
Au Népal, les enfants hilares grimpaient sur Zep pour voir comment dessine un Européen sans appareil photo ! © Gallimard.
Entretien
En 1992, Zep se réfugie dans un monastère à Chalais, au-dessus de Grenoble pour se faire oublier de Titeuf. C’est là qu’il prend goût à remplir des carnets de dessins. Il n’a pas cessé depuis de tremper son pinceau dans le pastis, de diluer ses couleurs dans le thé chaud ou de rincer sa palette au rhum blanc. Hors des cases de bande dessinée, l’artiste cherche à capturer le temps qui passe. Il dessine autour du monde des ponts de mille ans, fait le portrait d’un baobab, peint l’incarnation de Vishnu et chasse le fantôme de la Princesse Mononoké. De Dar es Salaam à la Pointe de l’Au, sur les plages de l’île de Praslin ou de Porquerolles, Zep invente la poésie immobile pour nous remettre à notre place d’humain de passage. Son Carnet intime invite à la sagesse et à la beauté.









