« Ce n’est pas seulement la douleur physique. C’est aussi la douleur émotionnelle. Les hommes qui m’ont violée m’ont pris ma dignité. Tout ce que je me disais c’est: “Pourquoi moi ?” ».
Tinky habite dans le bidonville de Khayelitsha, en Afrique du Sud. Elle a été violée par un homme qui est entré chez elle par effraction pendant la nuit. Son histoire est tristement banale. En Afrique du Sud, on estime qu’une femme est violée toutes les 26 secondes. Comme cette photo, la vie de Tinky est brisée. Par la peur, la honte, la stigmatisation.
La violence sexuelle touche des millions de personnes à travers le monde brisant brutalement la vie de femmes, d’hommes et d’enfants. Si les séquelles du viol ne disparaîtront jamais totalement, des soins médicaux d’urgence endéans les 72 heures sont vitaux afin de limiter les conséquences à long terme d’un viol. A l’occasion de la Journée mondiale de la femme, le 8 mars, MSF a lancé un rapport intitulé Vies brisées synthétisant son expérience dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles. Allez sur le site Vies brisées, vous aussi, brisez votre photo et mettez-la comme photo de profil sur Facebook, Myspace etc. pendant 72 heures en signe d’indignation face à ces actes inexcusables. Parce que rien ne peut excuser ce type de violences.
