Procès Luxleaks: mettre la plume dans la plaie

L’ouverture du procès Luxleaks ce matin à Luxembourg concerne directement le journalisme. Non seulement parce que les lanceurs d’alerte sont devenus une des sources principales de la presse sur des sujets d’intérêt public. Mais aussi parce que l’une des personnes inculpées, Edouard Perrin, est journaliste et travaille pour l’agence française Premières Lignes qui produit le magazine d’enquête Cash Investigation.
A l’origine des premières révélations sur ce vaste dossier de montages fiscaux au Luxembourg, il est accusé de « complicité de vol domestique, violation du secret professionnel, violation de secrets d’affaires et blanchiment ». La justice luxembourgeoise, comme le notait Xavier Counasse ce matin dans Le Soir, va même plus loin, puisqu’elle lui reproche d’avoir « manipulé l’un des lanceurs d’alerte ». “Il est honteux que les autorités luxembourgeoises poursuivent un journaliste qui a agi entièrement dans l’intérêt public“, a estimé la Fédération européenne des journalistes.
La société à l’origine de ces plaintes, PricewaterhouseCoopers, risque gros dans cette affaire, car elle associe son nom à un combat contre des personnes qui, aux yeux de l’opinion publique mondiale lassée de la montée des inégalités et de l’ampleur de l’ingénierie fiscale, font figure de héros. Mais on imagine qu’elle a fait une évaluation comparative des risques d’atteinte à son image et que la « porosité » révélée par les fuites lui nuit davantage que sa vindicte contre des lanceurs d’alerte et un journaliste d’investigation.
Au sein du monde des affaires, pourtant, un certain nombre d’esprits plus éclairés estiment que le vent est en train de tourner. La succession de scandales, la dénonciation du poids excessif des lobbies au sein des institutions internationales et européennes, la fatigue devant l’accroissement grotesque des inégalités, rendent de plus en plus insupportable l’impunité totale dont ont joui les firmes impliquées aussi bien dans l’effondrement bancaire de 2008 que dans les montages financiers acrobatiques dévoilés encore récemment par les Panama Papers. Continuer la lecture

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Attentats: le droit de regard des “autres”

Depuis les attentats du 22 mars, la Belgique est à cran. Les critiques dont elle a fait l’objet dans la presse internationale ont été reçues avec irritation ou amertume. Et le réflexe, souvent, a été de les rejeter en incriminant la mauvaise foi, la perfidie et l’ignorance de leurs auteurs. Ou en rétorquant que leurs pays n’avaient -ou n’auraient- pas fait mieux.
Il est vrai que certains commentateurs étrangers ont plongé leur plume dans le fiel, que des caméras ont parfois cruellement filmé en plan rapproché la perplexité des autorités, que des envoyés spéciaux ont pratiqué un journalisme de meute à Molenbeek ou Schaerbeek. Il est vrai aussi que des journalistes de pays que l’on croyait voisins se sont trompés plus lourdement que s’ils avaient couvert des conflits pourris dans des pays oubliés du bout du monde. Et que d’autres se sont acharnés, comme s’ils avaient des comptes à régler avec un pays qu’apparemment ils méprisent.
Soit, mais ce serait ignorer les nombreux reportages sérieux, pondérés, qui ont tenté d’expliquer le plus honnêtement possible notre pays si complexe et parfois si complexé. Ce serait négliger, par exemple, les enquêtes du New York Times sur la rue Max Roos, le « gangster islam » ou la filière franco-belge, qui ont contribué à éclairer un dossier qui nous concerne tous. Ce serait faire fi également des innombrables témoignages de sympathie, comme nous avons pu le constater, la semaine dernière, au Festival international du journalisme de Pérouse. De nombreux collègues du monde entier sont venus nous trouver pour dire combien ils étaient « avec nous ». Comme nous avions été « avec eux », le 11 septembre 2001 à New York ou le 13 novembre 2015 à Paris. Continuer la lecture

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La Belgique n’échappera pas au regard de la presse internationale

Comment la presse internationale a-t-elle couvert les attentats du 22 mars ? La question était au menu des Décodeurs RTBF ce matin sur La Première, avec Alain Gerlache. Nous y avons participé aux côtés de Griselda Pastor Llopart, correspondante à Bruxelles de la grande chaîne de radio espagnole SER (du groupe El Pais).
La presse internationale a-t-elle été injuste avec notre pays? Dans la presse belge, au sein des milieux politiques, sur les réseaux sociaux, au café du commerce, un certain agacement s’est exprimé, en effet, à l’encontre de médias étrangers jugés excessifs, ignares et insultants. Et dans les quartiers bruxellois projetés au coeur de l’actualité, à Molenbeek ou à Schaerbeek, de nombreux résidents n’ont guère apprécié le déferlement d’envoyés spéciaux, armés de caméras filmant à tout va ces « nids de terroristes », ce « djihadistan », ce « sanctuaire islamiste ». Continuer la lecture

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Informer, un bras d’honneur à la terreur

La colère du directeur général de la police judiciaire n’était pas feinte, le 20 mars, sur le plateau des Décodeurs de l’Info. « On offre la sécurité de mon personnel sur l’autel de l’audimat », s’était exclamé Claude Fontaine, en critiquant la diffusion, « dans une certaine presse », d’informations qui auraient pu compromettre l’intervention des forces de l’ordre dans la cache de Salah Abdeslam à  Molenbeek. Dans sa ligne de mire, même s’il ne citait pas les médias incriminés, la chaine VTM et l’hebdomadaire français L’Obs, qui avait révélé que la police avait trouvé des traces de Salah Abdeslam dans l’appartement perquisitionné quelques jours plus tôt à Forest.
Le journalisme compte sans aucun doute son contingent d’imprudents et d’impudents. Toutefois, lorsqu’il s’agit de terrorisme, presque personne dans la profession ne conteste la nécessité de la retenue lors d’interventions policières risquées ou à propos d’enquêtes délicates que toute indiscrétion prématurée pourrait fragiliser. La presse belge l’a d’ailleurs démontré lors du lockdown de novembre dernier à Bruxelles, en s’imposant, à un moment crucial, un « silence radio ». « Des médias responsables savent faire la part des choses, notait alors Jean-François Dumont, secrétaire général adjoint de l’Association des journalistes professionnels. Ne pas compromettre la réussite d’une opération policière dans une région en niveau maximum d’alerte tombait sous le bon sens ». Continuer la lecture

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Nul vivre-ensemble ne se forge sous l’interdit

« Nulle oeuvre ne se féconde sous le joug. Nul avenir ne se forge sous l’interditAndrée Chedid est poétesse, libanaise, et c’est sans doute dans son constat effaré d’une société calcifiée dans ses communautés de foi, dans ses « identités meurtrières », comme le dirait son illustre compatriote Amin Maalouf, qu’elle a trouvé le souffle émouvant du poème dédié en 1993 à Salman Rushdie.
Face au terrorisme, la tentation est grande de sacrifier des valeurs essentielles pour, très légitimement, se protéger. Le risque rôde aussi de remiser la liberté de l’esprit dans la sphère privée,  « pour ne pas provoquer », jusqu’à se résigner à une coexistence des communautés où l’on se côtoie sans vraiment échanger, où l’on se salue sans vraiment se parler.
Alors que les autres extrémistes, ceux du « camp d’en face », populistes, frontistes, pégidistes, appellent à la haine et à l’exclusion, la démocratie, plus que jamais, se définit par l’ouverture, le dialogue, la solidarité, la reconnaissance de la réalité de sociétés de plus en plus diverses et globalisées. Tous unis, oui, sans aucun doute. Mais dans la démocratie, « le pire des systèmes, à l’exception de tous les autres », comme disait Churchill. Tous unis dans la liberté, c’est-à-dire dans le vrai respect de l’autre, dans la reconnaissance de son intelligence et de son autonomie. En rupture avec la « Sainte Alliance » de clergés empressés de rogner le droit de tous de contester leurs textes sacrés. Contre les hallebardiers de la doctrine de la foi qui voudraient conditionner leur « tolérance » à l’égard des autres à leur droit exclusif d’imposer leurs intolérances au sein de leur communauté. Continuer la lecture

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Le journalisme de guerre en débat au Bastogne War Museum

(Ce texte a servi de base à mon intervention au Colloque sur les correspondants de guerre, qui s’est déroulé le 18 mars au Bastogne War Museum).

Lors de la Seconde guerre, le front de l’information fut essentiel. « Notre premier champ de bataille n’est pas le Pacifique Sud ou l’Angleterre, c’est l’opinion publique américaine », déclara Archibald Mac Leish, le patron de l’Office of War Information.

Cette guerre de l’opinion avait commencé bien avant l’entrée en guerre des Etats-Unis. Durant les années 1930 et jusqu’à l’attaque de Pearl Harbor, l’Amérique s’était déchirée sur le nazisme, sur la guerre civile espagnole, sur l’engagement ou non aux côtés de la Grande Bretagne assiégée. Les journaux avaient choisi leur camp: le groupe Hearst ne cachait pas ses sympathies allemandes, le Chicago Tribune était isolationniste, Ed Murrow (CBS News) qui avait magistralement couvert le Blitz de Londres plaidait pour une intervention aux côtés de l’Angleterre.

En 1941, après l’entrée en guerre, tout fut mis en place pour que cette opinion publique reçoive des informations qui correspondent aux objectifs de guerre. Mais cette démarche ne signifiait pas nécessairement la censure la plus stricte ou la plus idiote, comme ce fut le cas lors de la Grande Guerre, – « l’un des moments les plus honteux de l’histoire du journalisme », déclara la députée libérale britannique Lucy Masterman-, mais une évaluation permanente de questions légitimes et pragmatiques: l’accès accordé aux journalistes, la liberté ou non qui leur était fournie de rapporter les combats, la publication ou non des photos de victimes alliées. Les contours de cette censure changèrent d’ailleurs avec l’évolution de la guerre.

Certains au sein des forces armées étaient favorables au black out. On connait l’adage: « Je ne dirais rien aux journalistes durant le conflit et quand celui-ci sera terminé, je leur dirais qui a gagné ». Certains gradés étaient même très hostiles à l’égard des journalistes. Pour eux, la liberté de la presse se traduisait par la liberté « par rapport à la presse ».

D’autres au contraire, à l’image du général Eisenhower, tablaient sur la loyauté des journalistes et jugeaient qu’il fallait leur accorder le plus de soutien possible dans leur travail d’information. « Le général Eisenhower reconnaissait tout spécialement la valeur de la presse, écrit Mary S. Mander, non seulement parce qu’il croyait au Premier amendement (de la Constitution), mais aussi parce qu’il y voyait un atout pour la propagande ». Continuer la lecture

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Spotlight, Martin Baron et « l’âme du journalisme »

« Quand vous lisez un journal, ne vous interrogez pas sur les nouvelles qui s’y trouvent, mais sur celles qui manquent ». L’auteur de cet adage du journalisme, Ben Bagdikian, est mort la semaine dernière à l’âge de 96 ans à Berkeley, près de la célèbre école de journalisme de l’université de Californie, dont il fut le doyen pendant de longues années.
Mais qu’est-ce qu’une « nouvelle»? Un fait qui surgit dans l’actualité ou, bien plus fondamentalement, une « information », c’est-à-dire une présentation de la réalité, du système, derrière ce fait et qui lui donne tout son sens? C’est sur cette question que s’ouvre le film Spotlight, la reconstitution magistrale sur grand écran de l’enquête du Boston Globe sur les abus sexuels au sein de l’Eglise catholique. Une enquête lancée en 2001 et récompensée en 2003 par le prestigieux prix Pulitzer.
En 1985 déjà, un petit hebdomadaire catholique indépendant, le National Catholic Reporter, avait publié un dossier accablant sur la pédophilie au sein de l’Eglise. L’auteur, Jason Berry décrivait une hiérarchie catholique essentiellement soucieuse d’étouffer le scandale et de protéger les coupables. Ces révélations toutefois s’enlisèrent dans les terrains vagues de l’actualité.
Le film ne fait pas l’impasse sur ces 16 ans de retard. Il montre que les faits étaient disponibles: dans les articles de l’hebdomadaire alternatif The Boston Phoenix, dans les archives du Boston Globe, dans les documents que des victimes de prêtres pédophiles avaient communiqués, mais que des journalistes n’avaient pas exploités. Continuer la lecture

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Donald Trump, la faute aux médias?

Lors de sa stupéfiante campagne, Donald Trump n’a pas raté une occasion de s’en prendre à des médias qui, pourtant, ont bâti sa notoriété et contribué à sa fortune. Impérial, le milliardaire new-yorkais parque les reporters dans un coin de ses meetings et son service d’ordre veille, par la force s’il le faut, à ce qu’aucun d’entre eux ne sorte des rangs. Irascible, il a éjecté d’une de ses conférences de presse Jorge Ramos, l’un des journalistes hispaniques les plus influents du pays, et traité de « bimbo » Megyn Kelly, une présentatrice vedette de la chaîne conservatrice Fox News. Et il a même menacé, une fois au pouvoir, de durcir les lois sur la diffamation et d’en user sans retenue contre les journalistes.
Les attaques contre les grands médias « libéraux » font partie de la tradition conservatrice américaine. L’histoire du journalisme a ainsi retenu la phrase du vice-président républicain Spiro Agnew, à l’époque de Richard Nixon, traitant les journalistes de « nababs bavards du négativisme ». Ou encore l’un des slogans républicains de 2004: « Ennuyez la presse. Réélisez Bush ». Pour la droite de la droite américaine, la « presse dominante » est une imposture, un abus de pouvoir, un corps étranger. Ainsi, le New York Times, le journal de l’Establishment libéral, a été régulièrement accusé de trahison, comme lorsqu’il décida, en 1971, de rendre publics les Dossiers du Pentagone dévoilant les « non-dits» de l’intervention au Vietnam ou, en 2010, de publier les dépêches confidentielles du Département d’Etat révélées par Wikileaks. Continuer la lecture

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Là des villes détruites, ici des rues vides

Dans les années 1970, lorsque les bombardiers américains pilonnaient le Nord-Vietnam, ils étaient des centaines de milliers à manifester dans les rues de Paris, Rome ou Berlin pour dénoncer « l’impérialisme américain ». En 2003, lorsque les néo-conservateurs fourvoyèrent les Etats-Unis dans l’invasion de l’Irak, ils furent encore des dizaines de milliers à marcher sur les grands boulevards pour décrier la « grande Busherie ».
Et aujourd’hui? Personne. Aucune pancarte indignée, aucun slogan outragé, aucun cri révolté, alors qu’en Syrie, les avions russes sont accusés de lancer leurs bombes sur les civils et les hôpitaux, alors que les hélicoptères de Bachar el-Assad jettent leurs « barrel bombs » sur les combattants et les habitants de villes rebelles, alors que, dans un pays quadrillé par des dizaines de groupes armés, les extrémistes de Daech prennent tout le monde au piège.
N’en déplaise à ceux qui n’ont d’yeux que pour les réseaux sociaux, leurs likes et leur clics, la rue reste le lieu le plus symbolique de l’engagement, de la protestation et de la solidarité. Comme elle le fut le 11 janvier 2015, le temps d’une puissante émotion, lors des manifestations JeSuisCharlie. Dès lors, comment expliquer que ces boulevards et ces rues restent vides, alors que la Syrie est soumise depuis cinq ans à l’un des conflits les plus brutaux de l’histoire? Alors que sa population, ballotée entre les nervis du régime, de Daech, d’al-Qaïda, du Hezbollah, est terrorisée, massacrée, gazée, torturée? Alors qu’un incident de plus entre la Turquie et la Russie pourrait projeter la région dans une guerre généralisée et placer l’OTAN au pied du mur?
Certains se réjouiront sans doute de cette apathie. Rassurés, ils y verraient même une caution populaire à leur postulat maintes fois répété qu’« il n’y a pas d’alternative raisonnable à Bachar el-Assad », remis en selle par ses alliés russes. Mais les autres, tous les autres, qui refusent toutes les barbaries d’où qu’elles viennent, où sont-ils? Terrés et atterrés, engourdis et paralysés, devant leurs écrans télé? Continuer la lecture

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L’Europe et le “devoir d’espérance”

Quand, en octobre dernier en Pologne, le parti Droit et Justice (PiS) a gagné une majorité absolue des sièges au Parlement, certains n’ont pas hésité à parler de « raz de marée », négligeant souvent de souligner que cette majorité était fondée sur 37% seulement des voix. Le même scénario s’était produit en mai 2015, lorsque les conservateurs britanniques s’étaient assuré une majorité absolue à la Chambre des Communes avec, là aussi, 37% des suffrages.
Ainsi, dans un certain nombre de pays démocratiques, il suffit qu’un parti récolte un tiers des voix pour qu’on lui attribue le droit de gouverner seul. N’y-a-t-il pas quelque chose de dérangeant lorsqu’un parti se croit ainsi plébiscité, alors que la vraie majorité populaire appartient en fait à l’opposition? Une question d’efficacité, répondront sans doute ceux qui s’agacent des compromissions des gouvernements de coalition.
Soit, mais ce phénomène de « minorité majoritaire » devient carrément choquant lorsque, comme en Hongrie ou en Pologne, le parti au pouvoir agit comme si sa majorité parlementaire lui donnait tous les droits, niant ceux des électeurs qui n’ont pas voté pour lui. Comme si l’alchimie qui préside au boursouflement des sièges constituait un passe-droit. La démocratie, rappelons-le, n’est pas une simple formule mathématique. Elle impose à la majorité de respecter les droits de tous et de rester dans le cadre de l’Etat de droit, tel qu’il est défini au sein de l’Union européenne par les Traités et la Charte des droits fondamentaux. Continuer la lecture

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