Un jardin pour agir, Un site web et journal pour s’informer, Un blog pour s’exprimer

planjardinPlus de 60 organisations ont répondu à l’appel du soir pour participer au “Fabuleux jardin du Soir”.

Ce projet vise à donner la parole à celles et ceux qui agissent au quotidien pour repenser le monde.

- Un espace vert mis a disposition par la Ville de Bruxelles  accueille des ateliers, animations, débats pour permettre au  grand public, aux écoles, aux entreprises, de vivre les expériences proposées par les partenaires du « Fabuleux jardin ».

- Le site “Demain la terre” et de nombreuses pages dédiées dans le journal permettent de s’informer sur tous les aspects de la « transition », ce processus qui vise à offrir un meilleur avenir aux générations de demain.

- Ce blog est mis à disposition des associations partenaires. Elles pourront s’y exprimer librement, témoigner de leurs expériences, informer le public de leurs idées et projets.

Votre organisation souhaite aussi devenir acteur du “Fabuleux Jardin du Soir” ? Contactez-nous : 02/370.61.10 – fabuleuxjardin@windbag.eu

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Clip vidéo sur les forêts: “Pourquoi choisir le label PEFC”

Clip vidéo PEFC

Si nous souhaitons préserver notre environnement pour les générations qui nous suivent, il est absolument nécessaire de consommer durablement. C’est la raison pour laquelle PEFC Belgium lance son clip vidéo de sensibilisation.

La façon la plus simple de savoir si un produit est durable ou pas est de faire appel aux labels de certification. PEFC Belgium, l’asbl en charge de la promotion du label PEFC pour le bois et le papier durables, lance un clip vidéo visant à expliquer les principes de base de la gestion forestière durable. Le clip vidéo, intitulé « Pourquoi choisir PEFC” a pour but de sensibiliser les consommateurs à une politique d’achat responsable.

Théo profite de la forêt…

Dans ce clip à l’approche taquine Théo, 8 ans, se promène dans un bois et profite de tout ce que ces lieux verdoyants peuvent lui offrir. La certification PEFC garantit un futur à ces bois qu’il aime en assurant la replantation des arbres coupés, ce qui favorise également la biodiversité et crée de l’emploi local. Mais Théo peut aussi courir, jouer ou simplement paresser en écoutant le bruissement des feuilles. Une forêt durable selon les critères de PEFC prévoit ainsi un équilibre entre les fonctions écologiques, économiques et sociale de la forêt. Et comme PEFC garantit un suivi des flux de bois de la forêt au magasin, Théo peut donc profiter à cœur joie de ses jouets en bois et de ses bandes dessinées.

Un message compact

Le clip vidéo ne dure que 2 minutes. “Un choix très volontaire” nous dit Mieke Vecruijsse, responsable communication de PEFC Belgium. “Nous voulions exprimer l’essence de la gestion forestière durable et de l’importance des achats responsables avec un visuel fort”. Le choix d’un enfant comme acteur est également volontaire. “C’est maintenant que nous devons faire attention aux origines du bois que nous achetons, pour que nos enfants et petits-enfants puissent encore en profiter”, explique Mieke.

Petits gestes écologiques

“Je conçois quantités de clips vidéo tels que celui-ci car je veux sensibiliser, d’une manière simple et accessible, aux gestes durables. Il est crucial que nous consommions de façon responsable”, raconte la réalisatrice Christine Massy. “J’aime tellement la nature, ça me brise le cœur de voir ce qu’on en fait. J’ai changé de vie pour respecter au maximum cette planète,  et je me suis engagée à faire ce que je peux pour informer autour de moi. La vidéo reste un moyen génial pour communiquer, partager et éduquer “, poursuit-elle.

Le clip vidéo est accessible sur Youtube et sur le site de PEFC Belgium. Il sera également diffusé sur les salons et foires aucquelles participera PEFC Belgium, et sera proposé aux entreprises certifiées PEFC afin qu’elles l’intègrent dans leur communication.

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4/5 : Et si vous deveniez acteur de votre alimentation ?

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Vert d’Iris International est une coopérative potagère à Bruxelles qui cultive fruits, fleurs et légumes bio sur plus d’un hectare à Anderlecht. En collaboration avec DEMAIN LA TERRE, elle vous propose une série de cinq articles autour des innovations mises en place dans le maraîchage coopératif à Bruxelles – et vous invite à y prendre part ! (Série 4/5)

Lorsqu’on met les pieds pour la première fois à Neerpede, on a du mal à s’imaginer qu’on se trouve encore en Région Bruxelloise ! Ce poumon vert, situé entre la ville, le parc industriel d’Anderlecht et le Pajottenland, est un lieu exceptionnel de rencontre entre les consommateurs et les producteurs qui font le pari de cultiver à Bruxelles. Portes ouvertes, animations, promenades, chantiers participatifs, achats au comptoir et visites guidées : autant de raison de franchir le Ring !

Une forte dynamique se met en place depuis quelques années grâce à plusieurs acteurs qui contribuent à la (re)création du lien entre Neerpede et la ville. Ainsi, les bruxellois font le lien entre la fourche et leur assiette et les producteurs accèdent au bassin économique et social sans pareil de Bruxelles.

Les potagers de Vert d’Iris se prêtent particulièrement bien à cette reconnexion. Au delà de remplir une vocation nourricière, ils sont aussi un lieu de rencontre et de formation pour les bruxellois. La coopérative accueille de nombreux bénévoles lors de portes ouvertes, de chantiers participatifs et de teambuilding. C’est alors l’occasion de faire connaissance avec les différentes variétés de fruits, fleurs et légumes et de prendre conscience de la saisonnalité des produits – mais aussi de découvrir les techniques de culture pratiquées par la coopérative, qui relèvent de la culture éco-intensive et du maraîchage sur petite surface.

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Certains vont même plus loin et décident de s’engager dans la formation en Entrepreneuriat social pour l’alimentation durable que dispense Vert d’Iris. Cette formation de un an permet aux apprentis de se familiariser avec l’horticulture écologique, de découvrir le potentiel des métiers en alimentation durable à Bruxelles et de mener des missions pratiques sur le terrain. Alors que certains auront pour ambition à l’issue de la formation de créer une certaine autonomie alimentaire à l’échelle de leur ménage ou quartier, d’autres se tourneront d’avantage vers une vocation professionnelle dans le maraîchage ou dans d’autres secteurs émergents liés à l’alimentation (transformation, animation, coaching, restauration,…).

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A l’image de la diversité de fruits et légumes qui se côtoient aux potagers, les personnes accueillies sur le terrain représentent un heureux mélange de citoyens – un melting pot dont ressortent d’innombrables synergies. C’est ainsi qu’on redécouvre des recettes et goûts d’ici et d’ailleurs, qu’on se partage des variétés de semences et qu’on allie les compétences de chacun pour atteindre les objectifs. Dans un lieu où règne la bienveillance et où chacun en revient « aux bases », les publics se mélangent plus facilement que dans un milieu urbain saturé, les frontières s’effacent et les liens sociaux se renforcent. Un atout de plus des potagers à Bruxelles !

Créer des compétences pour les métiers émergents de l’alimentation durable est un facteur essentiel de la viabilité des systèmes alimentaires à plus grande responsabilité écologique et sociale.  Ces compétences ne se limitent pas au maraîchage écologique, elles incluent la logistique, la communication, la gestion. Ce panel de compétences est au cœur de notre programme d’apprentissage en entrepreneuriat social pour l’alimentation durable (ESAD), qui met les apprentis au contact des réalités d’une coopérative commercialement active, sur le terrain comme au bureau.

A l’évidence, ces compétences soutiendront la stratégie Good Food mise en œuvre par la Région Bruxelloise. Nos fonds propres ne suffisent pas toujours à répondre à la demande grandissante pour notre programme d’apprentissage. C’est pourquoi un soutien accru – et sur le long terme – des instances publiques est nécessaire, tant financièrement que politiquement et administrativement.

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3/5 : Echanges et distribution : repenser les circuits

Le Max & Vert d'Iris

Vert d’Iris International est une coopérative potagère à Bruxelles qui cultive fruits, fleurs et légumes bio sur plus d’un hectare à Anderlecht. En collaboration avec DEMAIN LA TERRE, elle vous propose une série de cinq articles autour des innovations mises en place dans le maraîchage coopératif à Bruxelles – et vous invite à y prendre part ! (Série 3/5)

Réduire les kilomètres parcourus par les aliments entre la fourche et l’assiette, diminuer l’impact de l’agriculture sur l’environnement, renforcer notre souveraineté et sécurité alimentaire, soutenir l’économie d’une localité… les dimensions de la relocalisation de l’agriculture sont nombreuses !

En aval de la production locale, la relocalisation de l’agriculture passe aussi par la création de nouveaux circuits de vente plus adaptés à une distribution locale. Les circuits courts* qui émergent aujourd’hui comme de réelles alternatives à la grande distribution sont le fruit d’efforts considérables de la part des producteurs, des consommateurs, des transformateurs et des pouvoirs publics.

Ces circuits permettent notamment au producteur de dégager un revenu plus décent grâce au non-recours aux intermédiaires « classiques » (transporteur, transformateur, logisticiens, grossistes…). Autre retombée favorable des circuits courts au delà du volet économique : la reconnexion entre producteurs et consommateurs et une réappropriation du patrimoine culturel alimentaire grâce à un contact direct.

Ainsi, les circuits courts tendent vers l’effacement de la division (sociale et spatiale) entre villes et campagnes et de la norme du « tout au supermarché ». En découlent une plus grande sensibilisation aux métiers de production et à la réelle valeur des produits, mais aussi une transparence accrue dans le chef du producteur (modes de culture et d’élevage, origine des produits…).

Vert d’Iris International cultive en milieu péri-urbain à Bruxelles, et construit progressivement son réseau de vente depuis 2013 en y intégrant restaurants, épiceries bio et particuliers bruxellois : tous amateurs de nouveaux goûts, de transparence, de produits ultra-frais et d’un contact renoué avec la terre et ceux qui la travaillent. L’équipe de Vert d’Iris accueille sur le terrain citoyens et collaborateurs des restaurants et épiceries lors de visites ou de chantiers participatifs. A ce jour, certains partenaires commerciaux sont également devenus coopérateurs, en achetant une part sociale de la coopérative : TAN (Chatelain), Färm.coop (Centre, Mérode & Hankar), Cipiace (St Gilles), Le Max (Schaerbeek) et CHEZWawa (Ixelles).

En 2015, Vert d’Iris fait un pas plus loin et propose à ses partenaires clients de prendre part à un projet pilote de valorisation de leurs déchets organiques par le compostage. Avec le soutien du Brussels Waste Network et de Bruxelles Environnement, la coopérative met à profit ses circuits de distribution établis pour récupérer des déchets qui seront ensuite compostés sur ses terrains à Anderlecht.

Logo compostage Vert d'Iris

Ce faisant, les restaurants et épiceries partenaires sont débarrassés de certains déchets et Vert d’Iris valorise son trajet retour vers le potager qui se faisait auparavant à vide. Aussi, les déchets contournent l’étape incinérateur et le sol du potager est nourri grâce à un compost de qualité – amendement précieux en agriculture biologique s’il en est ! La mise en place de telles synergies est possible grâce aux circuits courts, et offre un aperçu du potentiel de la mise en place d’une économie plus circulaire.

* Entendus ici par des circuits avec maximum un intermédiaire entre producteur et consommateur.

Se passer de label bio ? 

S’intéresser à la pertinence du label bio dans le cadre des circuits courts n’est pas anodin : alors que les intermédiaires sont plus rares et que la confiance tend à réintégrer les relations commerciales, quel rôle le label bio joue-t-il et quelle sont ses limites ? Quels risques encourt-on lors d’une éventuelle révision à la baisse de la législation bio ? Comment continuer de s’assurer de manger sans pesticides ou intrants chimiques, sans OGM ?

Le label bio – qui se retrouve sur de plus en plus d’étiquettes – peut s’avérer précieux en tant qu’outil de communication autour de la qualité d’un produit, et peut donc soutenir le producteur, le transformateur et le commerçant dans leurs démarches de commercialisation. Le label donne une garantie sur l’origine des produits et leur mode de culture ou d’élevage, et se révèle particulièrement utile dans les circuits qui échangent des aliments venant de l’étranger ou lorsqu’il est difficile d’organiser des rencontres producteurs-mangeurs sur le terrain.

Mais on peut également se poser la question de la pertinence du label alors que sont certifiés de la même façon tous les producteurs belges et européens, qui ont malgré tout (heureusement ?) des façons de produire fort différentes. Alors que certains gaspillent, surconsomment  l’énergie, se spécialisent à outrance ou ne respectent pas les droits fondamentaux de leur personnel, d’autres vont largement au-delà des prescriptions minimales du label et veillent à cultiver de façon plus respectueuse vis-à-vis de l’environnement et de l’humain (réduction des intrants au minimum, circuit de distribution local, mécanisation plus légère et à usage raisonné, attention à la biodiversité et à la variété, rémunération correcte de la main d’œuvre, etc…).

Dès lors, comment les producteurs peuvent-ils communiquer sur leurs produits allant « au delà » du bio ? Une piste parmi d’autres émerge au sein des circuits courts établis sur un même territoire : les systèmes participatifs de garantie [1] (SPG) qui visent à offrir aux localités des systèmes d’assurance qualité construits sur base de réseaux d’échanges entre consommateurs, distributeurs et producteurs. On pense par exemple au SPG de Nature & Progrès (France), à la dynamique en construction de la Ferme Arc-en-Ciel (Wallonie) et au SPG sur lequel travaille le Réseau des GASAP (Bruxelles) en coordination avec d’autres en Wallonie, et qui sera expérimenté en 2017.


[1] IFOAM – International Federation of Organic Agriculture Movements

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2/5 : Mais… Comment cultiver sans terre ?

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Vert d’Iris International est une coopérative potagère à Bruxelles qui cultive fruits, fleurs et légumes bio sur plus d’un hectare à Anderlecht. En collaboration avec DEMAIN LA TERRE, elle vous propose une série de cinq articles autour des innovations mises en place dans le maraîchage coopératif à Bruxelles – et vous invite à y prendre part ! (Série 2/5)

Dans un contexte urbain comme celui de Bruxelles, certaines techniques permettent d’assurer une production de fruits et légumes malgré un espace de culture a priori limité par des sols pollués, bétonnés ou construits. Vert d’Iris International développe deux alternatives en parallèle avec son activité de maraîchage en pleine terre: la culture dans des potagers en bacs et l’aquaponie.

Les potagers en bacs peuvent être installés sur les toits, terrasses, cours, espaces publics voire même dans des jardins. Ils sont remplis de terre dont la qualité est contrôlée, et permettent de cultiver à portée de main des fruits et légumes sains. En jouant sur leur largeur, hauteur et profondeur, les bacs peuvent accueillir une gamme de plantes allant des plus petites fines herbes jusqu’à l’arbre fruitier basse-tige. La hauteur permet aussi une meilleure accessibilité aux cultures – particulièrement pratique pour les personnes à mobilité réduite ! La culture en bacs ou en pots est accessible à une grande partie de la population, qui se réapproprie ainsi des goûts et des connaissances culinaires et botaniques.

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Vert d’Iris International a développé une gamme de bacs en plastique ménager recyclé (et recyclable), installés sur place ou livrés en kit, adaptés à la culture en ville. Pour aller plus loin, la coopérative propose d’accompagner un potager sur la durée et en assure la bonne gestion (plans de culture, désherbage, taille des arbres, récoltes, compostage…), sur la base de son expertise en maraîchage biologique en agroforesterie.

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L’aquaponie, quant à elle, est une technique qui demande plus de recherche, d’innovation et de créativité. Ce mode de culture – déjà pratiqué au temps des Aztèques ! – propose d’élever des poissons en symbiose avec la culture de plantes. Les déchets des poissons – une fois décomposés par les populations bactériennes présentes dans le système – deviennent ainsi un excellent fertilisant directement utilisable par les plantes pour leur croissance.

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Dans un milieu urbain, cela demande d’inventer des structures permettant de contrôler l’hydraulique et de planter dans des substrats autres que de la terre (les billes d’argile par exemple). Le prototype développé par Vert d’Iris International dispose de plusieurs étages de culture et  d’une circulation hydraulique facilitée par un « château d’eau » qui redistribue l’eau dans les bacs de culture grâce à la gravité et à des valves réglables. L’électricité requise est minime et l’eau circule en circuit fermé, ce qui maintient la consommation d’intrants à un niveau faible et permet un résultat double : des protéines animales et des fruits et légumes frais.

L’engouement autour de l’aquaponie grandit, notamment à la perspective de la pratique sous serre et/ou sur les toits (pour autant que ceux-ci soient conçus ou renforcés pour supporter ces structures).

L’aquaponie et les potagers en bacs permettent de réintégrer les cultures dans un milieu urbain au plus proche du consommateur final, qui sera d’avantage sensibilisé aux enjeux de l’agriculture et de l’alimentation. Ces modes de culture permettent un meilleur contrôle des substrats et des intrants, permettant ainsi facilement de cultiver de façon écologique (sans pesticides ou intrants chimiques) – même si les fruits et légumes qui en sont issus ne peuvent actuellement pas bénéficier du label « bio », qui exige une culture en pleine terre.

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1/5 : Eco-intensifions ! Maraîchage en pleine terre en milieu péri-urbain

Potager Betteraves enz. - décembre 2015

Vert d’Iris International est une coopérative potagère à Bruxelles qui cultive fruits, fleurs et légumes bio sur plus d’un hectare à Anderlecht. En collaboration avec DEMAIN LA TERRE, elle vous propose une série de cinq articles autour des innovations mises en place dans le maraîchage coopératif à Bruxelles – et vous invite à y prendre part !

Alors que l’agriculture conventionnelle fait l’objet de débats entre consommateurs, de révélations catastrophiques et de contestations politiques, un courant alternatif gagne du terrain – littéralement, et ce même en milieu urbain.

Depuis quelques années, une poignée d’acteurs font le pari d’entreprendre dans le domaine de la production alimentaire professionnelle à Bruxelles tout en y intégrant des critères et objectifs de durabilité et de proximité. Chez Vert d’Iris International, le cœur de métier est le maraîchage bio – soit la culture de fruits et légumes en pleine terre.

A Betteraves enz. et à InnRGreen, les deux potagers de la coopérative, point de tracteur ni d’engrais chimiques ou de pesticides. On y trouve plutôt une biodiversité abondante, un paysage agroforestier et des citoyens bruxellois en formation. Vert d’Iris International cultive sur une petite surface (1ha3) tout en assurant une production en quantité (et de qualité !).

Comment ?

En associant des variétés au sein d’un même espace de culture, des synergies se créent entre plantes compagnes, augmentant ainsi leur rendement et/ou leur résistance face aux ravageurs. Les associations vont jusqu’à réintégrer les arbres et les haies dans les espaces de culture. C’est ce qu’on appelle l’agroforesterie. En privilégiant un outillage spécialisé (sans motorisation ou presque), l’espace de culture disponible est augmenté et les cultures peuvent être plantées de façon plus dense, et occupent même la dimension verticale.

Afin de limiter au maximum son impact sur l’environnement, Vert d’Iris International s’assure de valoriser toutes les ressources naturelles disponibles : récolte d’eau de pluie et des eaux grises pour irriguer les cultures, compostage des déchets pour créer de la matière organique et design optimal du potager afin de profiter au maximum de la lumière et de la chaleur du soleil.

La santé du sol des potagers est au centre des attentions : des « planches » accueillent les cultures et ne sont jamais compactées ni retournées. La matière organique dans le sol est très importante, et se crée sur plusieurs années grâce aux apports de compost, de fumier et de « mulch » (paille, restes de culture, copeaux de bois, feuilles mortes…).

Ce faisant, la coopérative contribue aussi à l’enrichissement du patrimoine paysager et agricole bruxellois. Ces îlots de biodiversité hébergent des variétés anciennes et rustiques de fruits et de légumes, mais aussi de fleurs et plantes sauvages attirant insectes et pollinisateurs, dont certains sont des précieux auxiliaires de culture.

En 2015, le potager Betteraves enz. a permis de dégager un chiffre d’affaire de 48.000€ sur 20 ares cultivés, notamment grâce à la serre de 700m2 (non chauffée) qui permet une production toute l’année de produits à haute valeur ajoutée. A InnRGreen, terrain mis en culture seulement début 2015, il faudra davantage d’aménagements avant d’arriver à des rendements similaires au m2 (grâce à une deuxième serre et la construction progressive du sol et de la biodiversité).

Curieux de découvrir les potagers ? Plusieurs dates sont prévues ce printemps pour vous y accueillir : 26/03, 9/04, 14/05 et 28/05 – www.vertdiris.net

Coordonnées des potagers (adresses, heures d’ouverture…) : vertdiris.net/le-potager/

Prochain épisode : découvrez les modes d’écoulement des produits de la coopérative et ses actions en faveur d’une économie circulaire proche du « km zéro ».

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Le projet Forest in the City

Le projet Forest in the City sera inauguré le 21 mars, Journée Internationale des Forêts et premier jour du printemps. De granFCP_banner_200x150_PEFCdes structures décorées de photos de forêts seront exposées dans le quartier Européen et apporteront un coin de forêt dans la ville. Sous le slogan “In the spring of 2016 the forest will be a step closer to you”, l’agence de communication Revolve fera profiter les promeneurs de notre capitale de la beauté naturelle des forêts belges. L’exposition sera d’abord implantée durant 2 semaines sur l’Esplanade du Parlement Européen avant d’être installée sur le square de Meeûs jusqu’au 5 juin, jour de la clôture du projet.
Différentes associations sont impliquées dans le projet. PEFC, le label pour la gestion durable de la forêt, a choisi de soutenir l’initiative qui répond à l’engagement de l’asbl visant à offrir un futur aux forêts du monde. Une des bannières mettra donc l’accent sur PEFC et chaque photo portera le logo PEFC. Un dossier sur la certification forestière PEFC paraîtra également dans le magazine Revolve. Il sera possible de visiter cette exposition en plein air (et gratuite) jusqu’au 5 juin 2016. Cliquez ici pour plus d’informations sur ce beau projet.

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Rallye-découverte nature

Rouge-Cloître : étang du Petit Pont

Rouge-Cloître : étang du Petit Pont

Dimanche 17 mai 2015

A l’occasion du 40ème anniversaire de la formation de Guide-nature ®, le Cercle des Guides-nature du Brabant organise un rallye-découverte sur le site de Rouge-Cloître à Auderghem.

Départs de la Maison du Portier, à votre rythme, de 10 h à 14h.

Des guides-nature se tiendront à la disposition des participants au stand d’information et sur le parcours.

Un questionnaire dont le contenu est accessible à un public de non-spécialistes, permettra à tout un chacun de mieux appréhender la nature en général et le site du Rouge-Cloître en particulier.

Une quinzaine de prix, ayant trait à la nature, récompenseront les auteurs des meilleurs résultats. Remise de ces prix vers 16 h 30.

Contacts : cgnbbt@gmail.com

http://guidenaturebrabant.wordpress.com

0484 52 90 14 ou 0478 221 207

Participation gratuite

 

 

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Pleins feux sur PEFC

August 20, 2004 ©Jean-Michel ClajotLe système de certification forestière PEFC est déjà bien implanté dans notre pays. Aussi bien au niveau de la forêt qu’au niveau des produits certifiés, nous observons une croissance continue.
Thomas Davreux, secrétaire général de PEFC Belgium nous l’explique.

Comment est né le système de certification PEFC?
Thomas Davreux : Chaque jour, le nombre d’usages que nous faisons du bois augmente. Nous utilisons du bois pour nous chauffer, pour construire, pour décorer, mais également pour fabriquer du papier, du carton, etc… Il est important de pouvoir continuer à utiliser le bois, car il s’agit du matériau renouvelable par excellence. Cependant il est également crucial de se rappeler que, de ce fait, les forêts subissent des pressions importantes et qu’une exploitation forestière responsable et durable (assurant  un équilibre entre les fonctions écologique, sociale et économique) est donc capitale.  La certification forestière PEFC est née en 1999 afin de garantir que le bois ou ses produits dérivés proviennent de forêts gérées de manière légale et durable.

PEFC est-il un système fiable?
Thomas Davreux : Oui. PEFC International est une organisation environnementale indépendante et non gouvernementale sans but lucratif. Cette organisation chapeaute et reconnait des systèmes de certification nationaux sur base de critères et d’exigences internationaux. Ces exigences proviennent des conférences intergouvernementales sur la gestion durable des forêts, des normes ISO ainsi que de différentes conventions internationales portant sur des questions d’ordre social et écologique (CBD, OIT, etc).
Le grand avantage du système PEFC est qu’il tient compte des caractéristiques spécifiques de chaque pays ainsi que des lois nationales, tout en utilisant un logo reconnaissable aux quatre coins du monde et un cadre normatif international.
PEFC garantit que les forêts sont gérées conformément à des critères stricts. Le système permet aussi de suivre de près et de contrôler les flux de bois, de la forêt au consommateur. Des organismes de certification indépendants s’occupent de ces contrôles, aussi bien en forêt que dans les entreprises qui transforment le bois.

En Wallonie, plus de la moitié de la surface forestière est certifiée. Pourquoi la Wallonie a-t-elle choisi ce système?
Thomas Davreux : Le système de certification forestière PEFC est particulièrement bien adapté à la Wallonie. La forêt wallonne est très fragmentée et la propriété privée moyenne est de petite taille (2.8ha). Cela signifie que le système PEFC facile d’usage, inclusif (les propriétaires ont leur mot à dire dans l’élaboration des standards !) et bon marché est parfaitement taillé pour répondre aux besoins de ce type de propriété. Par ailleurs, des études pilotes avec différents systèmes avaient été faites dans des forêts privées et publiques il y a plus de 10 ans afin de déterminer quel système était le mieux adapté à la région, et PEFC était clairement apparu comme étant la meilleure solution. Les aspects d’amélioration continue du système et de participation multipartite  ont été deux éléments cruciaux dans la décision prise à l’époque. A l’heure actuelle plus de la moitié des forêts wallonnes sont certifiées PEFC et les forêts publiques atteignent 98%.
La certification PEFC joue-t-elle un rôle politique ?
Thomas Davreux : Oui. Je pense que la certification PEFC est d’ailleurs avant-gardiste et anticipe de nombreuses attentes et décisions politiques et législatives. Prenons par exemple la problématique de l’équilibre forêt-gibier. Il y a quelques années, un groupe de travail s’est développé dans le cadre du plan de progrès établi par le PEFC. Celui-ci a émis des recommandations concrètes pour améliorer la situation. Ces propositions ont été soumises aux pouvoirs politiques qui s’en sont inspirés pour mettre en place certaines mesures.
Les propriétaires forestiers ne sont pas les seuls à fournir des efforts au niveau certification. Les entreprises aussi.
Thomas Davreux : Les entreprises qui utilisent du bois, du papier ou de la fibre provenant de forêts certifiées PEFC doivent également être certifiées pour que le produit puisse porter le label PEFC et que l’utilisateur final reçoive l’assurance que le produit provient de forêts gérées durablement. En Belgique, plus de 440 entreprises des secteurs du papier et du bois (exploitants forestiers, menuisiers, négociants, importateurs, distributeurs de papier, imprimeurs,…) sont certifiées PEFC à ce jour. Il s’agit de la certification Chaine de Contrôle. La Chaîne de Contrôle est un système de suivi fiable des flux de bois/papier certifié, étape par étape, depuis l’exploitation de l’arbre jusqu’aux produits finis, constituant ainsi une chaîne fermée.

Qu’entendez-vous par une chaîne fermée ?
Thomas Davreux : Cela signifie que chacun des maillons de cette chaîne doit disposer d’un certificat de Chaîne de Contrôle (des contrôles annuels sont réalisés par un organisme de certification indépendant) pour que le produit final puisse porter le logo PEFC et que l’entreprise puisse en faire la publicité.  Le certificat est l’unique garantie pour les clients que le bois/papier vendu par une entreprise est bien contrôlé et a le droit de porter le logo PEFC.

Les consommateurs sont-ils sensibles à la provenance des produits qu’ils achètent?
Thomas Davreux : Une enquête mondiale réalisée en 2014, le PEFC Global Consumer Survey, montre que plus de 80% des consommateurs souhaitent que les entreprises vendent leurs produits avec un label de certification et provenant de forêts gérées durablement. Les consommateurs du monde entier estiment qu’il est important de faire un choix éthique.  60% des répondants à l’enquête pensent que leur choix d’achat pour des produits labellisés peut faire une différence positive pour les forêts mondiales.

Le Gouvernement fédéral souhaite augmenter la part de bois certifié sur le marché belge. Y a-t-il déjà beaucoup de bois certifié PEFC sur le marché?
Thomas Davreux : Selon une étude commanditée en 2013 par le gouvernement fédéral, la part estimée de produits primaires provenant de forêts gérées durablement atteignait 40,5% fin 2012. Environ un quart (26.2%) de la part totale de bois vendu sur le marché belge est certifié, un chiffre qui a triplé en quatre ans. Pour nous, l’aspect le plus important de  l’étude en est la démonstration qu’une grande part des produits disposant du label PEFC viennent de Belgique.  35% du bois vendu sur le marché belge et possédant le certificat PEFC provient des forêts belges.  En outre, l’étude montre que le bois rond certifié PEFC et provenant des forêts belges est encore largement sous-exploité, ce qui laisse de belles possibilités en Belgique pour une augmentation du nombre des produits certifiés PEFC et d’origine locale.

 

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Jouer, oui mais dans une plaine de jeux durable !

Une plaine de jeux des 5 sens. Un endroit pour jouer mais pas seulement… un coin de nature où l’on apprend, on observe, on goûte, on sent ! GoodPlanet  propose le réaménagement durable de la plaine de jeux du Parc de la Vallée du Maelbeek, soit du “Fabuleux Jardin du Soir”.  L’idée est de créer, à quelques pas de la rue de la Loi, de Schuman et de la Commission européenne, un petit cocon qui stimule les cinq sens des enfants grâce à une construction de cabanes en saule, à la plantation d’arbustes à baies, au placement d’un hôtel à insectes, à l’installation de mobiles musicaux, entre autres.

GoodPlanet-plaine de jeuxPour mener à bien ce projet, GoodPlanet se lance dans une campagne de crowdfunding, c’est-à-dire de financement participatif. Tout un chacun peut apporter sa petite pierre à l’édifice de ce conte de fées pour enfants.

Comment ? En versant un don du plus petit au plus grand… C’est tout simple, venez voir sur http://www.kisskissbankbank.com/la-plaine-de-jeux-des-5-sens-de-speeltuin-van-de-5-zintuigen?ref=search

A partir de 20 euros de don, vous recevrez un abonnement gratuit au journal Le Soir numérique d’une valeur de 48 euros !

Merci chaleureusement pour votre soutien.

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Forestiers: vous ne vendrez plus vos bois par hasard !

En région wallonne, pas moins de 18.800 foyers vivent directement et indirectement des ressources forestières et des différentes filières bois !

Conférence: bien vendre ses bois

le 12 mars à la Vieille Cense de Marloie

La commercialisation des bois ponctue donc régulièrement la gestion forestière.
Qu’elle concerne les produits d’éclaircies ou les coupes finales, la vente s’avère incontournable pour répondre d’abord à une demande toujours croissante.
Mais attention, gestion durable oblige, les bois prélevés sont choisis avec grand soin pour favoriser la croissance des arbres d’élite ou récolter ces derniers arrivés à maturité au terme d’une vie qui dépasse parfois… 150 ans !
Il y a pourtant de quoi s’y perdre entre les besoins de la forêt, les règlementations, les fluctuations du marché, les réalités techniques d’exploitation et un secteur d’activité fragmenté.

Après le succès de la conférence ‘Reboisement : Yes we plant !’  l’an dernier, la Société Forestière propose cette fois, en collaboration avec les associations professionnelles, une conférence et des guichets d’information dédiés à la vente des bois.

Cette soirée permettra de fixer des balises pour la vente des bois, tant sur la manière de constituer les lots et de trouver des acheteurs, que d’établir des règles claires pour l’exploitation. La conférence mettra en avant les spécificités liées à la commercialisation des bois feuillus et résineux, qu’ils soient destinés à approvisionner la filière du bois scié, du bois transformé ou du bois-énergie.
Les experts du secteur détailleront les grandes étapes de la vente, en mettant en exergue les éléments à ne pas négliger pour que chaque vente se passe au mieux, y compris concernant la phase d’exploitation des bois.

Des guichets d’information seront organisés au cours de la seconde partie de la soirée.
Les acteurs de la filière seront à la disposition des propriétaires pour discuter de leurs projets et répondre à leurs questions de la manière la plus personnalisée possible.

La soirée sera organisée dans la Vieille Cense à 6900 - Marloie  de 17:45 h à 21:30 h
Plus de détails et inscription sur le site de la Société Forestière  www.srfb.be

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