4/5 : Et si vous deveniez acteur de votre alimentation ?

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Vert d’Iris International est une coopérative potagère à Bruxelles qui cultive fruits, fleurs et légumes bio sur plus d’un hectare à Anderlecht. En collaboration avec DEMAIN LA TERRE, elle vous propose une série de cinq articles autour des innovations mises en place dans le maraîchage coopératif à Bruxelles – et vous invite à y prendre part ! (Série 4/5)

Lorsqu’on met les pieds pour la première fois à Neerpede, on a du mal à s’imaginer qu’on se trouve encore en Région Bruxelloise ! Ce poumon vert, situé entre la ville, le parc industriel d’Anderlecht et le Pajottenland, est un lieu exceptionnel de rencontre entre les consommateurs et les producteurs qui font le pari de cultiver à Bruxelles. Portes ouvertes, animations, promenades, chantiers participatifs, achats au comptoir et visites guidées : autant de raison de franchir le Ring !

Une forte dynamique se met en place depuis quelques années grâce à plusieurs acteurs qui contribuent à la (re)création du lien entre Neerpede et la ville. Ainsi, les bruxellois font le lien entre la fourche et leur assiette et les producteurs accèdent au bassin économique et social sans pareil de Bruxelles.

Les potagers de Vert d’Iris se prêtent particulièrement bien à cette reconnexion. Au delà de remplir une vocation nourricière, ils sont aussi un lieu de rencontre et de formation pour les bruxellois. La coopérative accueille de nombreux bénévoles lors de portes ouvertes, de chantiers participatifs et de teambuilding. C’est alors l’occasion de faire connaissance avec les différentes variétés de fruits, fleurs et légumes et de prendre conscience de la saisonnalité des produits – mais aussi de découvrir les techniques de culture pratiquées par la coopérative, qui relèvent de la culture éco-intensive et du maraîchage sur petite surface.

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Certains vont même plus loin et décident de s’engager dans la formation en Entrepreneuriat social pour l’alimentation durable que dispense Vert d’Iris. Cette formation de un an permet aux apprentis de se familiariser avec l’horticulture écologique, de découvrir le potentiel des métiers en alimentation durable à Bruxelles et de mener des missions pratiques sur le terrain. Alors que certains auront pour ambition à l’issue de la formation de créer une certaine autonomie alimentaire à l’échelle de leur ménage ou quartier, d’autres se tourneront d’avantage vers une vocation professionnelle dans le maraîchage ou dans d’autres secteurs émergents liés à l’alimentation (transformation, animation, coaching, restauration,…).

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A l’image de la diversité de fruits et légumes qui se côtoient aux potagers, les personnes accueillies sur le terrain représentent un heureux mélange de citoyens – un melting pot dont ressortent d’innombrables synergies. C’est ainsi qu’on redécouvre des recettes et goûts d’ici et d’ailleurs, qu’on se partage des variétés de semences et qu’on allie les compétences de chacun pour atteindre les objectifs. Dans un lieu où règne la bienveillance et où chacun en revient « aux bases », les publics se mélangent plus facilement que dans un milieu urbain saturé, les frontières s’effacent et les liens sociaux se renforcent. Un atout de plus des potagers à Bruxelles !

Créer des compétences pour les métiers émergents de l’alimentation durable est un facteur essentiel de la viabilité des systèmes alimentaires à plus grande responsabilité écologique et sociale.  Ces compétences ne se limitent pas au maraîchage écologique, elles incluent la logistique, la communication, la gestion. Ce panel de compétences est au cœur de notre programme d’apprentissage en entrepreneuriat social pour l’alimentation durable (ESAD), qui met les apprentis au contact des réalités d’une coopérative commercialement active, sur le terrain comme au bureau.

A l’évidence, ces compétences soutiendront la stratégie Good Food mise en œuvre par la Région Bruxelloise. Nos fonds propres ne suffisent pas toujours à répondre à la demande grandissante pour notre programme d’apprentissage. C’est pourquoi un soutien accru – et sur le long terme – des instances publiques est nécessaire, tant financièrement que politiquement et administrativement.

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