important, à travers l’art, c’est de chercher à se comprendre. C’est une démarche que le lecteur peut partager pour mieux se comprendre lui-même, se sentir moins abandonné dans la solitude de la vie, surmonter ses faiblesses</em>. »</p>
<p><span id="more-1072"></span></p>
<p>Publié à l’automne aux Etats-Unis, <em>MetaMaus</em> paraît mercredi en version française chez Flammarion. Art Spiegelman a travaillé cinq ans sur cette édition définitive de <em>Maus</em>. La bande dessinée retrace la vie de sa famille pendant l’Holocauste. Dans ce best-seller, couronné par le Pulitzer en 1992, l’auteur met en scène le témoignage de son père, un Juif polonais rescapé des camps. Les nazis ont la peau de matous exterminateurs de souris juives : un clin d’œil cynique aux affiches de propagande nazie où les Juifs étaient caricaturés en rats.</p>
<p><em>MetaMaus</em> ajoute à la version originale un DVD, les témoignages enregistrés du père de Spiegelman, des documents historiques, des carnets personnels et des croquis. C’est le véritable making of de <em>Maus</em>.</p>
<p>Art Spiegelman explique au fil des chapitres successifs de <em>MetaMaus</em> pourquoi il ne lui serait « <em>jamais venu à l’esprit »</em> de raconter l’Holocauste sous une autre forme. Parmi les nombreux documents inédits, tristes, émouvants, il y a la lettre de déportation de ses parents et celles des refus de plusieurs éditeurs de publier le projet <em>Maus</em>.</p>
<p>Couronné par le Grand Prix d’Angoulême en janvier 2011 pour l’ensemble de son œuvre, Art Spiegelman présidera l’édition 2012 du Festival international de la bande dessinée, du 26 au 29 janvier 2012. Une formidable exposition lui sera consacrée. Elle voyagera plus tard à Paris, au Centre Beaubourg, et dans le monde entier.</p>
<p>Plusieurs centaines de dessins, de croquis, de recherches, de photographies et l’intégrale des planches de <em>Maus</em> seront accrochés. Au total de plus de 700 documents ont été réunis. L’exposition braquera également les projecteurs sur l’aventure du magazine <em>Raw</em>, le journal de la contre-culture américaine créé par Art Spiegelman dans les années 1980. Enfin, l’auteur présentera les images de ce qu’il appelle son «<em> musée privé de l’histoire et de l’accomplissement de la bande dessinée</em> », où il rendra hommage à ses inspirateurs comme Winsor McCay, George Herriman, Harvey Kurtzman et aux auteurs qu’il admire : Justin Green, Jacques Tardi, Chris Ware ou Lorenzo Mattotti.</p>
<div class="signature">COUVREUR,DANIEL</div>
<p>Exposition Art Spiegelman, du 26 janvier au 6 mai, fermé le lundi, 10 à  18 h du mardi au vendredi, 14 à 18 h samedi, dimanche et jours fériés,  Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême, 121  rue de Bordeaux, Angoulême. <a href="http://www.citebd.org" target="_blank">www.citebd.org</a></p>
<img src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/?ak_action=api_record_view&id=1072&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/15/le-making-of-d%e2%80%99un-prix-pulitzer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120116-01RJVD_1-150x150.jpg" />
		<media:content url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120116-01RJVD_1.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">t-20120116-01RJVD_1.jpg</media:title>
			<media:description type="html">Art Spiegelman a raconté dans « Maus » la tragédie de sa famille, victime de la Shoah. © AP/Nadja Spiegelman/courtesy of Pantheon.</media:description>
			<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120116-01RJVD_1-150x150.jpg" />
		</media:content>

	</item>
		<item>
		<title>Faut-il brûler les Gringos Locos ?</title>
		<link>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/12/faut-il-bruler-les-gringos-locos/</link>
		<comments>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/12/faut-il-bruler-les-gringos-locos/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[news]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/12/faut-il-bruler-les-gringos-locos/</guid>
		<description><![CDATA[Les héritiers de Jijé et de Franquin bloquent la sortie de l’album Nom de djou ! « Jijé, Franquin et Morris sillonnent les États-Unis et le Mexique dans une vieille Ford Hudson, dans l’espoir de se faire embaucher chez Disney… Peu d’auteurs auraient osé imaginer pareille aventure ! C’est pourtant cette histoire parfaitement authentique que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- archid=t-20120113-01RFL1 --><!-- date=2012-01-13--></p>
<h2 class="avantTitre">Les héritiers de Jijé et de Franquin bloquent la sortie de l’album</h2>
<div id="attachment_1067" class="wp-caption aligncenter" style="width: 411px"><a href="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120113-01RFL1_1.jpg"><img class="size-full wp-image-1067" title="t-20120113-01RFL1_1.jpg" src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120113-01RFL1_1.jpg" alt="" width="401" height="264" /></a><p class="wp-caption-text">Franquin troublé par l’épouse de Jijé sous les yeux du jeune Morris : pour les Gillain, la famille du fondateur de l’Ecole belge de la BD, la parodie va trop loin. © Dupuis </p></div>
<p>Nom de djou ! <em>« Jijé, Franquin et Morris sillonnent les États-Unis et le Mexique dans une vieille Ford Hudson, dans l’espoir de se faire embaucher chez Disney… Peu d’auteurs auraient osé imaginer pareille aventure ! C’est pourtant cette histoire parfaitement authentique que Schwartz et Yann nous racontent avec humour, dans cet album historique à plus d’un titre. </em>»</p>
<p><span id="more-1068"></span></p>
<p>Hier soir, cette bande-annonce figurait toujours sur le site des éditions Dupuis, dont Jijé, Franquin et Morris ont écrit les plus belles pages à l’âge d’or de l’École belge de la bande dessinée. Pourtant la sortie de l’album en question, <em>Gringos Locos</em>, dont les lecteurs du <em>Soir</em> suivent les péripéties quotidiennes depuis le mois de décembre, a été annulée en même temps que les deux expositions de planches originales prévues à Bruxelles et à Paris.</p>
<p>Furieux de « <em>ces caricatures inadmissibles de la personnalité de leur père », </em>les enfants de Jijé ont sommé Dupuis de ne pas diffuser l’album. Leur porte-parole, Benoît Gillain, le fils aîné de Jijé, était âgé d’une dizaine d’années au moment de l’aventure mexicaine. Il nous a dit pourquoi cette bande dessinée ne le fait pas rire.</p>
<p>« <em>Les auteurs n’ont jamais connu mon père. Il n’avait rien à voir avec ce grossier personnage. L’image qu’on donne de lui est malhonnête. Derrière des faits à peu près exacts, on dessine quelqu’un qui jure tout le temps alors qu’il n’a jamais prononcé un gros mot de sa vie. Il porte un tricot de corps avec des bretelles, court parfois en caleçon : je ne l’ai jamais vu comme ça ! Il loge Morris et Franquin dans la soupente d’une hacienda et leur fait payer le couvert, lui qui était la générosité même. Dans ses rêves, il tire sur des soldats allemands. En réalité, il dessinait des panoramas quand il était à l’armée. »</em></p>
<p>Benoît Gillain ne veut pas entendre parler du droit à la parodie ni de liberté d’expression. À ses yeux et à ceux de ses frères et sœurs, <em>Gringos Locos</em> ne trouve aucune grâce sinon celle du pilon : « <em>La parodie, c’est du langage de journalistes ! Jijé n’a rien à voir avec </em>Charlie Hebdo<em>. Quand un collectionneur français nous a amené les planches publiées dans les journaux, la moitié de la famille a souhaité que cet album soit détruit et ne sorte jamais. Entre-temps, j’ai eu une réunion au début de la semaine avec Dupuis. L’éditeur propose d’insérer un cahier d’interviews et de droit de réponse qui serait un véritable hommage à mon père, à Morris et à Franquin. On inverserait ainsi le rapport entre le bien et le mal. Nous attendons d’en voir le contenu avant de décider de l’attitude définitive à adopter. Quant à la suite, nous ne sommes pas du tout favorables au deuxième tome imaginé par les auteurs dans lequel devrait aussi apparaître René Goscinny. »</em></p>
<p><strong>Les couleuvres de Tijuana</strong></p>
<p>Isabelle Franquin, la fille du créateur de Gaston, nous a téléphoné pour dire qu’elle ne s’était pas encore fait de religion sur cet album mais qu’elle jugeait cette « <em>polémique excessive</em> ». Francine Morris, la veuve du père de Lucky Luke, dont le scénariste Yann nous assurait-il y a quelques mois avoir recueilli les confidences et les anecdotes, ne s’est pas exprimée sur la question.</p>
<p>François Deneyer, le biographe de Jijé, se dit résolument « <em>pour la liberté de la presse et de l’édition</em> », mais estime que les auteurs et l’éditeur auraient dû « <em>prévoir une préface ou un avertissement en préambule de cette bande dessinée parodique</em> ».</p>
<p>Quoi qu’il en soit, Dupuis et sa maison mère, Média Participations, ne peuvent prendre le risque économique de se fâcher avec les ayants droit d’une brochette de héros parmi les plus populaires de l’histoire de la bande dessinée. Yann et Schwartz risquent donc d’en faire les frais et d’être forcés d’avaler quelques couleuvres de Tijuana s’ils veulent être autorisés à poursuivre l’aventure des <em>Gringos Locos</em>.</p>
<p>Dommage, il y a du <em>Gainsbourg vie héroïque</em>, de l’<em>Amadeus</em> et du <em>Great Balls of Fire </em>dans ces <em>Gringos Loco</em>s. Les héros de Yann et Schwartz n’ont pas peur du ridicule et c’est justement ce qui les grandit.</p>
<div class="signature">COUVREUR,DANIEL</div>
<img src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/?ak_action=api_record_view&id=1068&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/12/faut-il-bruler-les-gringos-locos/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120113-01RFL1_1-150x150.jpg" />
		<media:content url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120113-01RFL1_1.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">t-20120113-01RFL1_1.jpg</media:title>
			<media:description type="html">Franquin troublé par l’épouse de Jijé sous les yeux du jeune Morris : pour les Gillain, la famille du fondateur de l’Ecole belge de la BD, la parodie va trop loin. © Dupuis</media:description>
			<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120113-01RFL1_1-150x150.jpg" />
		</media:content>

	</item>
		<item>
		<title>Les personnages au pouvoir</title>
		<link>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/12/les-personnages-au-pouvoir/</link>
		<comments>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/12/les-personnages-au-pouvoir/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[interviews]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Clarke]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/12/les-personnages-au-pouvoir/</guid>
		<description><![CDATA[Dans l’album « Nocturnes », Clarke signe un manifeste en faveur des personnages qui prennent l’histoire en main jusqu’à la mort de l’auteur. entretien Depuis 1990, Clarke dessine les gags de Mélusine, la plus sexy des apprenties sorcières. Esprit libre à l’œil corrosif, le Liégeois commet aussi les farces de Mister President et du Docteur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- archid=t-20120113-01RFQ6 --><!-- date=2012-01-13--></p>
<div class="chapeau">
<h3>Dans l’album « Nocturnes », Clarke signe un manifeste en faveur des personnages qui prennent l’histoire en main jusqu’à la mort de l’auteur.</h3>
</div>
<div id="attachment_1063" class="wp-caption aligncenter" style="width: 414px"><a href="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120113-01RFQ6_1.jpg"><img class="size-full wp-image-1063" title="t-20120113-01RFQ6_1.jpg" src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120113-01RFQ6_1.jpg" alt="" width="404" height="268" /></a><p class="wp-caption-text">Alice traverse un moment d’abattement en apprenant qu’elle n’est qu’un personnage de roman. Mais elle va rapidement se ressaisir... © Le Lombard. </p></div>
<p>entretien</p>
<p>Depuis 1990, Clarke dessine les gags de Mélusine, la plus sexy des apprenties sorcières. Esprit libre à l’œil corrosif, le Liégeois commet aussi les farces de <em>Mister President</em> et du <em>Docteur Bonheur</em>. Il se cache encore derrière les <em>Histoires à lunettes</em>, un petit chef-d’œuvre grinçant. Mais son nouvel album, <em>Nocturnes</em>, n’a rien de drôle. C’est le récit à faire froid dans le dos d’une rencontre assassine entre un auteur et ses personnages. Une sorte de huis clos où l’univers se gomme et les personnages s’effacent. Oui : Clarke peut être sans pitié.</p>
<p><span id="more-1064"></span></p>
<p><strong>« Nocturnes » est un album troublant où les personnages comme leur créateur s’égarent sur la frontière entre la réalité et la fiction. Qu’est-ce que ça cache ?</strong></p>
<p><em>Je précise que l’histoire se passe bel et bien dans la réalité, même si le lecteur n’en a pas la preuve définitive. Je joue simplement à inverser le rapport entre l’écrivain et ses personnages. Je cherche à montrer ce qu’ils peuvent apprendre à leur créateur en allant jusqu’à leur accorder un pouvoir de décision réel sur l’histoire. Au fur et à mesure qu’ils gagnent en puissance, les forces de l’auteur faiblissent, même s’ils ne sont que des créatures virtuelles. Ce n’est pas si éloigné de la réalité au final car la base d’un bon scénario, ce sont les personnages et l’interaction qu’ils provoquent avec leur auteur. On ne peut pas faire faire à un personnage quelque chose de contraire à sa nature. Ce n’est jamais plausible. C’est de tout cela que parle ce livre.</em></p>
<p><strong>Vous avez choisi un style extrêmement réaliste pour ancrer la crédibilité du récit ?</strong></p>
<p><em>Oui, je suis sorti de mon trait de bande dessinée humoristique pour accentuer l’impression de désarroi des personnages. Ils sont aussi vivants que l’auteur. Ils jouent dans la même pièce. Ils se mettent en danger. Ils ont droit à l’incompréhension, à la colère. Ils peuvent être pris de frénésie, de panique, de colère… Le lecteur se retrouve face à face avec des êtres bien réels, sans trucages ni effets graphiques.</em></p>
<p><strong>Il vous est arrivé comme à l’écrivain de cet album d’avoir peur de vos personnages ?</strong></p>
<p><em>Il y a une part de journal intime dans Nocturnes. Certains éléments du scénario ont plus de vingt ans. Pris séparément, ils ne ressemblaient pas à grand-chose. Mais le puzzle s’est mis en place lentement dans ma tête, d’où son côté étrange. Par contre, je l’ai dessiné d’une traite, en six mois. J’avais besoin tout d’un coup de faire ce livre pour ne pas l’oublier.</em></p>
<div class="signature">COUVREUR,DANIEL</div>
<img src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/?ak_action=api_record_view&id=1064&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/12/les-personnages-au-pouvoir/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120113-01RFQ6_1-150x150.jpg" />
		<media:content url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120113-01RFQ6_1.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">t-20120113-01RFQ6_1.jpg</media:title>
			<media:description type="html">Alice traverse un moment d’abattement en apprenant qu’elle n’est qu’un personnage de roman. Mais elle va rapidement se ressaisir... © Le Lombard.</media:description>
			<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120113-01RFQ6_1-150x150.jpg" />
		</media:content>

	</item>
		<item>
		<title>Les bulles de mystère du bon vin</title>
		<link>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/08/les-bulles-de-mystere-du-bon-vin/</link>
		<comments>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/08/les-bulles-de-mystere-du-bon-vin/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[news]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[vin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/08/les-bulles-de-mystere-du-bon-vin/</guid>
		<description><![CDATA[Des albums et des mangas pour s’initier aux grands crus De la taille de la vigne à la mise en bouteilles, créer un grand vin n’est pas juste une question de terroir et de tradition. C’est dans cet esprit que Robert Parker, le critique au nez le plus influent de la planète, a imposé le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- archid=t-20120109-01R7VK --><!-- date=2012-01-09--></p>
<h2 class="avantTitre">Des albums et des mangas pour s’initier aux grands crus</h2>
<div id="attachment_1058" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><a href="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120109-01R7VK_1.jpg"><img class="size-full wp-image-1058" title="t-20120109-01R7VK_1.jpg" src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120109-01R7VK_1-e1326487163635.jpg" alt="" width="450" height="302" /></a><p class="wp-caption-text">Dans le premier tome des « Châteaux Bordeaux » (ci-dessus), Corbeyran et Espé racontent la saga des Baudricourt, une famille où le vin parle et vocifère dans le Médoc. © Glénat. </p></div>
<p>De la taille de la vigne à la mise en bouteilles, créer un grand vin n’est pas juste une question de terroir et de tradition. C’est dans cet esprit que Robert Parker, le critique au nez le plus influent de la planète, a imposé le principe des dégustations à l’aveugle et de la notation sur 100. En dessous de 60 %, c’est de la piquette. Au-dessus de 96 %, on est face à un cru d’exception. Le sommelier américain a assuré son précieux nez et son palais pour un million de dollars. Il a été décoré par Mitterrand, Chirac et Berlusconi. Sa newsletter, <em>The Wine Advocate</em>, fait autorité.</p>
<p><span id="more-1059"></span></p>
<p>Parker est un vrai personnage, dont s’est emparée la bande dessinée pour populariser la culture du vin au Japon et en Europe. On retrouve son sosie, sa caricature ou ses émissaires dans <em>La trilogie bordelaise</em> de Simmat et Bercovici, <em>Les gouttes de Dieu</em> de Tadashi Agi et Shu Okimoto ou <em>Les ignorants </em>d’Etienne Davodeau. Sa personnalité divise. Il est accusé de pousser à l’uniformisation du goût et à l’explosion des prix. Parker mettrait en péril l’exception française, il serait coupable des « <em>sept péchés capiteux</em> » et de la transformation des grands crus en valeurs refuges imbuvables du CAC 40 ! Pinault, Arnault, Bouygues, Dassault, Bolloré, Leclerc, Albert Frère… les milliardaires ont tous leur vignoble de prestige, plus rentable que des stock-options.</p>
<p>La bande dessinée vendange ces sujets tabous pour pénétrer les secrets du vin mais aussi ceux des grandes lignées de producteurs. Le grand public se passionne pour ces récits où les amours, les fortunes se nouent et les familles se déchirent au travers d’un voyage initiatique dans la culture du vin.</p>
<p>Des millions de « Gouttes de Dieu »</p>
<p>Pour les propriétaires et les producteurs, ces bandes dessinées deviennent un véritable enjeu économique. Tirés à plusieurs dizaines voire plusieurs millions d’exemplaires comme <em>Les gouttes de Dieu</em>, ces livres font la publicité des meilleures bouteilles et touchent un public plus éclectique que les guides du vin.</p>
<p>Dans certains cas, des œnologues patentés participent à l’écriture du scénario. Ken-Ichi Hori, le plus grand œnologue nippon, a publié avec Araki Joh et Shinobu Kaitani les six volumes du <em>Sommelier</em>, le manga qui a permis au pinot noir de mettre la gueule de bois au saké ! Un autre manga, <em>Les gouttes de Dieu</em>, a été récompensé du titre de « <em>meilleur livre du monde sur le vin</em> » par le <em>Gourmand World Cookbook</em>. Au Japon, son tirage a franchi le cap des 2,2 millions d’exemplaires et en France, la série a dépassé les 550.000 volumes vendus.</p>
<p>En France, Corbeyran et Espé ont entamé une fresque gouleyante au cœur du Médoc pour dévoiler les recettes de fabrication des grands crus. La série <em>Châteaux Bordeaux</em> comme le roman graphique des <em>Ignorants</em> pousse le réalisme jusqu’à l’ivresse. Le vin a le bouquet du vécu, de la vapeur de cilice et de la bouse de vache. Il se déguste comme un produit de haute valeur culturelle, dont la première qualité est la créativité humaine. Personne n’a le monopole du bon goût. La force de ces bandes dessinées, c’est d’offrir à tous, quel que soit son âge, son éducation ou sa classe sociale, un accès à l’univers exclusif des têtes de cuvées.</p>
<div class="article">
<h2>Châteaux Bordeaux</h2>
<p>Déboucher l’histoire des grands vins de Bordeaux ne s’improvise pas… surtout pour un Bordelais. Le scénariste Eric Corbeyran a enquêté pendant trois ans avant de publier <em>Châteaux Bordeaux</em>, dont le premier tome, dessiné par Espé, a été tiré à 25.000 exemplaires.</p>
<p>« <em>J’habite à Bordeaux depuis plus de vingt ans, où chacun sait que l’on ne peut pas entrer comme ça dans le milieu des négociants en vin ! Mais l’éditeur Jacques Glénat est un grand connaisseur de bons millésimes. Il tenait à publier cette série et il avait ses contacts, dont j’ai pu profiter. Le public connaît les appellations : Léoville Las Cases, Beychevelle, Mouton-Rothschild… sans que personne ne sache ce qui se cache derrière, comment fonctionnent ces nobles châteaux. Je raconte de l’intérieur la manière dont le vin arrive des caves jusqu’à notre verre. L’héroïne, Alexandra, hérite d’un domaine vieux de 250 ans mais ne connaît rien au métier du vin. C’est un guide idéal pour le lecteur. Si les Japonais sont arrivés à initier le grand public au bon vin par les mangas, il n’y a pas de raison que les auteurs français ne puissent pas y réussir aussi. La matière est extrêmement riche. La difficulté de départ a été d’effacer le traumatisme laissé par le documentaire américain </em>Mondovino<em>, où l’aristocratie bordelaise du vin venait d’en prendre plein la figure. Pour faciliter le travail et créer un climat de confiance avec les exploitants, j’ai pris le parti de ne jamais utiliser leurs vrais noms et de ne pas jouer les œnologues. Je ne suis pas Robert Parker ! »</em></p>
<p>Le dessinateur de <em>Châteaux Bordeaux</em>, Espé, s’est lui aussi documenté à fond pour toucher la réalité du Médoc au plus près.</p>
<p>« <em>J’ai fait un énorme boulot de repérage dans les vignobles, chez les maîtres de chais… J’ai été voir comment on récolte le raisin, comment on nettoie les cuves. Je me suis imprégné de tout le processus pour être certain d’avoir l’œil juste. Le vin, pour pouvoir bien le dessiner, il faut le voir, sentir son humidité et, sans en abuser, il faut aussi pouvoir le goûter de temps en temps. </em>»</p>
</div>
<div class="article">
<h2 class="titre">« J’en connais qui se battent pour être dedans ! »</h2>
<p>Eric Boschman a développé la Food &amp; Wine Academy et conquis le titre de meilleur sommelier de Belgique en 1989, avant de pétiller en télé dans l’émission <em>Sans Chichis</em>. Il sait aussi déguster les BD, surtout quand elles ont la couleur du bon vin.</p>
<p>La bande dessinée goûte bien le vin ?</p>
<p>J’ai lu La trilogie bordelaise, l’intégrale du Sommelier et je suis la série des Gouttes de Dieu. Certains de ces livres parlent bien du métier de sommelier, une profession en voie de disparition. La télé ne s’y intéresse pas à cause de la bien-pensance qui entoure tout ce qui touche à l’alcool. Parler de vin à la télé, c’est mal quelque part. Pourtant la prohibition a montré jadis où menaient les excès de l’interdit.</p>
<p>Ces albums ont de nombreux lecteurs de 12 ou 13 ans. Certains estiment qu’il pourrait être dangereux de leur donner le goût de l’alcool…</p>
<p>Dans la BD classique, il y avait des tueurs partout : relisez Ric Hochet ! Ce n’est pas pour autant que les enfants sont devenus des malfaiteurs en série. On peut être initié à l’univers du vin à 12 ou 13 ans : c’est l’âge auquel on pense à devenir policier, alors pourquoi pas sommelier ? Ces livres parlent de l’amour du vin, du bon goût, d’un métier qui ne consiste pas à s’alcooliser mais à prendre du plaisir à savourer. Je suis convaincu qu’en apprenant à mettre le nez dans un verre suffisamment tôt, on réduit le danger de basculer plus tard dans l’excès d’alcool.</p>
</div>
<div class="signature">COUVREUR,DANIEL</div>
<img src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/?ak_action=api_record_view&id=1059&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/08/les-bulles-de-mystere-du-bon-vin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120109-01R7VK_1-150x150.jpg" />
		<media:content url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120109-01R7VK_1-e1326487163635.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">t-20120109-01R7VK_1.jpg</media:title>
			<media:description type="html">Dans le premier tome des « Châteaux Bordeaux » (ci-dessus), Corbeyran et Espé racontent la saga des Baudricourt, une famille où le vin parle et vocifère dans le Médoc. © Glénat.</media:description>
			<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20120109-01R7VK_1-150x150.jpg" />
		</media:content>

	</item>
		<item>
		<title>Les bulles voient la vie au féminin</title>
		<link>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/03/les-bulles-voient-la-vie-au-feminin/</link>
		<comments>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/03/les-bulles-voient-la-vie-au-feminin/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[news]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/03/les-bulles-voient-la-vie-au-feminin/</guid>
		<description><![CDATA[Bande dessinée Les éditeurs s’ouvrent au regard des femmes Marie-Christine Lipani Vaissade, maîtresse de conférences à l’Institut de journalisme Bordeaux, sonne la révolte des personnages féminins de la bande dessinée francophone. Finies les jeunes filles bien élevées à la Seccotine, qui serrent les dents et les fesses ! Désormais : « Les personnages féminins posent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- archid=t-20120104-01R0Y1 --><!-- date=2012-01-04--></p>
<h2 class="avantTitre">Bande dessinée Les éditeurs s’ouvrent au regard des femmes</h2>
<div id="attachment_1053" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><a href="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/illustra.jpg"><img class="size-full wp-image-1053" title="illustra" src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/illustra.jpg" alt="" width="450" height="353" /></a><p class="wp-caption-text">DANS « FRAISE ET CHOCOLAT », Aurélia Aurita, une des stars françaises de la nouvelle bande dessinée féminine, a appris aux hommes à faire l’amour sans regard machiste : un succès critique et public sans précédent. © LES IMPRESSIONS NOUVELLES.</p></div>
<p>Marie-Christine Lipani Vaissade, maîtresse de conférences à l’Institut de journalisme Bordeaux, sonne la révolte des personnages féminins de la bande dessinée francophone. Finies les jeunes filles bien élevées à la Seccotine, qui serrent les dents et les fesses ! Désormais : « <em>Les personnages féminins posent enfin de vraies questions autour du statut des femmes dans la société</em>. » Elles n’ont plus peur de remettre les héros à leur place. Elles ne se contentent plus d’un effeuillage rapide sur l’oreiller. Sous la plume d’une jeune génération de créatrices talentueuses, ces auteures séduisent un nouveau public essentiellement composé de femmes de 25 à 35 ans. Elles racontent l’intime, le corps, les hommes, l’amour mais aussi de la fantasy, du polar ou des faits de société.</p>
<p><span id="more-1051"></span></p>
<p>En 2012, les femmes touchent à tous les registres de la bande dessinée. Elles ont leurs blogs, leur magazine, <em>Fluide Glamour</em>, leur Festival de la BD au féminin à Igny, et leur propre prix, Artémisia, pour valoriser leur talent.</p>
<p>La bande dessinée a trop longtemps été dominée par l’imaginaire masculin et ses stéréotypes machistes. Elle avait besoin d’un lifting. En 1976, Chantal Montellier ouvrait la voie avec <em>Ah ! Nana</em>, la première revue de bande dessinée où la sexualité féminine avait le droit de s’exprimer sans tabous. Mais <em>Ah ! Nana</em> sera victime du poids de la censure. Il faudra encore beaucoup de temps pour changer les mentalités…</p>
<p>Aujourd’hui, les femmes sont enfin libres de dessiner la vie de leur point de vue, même si dans les maisons d’édition franco-belges, les directrices éditoriales se comptent sur les doigts d’une main. La sensibilité féminine reste soumise au regard des hommes, qui décident ou non d’imprimer leurs albums, contrairement ce qui se passe au Japon. La moitié des auteurs de mangas sont des femmes contre 10 % à peine des créateurs de bande dessinée franco-belges.</p>
<p>Pour Chantal Montellier, cofondatrice du Prix Artémisia, l’enjeu est clair. Il s’agit pour les femmes de ne pas rester enfermées dans leurs propres phylactères, de faire connaître l’image narrative féminine à travers toutes les couches de la société, de rattacher les dessinatrices et les scénaristes de bande dessinée à l’histoire « <em>plus large, plus riche et plus explorée de la création graphique a féminin</em> ».</p>
<p>En écho à ce qui se passe en France, Bayou Arcana prépare au Royaume-Uni une anthologie de comics gothiques où la mixité des auteurs est de rigueur pour casser l’image sexiste de la bande dessinée. De l’autre côté de la Manche aussi, les maisons d’édition restent largement dominées par les hommes. Lisa Wood, cofondatrice du Festival de Leeds, estime qu’il faut en finir avec les clichés de l’aventure au masculin. Dans la production anglo-saxonne, la situation est souvent pire encore que dans le monde des bulles francophones.</p>
<p>Chez DC Comics, par exemple, le nombre d’auteurs féminins a régressé de 12 % à 1 % en 2011 et les jeunes geeks accros à la fantasy ou aux super-héros n’hésitent pas à humilier les femmes dans les conventions de comics. Les héroïnes doivent être des biches fatales, voluptueuses, plantureuses, aguicheuses…</p>
<p>Bayou Arcana veut faire entendre la voix des femmes au-delà des boudoirs, sur la religion la politique, la famille, parce que ce que raconte la bande dessinée féminine concerne tout le monde.</p>
<div class="signature">COUVREUR,DANIEL</div>
<img src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/?ak_action=api_record_view&id=1051&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2012/01/03/les-bulles-voient-la-vie-au-feminin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/illustra-150x150.jpg" />
		<media:content url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/illustra.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">illustra</media:title>
			<media:description type="html">DANS « FRAISE ET CHOCOLAT », Aurélia Aurita, une des stars françaises de la nouvelle bande dessinée féminine, a appris aux hommes à faire l’amour sans regard machiste : un succès critique et public sans précédent. © LES IMPRESSIONS NOUVELLES.</media:description>
			<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/illustra-150x150.jpg" />
		</media:content>

	</item>
		<item>
		<title>Les triangles roses de l’Allemagne nazie</title>
		<link>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/22/les-triangles-roses-de-l%e2%80%99allemagne-nazie/</link>
		<comments>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/22/les-triangles-roses-de-l%e2%80%99allemagne-nazie/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[les sorties]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/22/les-triangles-roses-de-l%e2%80%99allemagne-nazie/</guid>
		<description><![CDATA[La sinistre étoile jaune a été imposée aux Juifs par les nazis de l’Office supérieur de la Sécurité du Reich en 1941. Ce n’était pas le seul symbole infamant imaginé par la dictature hitlérienne. Dans les camps de concentration, les homosexuels devaient porter le triangle rose. Le scénariste belge Michel Dufranne raconte l’histoire de ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- archid=t-20111223-01QJQR --><!-- date=2011-12-23--></p>
<div id="attachment_1017" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><a href="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/triangle_rose1.jpg"><img class="size-full wp-image-1017" title="triangle_rose[1]" src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/triangle_rose1.jpg" alt="" width="450" height="664" /></a><p class="wp-caption-text">Andreas, en 1934, avant Sachsenhausen. © Delcourt.</p></div>
<p>La sinistre étoile jaune a été imposée aux Juifs par les nazis de l’Office supérieur de la Sécurité du Reich en 1941. Ce n’était pas le seul symbole infamant imaginé par la dictature hitlérienne. Dans les camps de concentration, les homosexuels devaient porter le triangle rose. Le scénariste belge Michel Dufranne raconte l’histoire de ces déportés que l’Allemagne regardait comme « <em>un péril pour la race car ils refusent de se reproduire</em> ». En France, le gouvernement collabo de Vichy adoptera la même ligne à partir de 1942.</p>
<p><span id="more-1014"></span></p>
<p>Les dispositions des codes pénaux allemand et français permettant d’envoyer les homosexuels en prison seront abrogées en 1982 par la France et en 1994 dans l’Allemagne réunifiée. Pour Michel Dufranne, la thématique de <em>Triangle rose</em> reste emblématique du regard discriminant porté sur les homosexuels.</p>
<p>« <em>En 2011, il y a quelques semaines à peine, en Iran, deux joueurs de football ont été flagellés sur la place publique pour s’être touché les fesses après un but ! Quand le régime nazi s’est effondré, les homosexuels sont longtemps restés des criminels. Il n’y a pas eu de rafles ni de trains ni de solution finale. Les homosexuels étaient juste des sous-hommes au carré. Ils étaient considérés comme la plus basse classe de la société. Au camp de Sachsenhausen, les SS ont organisé un concours en 1942 de celui qui tuerait le plus d’homosexuels. »</em></p>
<p>Pour écrire son scénario, Michel Dufranne s’est inspiré du témoignage d’un survivant des camps nazis. <em>Triangle rose</em> se présente comme la biographie imaginaire d’Andreas Müller. En 1932, il habitait à Berlin où il travaillait comme dessinateur. Un an plus tard, Hitler était nommé chancelier. Andreas est bon travailleur allemand. Il signe les affiches du Parti national-socialiste. Mais sa concierge va dénoncer ce « <em>sale petit pédé</em> » et la Gestapo va l’envoyer croupir à Sachsenhausen…</p>
<p>« <em>Il y a beaucoup de cases blanches dans l’histoire des déportations des homosexuels,</em> explique Michel Dufranne. <em>Les nazis ne tenaient pas de registres précis des morts et des noms comme ils le faisaient avec les Juifs. Je mûrissais le projet de </em>Triangle rose <em>depuis vingt ans. Je voulais aller au plus près de la réalité quotidienne des homosexuels, voir comment ils tentaient de continuer à travailler, à se déplacer, à sortir alors que le nazisme était partout. Ce livre est un devoir de mémoire sans fantaisie graphique ni clichés. Je passe l’histoire à travers le filtre personnel d’un homme, Andreas, mais le style est proche du documentaire. Les affiches dessinées par Andreas sont vraies. Les tortures aussi, hélas ! »</em></p>
<div class="signature">COUVREUR,DANIEL</div>
<div class="signature">
<div id="attachment_1018" class="wp-caption alignleft" style="width: 348px"><a href="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/triangle_rose.jpg"><img class="size-full wp-image-1018" title="triangle_rose" src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/triangle_rose.jpg" alt="" width="338" height="475" /></a><p class="wp-caption-text">bande dessinée Triangle rose Dufranne Vicanovic Lerolle Quadrants 144 p., 17 euros </p></div>
</div>
<img src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/?ak_action=api_record_view&id=1014&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/22/les-triangles-roses-de-l%e2%80%99allemagne-nazie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/triangle_rose1-150x150.jpg" />
		<media:content url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/triangle_rose1.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">triangle_rose[1]</media:title>
			<media:description type="html">Andreas, en 1934, avant Sachsenhausen. © Delcourt.</media:description>
			<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/triangle_rose1-150x150.jpg" />
		</media:content>
		<media:content url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/triangle_rose.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">triangle_rose</media:title>
			<media:description type="html">bande dessinée Triangle rose Dufranne Vicanovic Lerolle Quadrants 144 p., 17 euros</media:description>
			<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/triangle_rose-150x150.jpg" />
		</media:content>

	</item>
		<item>
		<title>Tardi a le polar meurtrier</title>
		<link>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/21/tardi-a-le-polar-meurtrier/</link>
		<comments>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/21/tardi-a-le-polar-meurtrier/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[interviews]]></category>
		<category><![CDATA[les sorties]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/21/tardi-a-le-polar-meurtrier/</guid>
		<description><![CDATA[« Ô Dingos, ô châteaux » de Manchette revisité à l’encre noire Entretien Jacques Tardi avait gribouillé Griffu avec Manchette, un polar format extra-large, arrosé de grands verres de Munich. C’était en 1977, au temps des scandales immobiliers parisiens et des truands véreux. Après ce thriller bien racleux, les deux artistes ont changé de bistrot [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- archid=t-20111222-01QHE8 --><!-- date=2011-12-22--></p>
<h2 class="avantTitre">« Ô Dingos, ô châteaux » de Manchette revisité à l’encre noire</h2>
<div id="attachment_1021" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><a href="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/t-20111222-01QHE8_1.jpg"><img class="size-full wp-image-1021" title="t-20111222-01QHE8_1.jpg" src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/t-20111222-01QHE8_1-e1324999047764.jpg" alt="" width="450" height="460" /></a><p class="wp-caption-text">Quand Manchette raconte que le fusil de Thompson lui pète à la gueule, que sa mâchoire vole et que ses mains sont arrachées par la déflagration, Tardi sort le crayon du grotesque pour désamorcer la violence. © Futuropolis. </p></div>
<p>Entretien</p>
<p>Jacques Tardi avait gribouillé <em>Griffu</em> avec Manchette, un polar format extra-large, arrosé de grands verres de Munich. C’était en 1977, au temps des scandales immobiliers parisiens et des truands véreux. Après ce thriller bien racleux, les deux artistes ont changé de bistrot et ne se sont plus revus. Mais depuis la culbute de Manchette, en 1995, Tardi a adapté <em>Le petit bleu de la Côte ouest</em> et <em>La position du tireur couché</em> en bande dessinée. Aujourd’hui, il s’attaque à <em>Ô Dingos, ô châteaux !</em> Ce roman flingueur, hanté par Thompson, un tueur à gages lancé à la poursuite de Julie, une nurse pyromane, avait arraché le Grand prix de littérature policière en 1973. Noircie par Tardi, l’œuvre n’a rien perdu de son regard méchant sur la société de consommation, dont le petit Peter est l’enfant pourri : « <em>Bang ! Bang ! Mort aux riches !!!</em> »</p>
<p><span id="more-1022"></span></p>
<p><strong>Dans ce roman fou, vous faites parfois entendre la voix de Manchette à côté des bulles des personnages. Il faut le lire comme un hommage au narrateur ?</strong></p>
<p><em>Ça fait partie des joies de l’adaptation, de ces petits détails qui montrent que l’auteur ne maîtrise pas totalement la matière car ses propres personnages lui échappent. Manchette était inadapté au monde moderne, un peu comme moi.</em></p>
<p><strong>C’est un polar saignant de coups de feu, de hache, de cric ! Quand la carabine de Thompson, le tueur, lui explose à la figure, vous ne butez pas sur la violence de l’adaptation ?</strong></p>
<p><em>Thompson a le goût du travail bien fait. Il veut aller jusqu’au bout. C’est rare de nos jours ! Mais ça donne quoi un type qui a la mâchoire et les mains arrachées en même temps ? On ne peut pas maîtriser ce genre d’image ! D’autant que le dessin doit figer l’action dans l’instant. Ça ne peut pas être réaliste. Alors, je me réfugie derrière le grotesque pour désamorcer la violence et faire comprendre qu’on est dans la convention du roman noir, où on ne peut pas se passer de méchants ni de violence. C’est une obligation. Il doit y avoir des meurtres dans un roman policier et derrière le grotesque du texte ou du dessin, le monde est bien réel.</em></p>
<p><strong>Le personnage de Thompson donne parfois la nausée. Vous ne l’avez pas trouvé trop cru ?</strong></p>
<p><em>Vous pensez sans doute à la scène de la pêche à la truite. C’est le point d’orgue du bouquin, le symbole d’une forme de retour à la nature. Thompson se révèle totalement. Il va manger de la chair de poisson cru et vivant. L’image de Manchette souligne le côté prédateur du tueur dans toute sa splendeur ! On est dans le récit à chaud. Le polar est souvent regardé comme le bas niveau de la littérature mais il révèle des vérités dont l’homme ne peut pas faire l’économie. Manchette écrit dans un style dénué de prétention. Il ne veut pas bouleverser la pensée. Il transmet sa sensibilité à ses personnages fictifs. Il leur communique ses angoisses. Avec Thompson, on est dans la symbolique du tueur qui a un contrat à accomplir et doit aller jusqu’au bout de ce pourquoi il est fait. Il va mourir, victime d’un fusil bouché. Celle qu’il poursuit, Julie, survivra. Elle sera épargnée comme un symbole d’innocence. Quelque part, elle porte une forme de pureté.</em></p>
<p><strong>Manchette ne s’embarrasse jamais de morale : c’est ce qui le rend toujours si actuel aujourd’hui ?</strong></p>
<p><em>Hartog, le père de Peter, le sale gamin confié à Julie, est tellement pourri lui-même que je pense qu’aujourd’hui, ce personnage occuperait sans problème un poste enviable dans la société ! Julie est une pyromane droguée qui va développer un sentiment maternel au contact de l’affreux gamin. Il ne faut surtout chercher aucune morale dans cette histoire. C’est l’intérêt des livres de Manchette. Il fait confiance au lecteur. Ses personnages sont natures, dans la logique de leur emploi. L’auteur n’est pas du côté des méchants ni des gentils.</em></p>
<p><strong>Il est du côté des sans limites ?</strong></p>
<p><em>Même quand on dénonce la violence, on court le danger de faire des adeptes. Si on excite les gens, on obtient parfois l’effet inverse de celui que l’on recherche. Je crois que quand on met la violence de Manchette en petits dessins, en noir et blanc, dans une bande dessinée, ce n’est pas grave par rapport à ce qu’on peut voir aujourd’hui au cinéma ou à la télévision. Je ne joue pas dans la zone dangereuse.</em></p>
<div class="article">
<h3 class="titre">portraits express</h3>
<p><strong>Jean-Patrick Manchette.</strong> Romancier, critique, scénariste, dialoguiste, traducteur… Manchette collectionnait les pseudos. Rebelle dans la peau, il a filé un coup de boule au polar français dans les années 1970. Obsédé du mot juste, il est mort trop tôt, à 53 ans. Avant d’être adapté en BD,<em> Ô Dingos, ô châteaux !</em> avait été porté à l’écran par Yves Boisset, en 1975, sous le titre <em>Folle à tuer. </em>Julie était incarnée par Marlène Jobert.</p>
<p><strong>Jacques Tardi.</strong> Cet anarchiste de la BD cultive les antihéros du calibre d’Adèle Blanc-Sec et les soldats inconnus. Génie du noir et blanc, l’artiste s’est frotté à Céline, Léo Mallet ou Jean-Patrick Manchette. Il est sorti vivant du casse-pipe. A 65 ans, sa patte est toujours bien griffue.</p>
</div>
<div class="signature">COUVREUR,DANIEL</div>
<div class="signature">
<div id="attachment_1024" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/tardi.jpg"><img class="size-full wp-image-1024" title="tardi" src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/tardi.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Ô Dingos, ô châteaux ! Jacques Tardi et Jean-Patrick Manchette Futuropolis 96 p., 19 euros </p></div>
</div>
<img src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/?ak_action=api_record_view&id=1022&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/21/tardi-a-le-polar-meurtrier/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/t-20111222-01QHE8_1-150x150.jpg" />
		<media:content url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/t-20111222-01QHE8_1-e1324999047764.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">t-20111222-01QHE8_1.jpg</media:title>
			<media:description type="html">Quand Manchette raconte que le fusil de Thompson lui pète à la gueule, que sa mâchoire vole et que ses mains sont arrachées par la déflagration, Tardi sort le crayon du grotesque pour désamorcer la violence. © Futuropolis.</media:description>
			<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/t-20111222-01QHE8_1-150x150.jpg" />
		</media:content>
		<media:content url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/tardi.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">tardi</media:title>
			<media:description type="html">Ô Dingos, ô châteaux ! Jacques Tardi et Jean-Patrick Manchette Futuropolis 96 p., 19 euros</media:description>
			<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/tardi-150x150.jpg" />
		</media:content>

	</item>
		<item>
		<title>Les Nombrils : des chipies poilantes !</title>
		<link>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/15/les-nombrils-des-chipies-poilantes/</link>
		<comments>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/15/les-nombrils-des-chipies-poilantes/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[interviews]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/15/les-nombrils-des-chipies-poilantes/</guid>
		<description><![CDATA[Jenny, Vicky et Karine sont les idiotes québécoises les plus populaires de la BD franco-belge. entretien Le cinquième album des Nombrils, Un couple d’enfer, a été tiré à 160.000 exemplaires. Traduite en douze langues, cette série phénomène flirte avec le million d’exemplaires vendus. Jenny, Vicky et Karine, ses ados-héroïnes sont les chipies les plus poilantes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- archid=t-20111216-01Q6VA --><!-- date=2011-12-16--></p>
<div class="chapeau">
<p><strong>Jenny, Vicky et Karine sont les idiotes québécoises les plus populaires de la BD franco-belge. </strong></p>
</div>
<div id="attachment_1026" class="wp-caption aligncenter" style="width: 276px"><a href="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20111216-01Q6VA_2.jpg"><img class="size-full wp-image-1026" title="t-20111216-01Q6VA_2.jpg" src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20111216-01Q6VA_2.jpg" alt="" width="266" height="380" /></a><p class="wp-caption-text">Albin manipule le look et le caractère de Karine mais le monde meilleur auquel il rêve a de quoi faire peur. © Dupuis.</p></div>
<p>entretien</p>
<p>Le cinquième album des Nombrils, <em>Un couple d’enfer</em>, a été tiré à 160.000 exemplaires. Traduite en douze langues, cette série phénomène flirte avec le million d’exemplaires vendus. Jenny, Vicky et Karine, ses ados-héroïnes sont les chipies les plus poilantes de la BD franco-belge. Leurs gags naissent sous la plume mordante de Maryse Dubuc et le crayon léché de Marc Delafontaine dans une cabane perdue de Sherbrooke au fond du Canada.</p>
<p>Depuis le début de la série, Karine, une grande asperge angoissée, était sous l’étouffoir de Jenny et Vicky, un duo de bimbos nombrilistes. Dans ce nouvel épisode, Karine casse son image. Le monde et la morale basculent, sous l’influence d’Albin, un chanteur de rue diabolique…</p>
<p><span id="more-1027"></span></p>
<p><strong>Comment avez-vous eu l’idée de créer la série des Nombrils ?</strong></p>
<p>Marc : <em>Au Québec, on avait imaginé ce trio de filles sexy pour Safarir, un magazine d’humour qui plaisait surtout aux garçons. On a été très surpris que </em>Spirou <em>s’intéresse au projet en Belgique et que chez vous, les Nombrils plaisent d’abord aux jeunes filles </em>!</p>
<p><strong>Depuis le premier album, vous êtes passés du gag pur au feuilleton humoristique. Vous n’avez pas peur de vous égarer entre deux genres ?</strong></p>
<p>Marc : <em>On se laisse porter par nos impulsions. On garde la liberté de se surprendre pour trouver notre plaisir dans le récit.</em></p>
<p>Maryse : <em>On aime se mettre en danger ! Ça fait du bien de changer de rythme. Quand on finit un album, on n’a aucune idée de ce que sera le suivant. Je sais ce qui arrivera à Karine mais je ne sais pas quand.</em></p>
<p><strong>Karine change de look, de caractère. C’est tout à fait inhabituel chez les héros. Tintin a mis 40 ans à changer ses culottes de golf et Spirou 50 ans à abandonner son costume de groom.</strong></p>
<p>Marc : <em>Notre BD est une BD d’ados et les ados, c’est le changement ! On ne fera pas 50 albums des Nombrils alors pourquoi pas prendre le risque ?</em></p>
<p>Maryse :<em> On est à l’écoute des personnages. Ça booste la série.</em></p>
<p><strong>Vous les manipulez aussi, vos personnages. Dans un sens pas toujours recommandable…</strong></p>
<p>Maryse :<em> Karine est un personnage naïf à la base. Albin va la changer. Mais quand une personne en influence une autre, on se pose évidemment la question de savoir jusqu’où ça peut aller… En décidant de rejeter sa propre naïveté et sa confiance aveugle dans les gens, Karine va aller trop loin dans l’autre sens.</em></p>
<p>Marc : <em>Elle en a tellement bavé qu’elle a le droit de se révolter. Albin la manipule pour son bien mais, effectivement, il n’est peut-être pas tout à fait recommandable… Il faut que le lecteur y croie, qu’il puisse s’identifier à ce personnage qui commet des erreurs dans la vie. On la suit dans ce cheminement négatif.</em></p>
<p><strong>Les Nombrils, c’est aussi et d’abord une histoire d’amitié ?</strong></p>
<p>Marc : <em>Jenny, Vicky, Karine partagent une amitié à la fois forte et tordue. En même temps, c’est une amitié solide. On en raconte les bases dans ce nouvel album. Mais Albin bouscule l’équilibre du trio. L’amitié est remise en question : impossible ensuite de reculer. </em></p>
<div class="signature">COUVREUR,DANIEL</div>
<img src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/?ak_action=api_record_view&id=1027&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/15/les-nombrils-des-chipies-poilantes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20111216-01Q6VA_2-150x150.jpg" />
		<media:content url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20111216-01Q6VA_2.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">t-20111216-01Q6VA_2.jpg</media:title>
			<media:description type="html">Albin manipule le look et le caractère de Karine mais le monde meilleur auquel il rêve a de quoi faire peur. © Dupuis.</media:description>
			<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20111216-01Q6VA_2-150x150.jpg" />
		</media:content>

	</item>
		<item>
		<title>Reportages à la mine de plomb</title>
		<link>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/09/reportages-a-la-mine-de-plomb/</link>
		<comments>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/09/reportages-a-la-mine-de-plomb/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[interviews]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/09/reportages-a-la-mine-de-plomb/</guid>
		<description><![CDATA[Bande dessinée De Jérusalem à Sernovodsk, des auteurs croquent l’actualité entretien Guy Delisle file sa femme dans les missions de Médecins sans frontières. Incognito, il en profite pour noircir des coups de crayon contre les mesquineries du quotidien, la répression, la dictature… Dans Pyongyang, il dressait le portrait glaçant d’une Corée du Nord où il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- archid=t-20111210-01PX17 --><!-- date=2011-12-10--></p>
<h2 class="avantTitre">Bande dessinée De Jérusalem à Sernovodsk, des auteurs croquent l’actualité</h2>
<div id="attachment_1031" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><a href="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20111210-01PX17_1.jpg"><img class="size-full wp-image-1031" title="t-20111210-01PX17_1.jpg" src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20111210-01PX17_1-e1325599910891.jpg" alt="" width="450" height="395" /></a><p class="wp-caption-text">Guy Delisle : « Certaines scènes auxquelles j’ai assisté sur place m’ont fait honte ». © Delcourt. </p></div>
<p>entretien</p>
<p>Guy Delisle file sa femme dans les missions de Médecins sans frontières. Incognito, il en profite pour noircir des coups de crayon contre les mesquineries du quotidien, la répression, la dictature… Dans <em>Pyongyang</em>, il dressait le portrait glaçant d’une Corée du Nord où il est interdit à la population de penser. Avec <em>Chroniques birmanes</em>, il dessinait un pays coupé du monde où les mineurs sont payés en doses d’héroïne. Son nouveau livre, <em>Chroniques de Jérusalem</em>, arpente la ligne de démarcation du conflit israélo-palestinien. Entre les check-points, Delisle bouscule les tabous politiques et religieux pour regarder la réalité en face et en rapporter le sens au lecteur. Ce BD-reportage chamboule les clichés.</p>
<p><span id="more-1032"></span></p>
<p><strong>Vous n’avez pas eu peur d’être dépassé par les enjeux politiques et religieux de ce conflit inextricable ?</strong></p>
<p><em>Tous les conflits sont compliqués. Je voulais expliquer la situation sans signer une thèse politique qui aurait plombé le lecteur. Je me suis concentré sur les problèmes des colonies, des religions et des petites conneries que tout cela suscite au quotidien. J’étais là-bas avec des membres d’organisations humanitaires plutôt à gauche. Cette sensibilité transparaît. Je me suis, par exemple, baladé aux check-points avec quelqu’un qui faisait du monitoring pour montrer ce qui ne va pas dans le fonctionnement du pays. Ce que j’ai vu était affligeant d’injustice. On peut toujours ergoter sur la réalité des choses, parler de négociations là où, sur le terrain, on voit un peuple qui attend simplement de pouvoir vivre librement. Actuellement, les Palestiniens ne contrôlent rien dans leur pays.</em></p>
<p><strong>Vous nous emmenez parmi les colons israéliens prendre possession des maisons de Palestiniens expulsés. Difficile de garder de la distance critique dans ce genre de situation ?</strong></p>
<p><em>Rien n’est fait au hasard. La colonisation des territoires palestiniens obéit à un plan développé année après année. Jérusalem est comme un fer de lance enfoncé dans la Cisjordanie. Les Palestiniens observent de nouvelles occupations de territoires tous les jours. Cela ressemble à un jeu de Go chinois avec des pions noirs et blancs. Les noirs entourent les blancs et les absorbent ! Je suis arrivé à Jérusalem quand Obama avait réveillé l’espoir des Palestiniens. Mais ça n’a rien donné de concret pour les gens qui vivent là-bas. Il est hallucinant de constater que personne ici ne voit que la route reste à sens unique…</em></p>
<p><strong>Certaines images pourtant dépourvues de violence sont d’une extrême dureté. Je pense à cette scène sur la plage de Tel Aviv où les familles bronzent et regardent passer les bombardiers de l’opération « Plomb durci » en route vers Gaza…</strong></p>
<p><em>Je cherchais à prendre le lecteur par la main. Je l’accompagne à la plage de Tel Aviv. On regarde passer les bombardiers. C’est symbolique du contexte du conflit. L’image permet de comprendre beaucoup plus de choses que ce qu’elle montre… Sur la plage, on est content de souffler un peu, d’oublier le quotidien. On évite de parler de ce qui se passe au-dessus de Gaza. Mais le malaise est palpable. L’ambiance est à couper au couteau. Je pointe les aberrations. C’est pareil avec la scène de l’esplanade des mosquées, à Jérusalem. Une page de bande dessinée suffit à expliquer la dimension spirituelle de ce lieu dont l’espace et l’architecture aspirent à la paix. Je pourrais encore citer le Saint-Sépulcre. Quand on voit les bagarres entre chrétiens orthodoxes, apostoliques, catholiques romains… pour la gestion du tombeau du Christ, ça fait pitié !</em></p>
<p><strong>Un chapitre de votre livre raconte comment l’Alliance française tente de monter des expos de BD à Gaza. Il n’y a rien de plus urgent à faire là-bas ?</strong></p>
<p><em>La culture est le seul truc qui nourrit l’esprit humain. Il n’y a que l’Alliance française qui n’a pas baissé les bras. Pour parler de ce que je connais, c’est plus difficile de monter une exposition de bande dessinée à Gaza qu’en Corée du Nord ! Vu de l’extérieur, ça peut paraître anecdotique mais je pense que c’est important de montrer que les Palestiniens peuvent s’intéresser à autre chose qu’au terrorisme.</em></p>
<p><strong>Votre description des colons israéliens et de la complaisance du gouvernement à leur égard est rude. Ce que vous avez vu à Hébron vous a secoué ?</strong></p>
<p><em>Sur place, la situation est ubuesque. On se demande ce que les colons font là dans leur rue barricadée. J’ai accompagné des membres de Breaking the silence, une association qui présente en ce moment une expo photo sur l’occupation israélienne à Bruxelles (1). Puis, j’ai fait une autre visite avec les colons. Si on les écoute, ils incarnent le miracle israélien qui fait pousser des oliviers dans le désert. Le problème, c’est que ces oliviers ont déjà plus de 50 ans ! Je parle aussi des « colons sauvages ». Ils vivaient sous la tente. Le monde entier en a parlé. Netanyahou avait promis de démonter la tente. Le lendemain, quand les caméras étaient parties, elle était remontée ! Quelques semaines après, l’armée installait l’eau et l’électricité. On promet de geler les implantations mais ce ne sont que des mots.</em></p>
<p><strong>Vos chroniques ne sont pas toutes noires. Vous explorez l’autre face des territoires palestiniens, là où il est possible de faire la fête, au Snowbar de Ramallah…</strong></p>
<p><em>Beaucoup de gens vont boire le coup à Ramallah plutôt qu’à Jérusalem-Est. Le Snowbar est un super-coin avec des sofas, un petit DJ local, une piscine. Ramallah, c’est le Tel Aviv de la Cisjordanie mais la ville est sous perfusion israélienne. Si le robinet aux subsides est coupé, c’est terminé demain. En même temps, plus de 80 % des produits vendus en Cisjordanie sont importés d’Israël. Si les transferts de fonds s’arrêtaient, ce serait gênant pour l’économie israélienne. C’est un bon résumé du cynisme de la situation. Tout n’est jamais noir ou blanc.</em></p>
<p>COUVREUR,DANIEL</p>
<p>(1) « Breaking the silence », Halles de Schaerbeek, jusqu’au 17 décembre, tous les jours sauf lundi, 22a rue Royale Sainte-Marie, 1030 Bruxelles.<a href="http://www.halles.be" target="_blank"> www.halles.be</a></p>
<div class="article"><div id="attachment_1038" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/jerusalem_511.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1038" title="jerusalem_5[1]" src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/jerusalem_511-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Chroniques de Jérusalem. Guy Delisle, Delcourt, collection Shampooing, 332p., 25 euros</p></div></div>
<div class="article"></div>
<img src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/?ak_action=api_record_view&id=1032&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/09/reportages-a-la-mine-de-plomb/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20111210-01PX17_1-150x150.jpg" />
		<media:content url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20111210-01PX17_1-e1325599910891.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">t-20111210-01PX17_1.jpg</media:title>
			<media:description type="html">Guy Delisle : « Certaines scènes auxquelles j’ai assisté sur place m’ont fait honte ». © Delcourt.</media:description>
			<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20111210-01PX17_1-150x150.jpg" />
		</media:content>
		<media:content url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/jerusalem_511-809x1024.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">jerusalem_5[1]</media:title>
			<media:description type="html">Chroniques de Jérusalem. Guy Delisle, Delcourt, collection Shampooing, 332p., 25 euros</media:description>
			<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/jerusalem_511-150x150.jpg" />
		</media:content>

	</item>
		<item>
		<title>Au plus près des vérités humaines</title>
		<link>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/09/reportages-a-la-mine-de-plomb-2/</link>
		<comments>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/09/reportages-a-la-mine-de-plomb-2/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 21:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[les sorties]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/09/reportages-a-la-mine-de-plomb-2/</guid>
		<description><![CDATA[Faire du BD journalisme, c’est manifester ses partis pris et un sentiment d’urgence qui font accéder le lecteur à un autre niveau d’information » : l’image est d’Art Spiegelman, le seul artiste de BD à avoir décroché un Prix Pulitzer, l’Oscar du journalisme. De plus en plus d’auteurs travaillent pour des magazines dans lesquels ils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- archid=t-20111210-01PX17 --><!-- date=2011-12-10--></p>
<div class="article">
<p><div id="attachment_1040" class="wp-caption aligncenter" style="width: 415px"><a href="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20111210-01PX16_1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1035" title="t-20111210-01PX16_1.jpg" src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20111210-01PX16_1.jpg" alt="" width="405" height="185" /><a href="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/sacco_reportages1-e1325600597569.jpg"><img class="size-full wp-image-1040" title="sacco_reportages[1]" src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/sacco_reportages1-e1325600597569.jpg" alt="" width="405" height="275" /></a><p class="wp-caption-text">Dans la peau d’un reporter de terrain, Davodeau dessine le quotidien d’un viticulteur, tandis que Sacco fait témoigner les « indésirables » à Malte. © Futuropolis.</p></div></a>F<em>aire du BD journalisme, c’est manifester ses partis pris et un sentiment d’urgence qui font accéder le lecteur à un autre niveau d’information</em> » : l’image est d’Art Spiegelman, le seul artiste de BD à avoir décroché un Prix Pulitzer, l’Oscar du journalisme.</p>
<p>De plus en plus d’auteurs travaillent pour des magazines dans lesquels ils rendent compte de l’actualité sans idées préconçues. Tous partagent la volonté d’aller au fond des choses, de poser un vrai regard sur ce qui passe, de faire entendre la voix du faible plutôt que celle des puissants. Sur ce terrain, le crayon est une arme discrète et redoutable qui permet d’interpréter la réalité. Le dessin peut transmettre la vérité essentielle d’un témoignage.<span id="more-1036"></span></p>
<p>En France, le scandale politique de Clearstream a été éclairci en quatre volumes de 150 pages de reportage dessiné. Le dernier tome de <em>L’Affaire des affaires</em>, signé par Denis Robert et Laurent Astier, vient de paraître. Il fait toute la lumière sur cette enquête au cœur de l’appareil d’Etat, dont Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy craignaient les éclaboussures. C’est un pur thriller, sauf que tout est vrai.</p>
<p>Joe Sacco, un BD reporter de choc, publiait au mois de novembre <em>Reportages</em>. Cette bombe graphique compile ses papiers dessinés pour <em>Time Magazine</em>, le <em>New York Times</em>, le<em> Boston Globe, Guardian Weekend</em>, <em>XXI</em>…</p>
<p>Sacco s’est intéressé aux crimes de guerre dans l’ex-Yougoslavie. Il a assisté aux audiences du Tribunal international de La Haye. Il met en scène les interrogatoires sur les camps, les meurtres, les sévices sexuels. Les victimes trouvent un visage. La charge est accablante.</p>
<p>Envoyé spécial à Hébron, en Cisjordanie, il y a dessiné le face-à-face absurde des colons israéliens et des Palestiniens. Tous tirent sans savoir sur qui. A Rafah, Sacco a enquêté sur les maisons de Palestiniens rasées pour empêcher de creuser des tunnels sous les check-points. Dans le Caucase, il s’est introduit dans un camp de « déplacés tchétchènes », victimes des pillages de l’armée russe. Les visages tremblent de froid et de faim sous les tentes.</p>
<p><strong>Full Metal Jacket</strong></p>
<p>Sacco était aussi à l’école des marines avec les bleus de la Garde nationale irakienne pour un entraînement <em>Full Metal Jacket</em>. On l’a vu à Malte parmi les flottilles d’immigrants clandestins. Mais son reportage le plus éprouvant, il l’a signé chez les Intouchables de l’Uttar Pradesh, en Inde, dans un village où ni dieu ni les hommes n’entendent plus la souffrance et où les enfants volent les nids des rats pour ne pas mourir de faim.</p>
<p>Dans un autre registre, Etienne Davodeau fait du grand reportage de terrain dans la campagne française. Il a passé plus d’un an chez un vigneron à comprendre comment on consacre sa vie à faire du vin. Une immersion totale qu’aucun journaliste de la presse papier, radio ou télé n’aurait pu se permettre. L’expérience débouche sur un livre au plus près des vérités humaines.</p>
<p>L’Affaire des affaires, Robert &amp; Astier, Dargaud, 160 p., 16,95 euros ; Reportages, Sacco, Futuropolis, 200 p., 25 euros ; Les ignorants, Futuropolis, Davodeau, 272 p., 24,50 euros.</p>
</div>
<div class="signature">COUVREUR,DANIEL</div>
<img src="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/?ak_action=api_record_view&id=1036&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.lesoir.be/ketpaddle/2011/12/09/reportages-a-la-mine-de-plomb-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20111210-01PX16_1-150x150.jpg" />
		<media:content url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20111210-01PX16_1.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">t-20111210-01PX16_1.jpg</media:title>
			<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2012/01/t-20111210-01PX16_1-150x150.jpg" />
		</media:content>
		<media:content url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/sacco_reportages1-1024x698.jpg" medium="image">
			<media:title type="html">sacco_reportages[1]</media:title>
			<media:description type="html">Dans la peau d’un reporter de terrain, Davodeau dessine le quotidien d’un viticulteur, tandis que Sacco fait témoigner les « indésirables » à Malte. © Futuropolis.</media:description>
			<media:thumbnail url="http://blog.lesoir.be/ketpaddle/files/2011/12/sacco_reportages1-150x150.jpg" />
		</media:content>

	</item>
	</channel>
</rss>

