Les services de la Maison Blanche ont bien fait leur travail avant la première rencontre de François Hollande et Barack Obama à Camp David samedi dernier. En découvrant que le nouveau locataire de l’Elysée avait consacré un mémoire à l’économie du fast-food américain, ils ont permis à leur patron de faire un buzz, en blaguant sur la qualité insurpassable du cheeseburger de Chicago, accompagné, bien sûr, d’inégalables French fries.
Toutefois, en faisant assaut d’amabilités à l’égard d’un dirigeant français, socialiste de surcroît, le président américain a pris quelques risques. Soupçonné par une partie de l’électorat républicain d’être né à l’étranger, dénoncé comme « musulman » par les nativistes de l’Amérique profonde, accusé de « communisme » par les contempteurs de sa politique de soins de santé, Barack Obama ne peut pas trop ouvertement prêter le flanc aux attaques de ses adversaires, qui, en cette année électorale, font flèche de tout bois et, notamment, d’un nationalisme bon marché, pour le disqualifier et même contester son américanité. Continuer la lecture
