Pakistan, Somalie, Yémen, Sri Lanka, Afghanistan, RDCongo, Soudan, ainsi que sida, malnutrition et autres maladies négligées, autant de situations critiques pour lesquelles MSF a lancé un cri d’alarme hier.
Chaque jour, pendant 10 jours, retrouvez une des dix pires crises humanitaire qui ont émaillé l’année 2009. Aujourd’hui : le Yemen.
Des innocents se trouvent au milieu d’un conflit atroce au Yémen du Nord
Cinq guerres non-résolues dans le gouvernorat de Saada, au Yémen du Nord, ont provoqué la sixième guerre en 2009, la plus féroce jusqu’ici. L’armée yéménite a concentré son offensive sur un groupe rebelle issu de la communauté majoritaire de la région et les séquelles humanitaires ont été sans précédent. Des populations civiles et des structures non militaires comme les hôpitaux ont été fortement affectés par les combats. Des centaines de milliers de personnes ont été chassées de leur région et l’aide humanitaire interrompue. Des cas urgents de malnutrition ont été découverts parmi les enfants déplacés.
Les équipes de MSF affectées à l’hôpital de la ville de Razeh ont traité hommes, femmes et enfants. L’hôpital en tant que tel et la résidence du personnel de MSF ont également été touchés par la violence : l’hôpital a été criblé de balles perdues et la résidence a été manquée de peu par des obus détournés. Les combats dans la région ont limité l’accès des patients à l’hôpital et ont ralenti les services quotidiens d’urgence, de chirurgie et de nutrition.
Dans la ville d’Al-Talh, les équipes MSF ont mené 195 interventions chirurgicales en août et septembre, dont 135 sur des personnes souffrant de blessures causées par le conflit. Mais la violence a forcé MSF à stopper ses activités à l’hôpital de la ville. À la mi-octobre, des roquettes ont atteint l’hôpital de Razeh, ce qui a mené à sa fermeture et la suspension des activités de MSF, ainsi que l’évacuation de son personnel. Cet établissement de la santé était le dernier à fonctionner en dehors de Saada. Des milliers de personnes étaient traitées chaque mois dans ces deux établissements; la vaste majorité de la population n’avait maintenant aucun accès à des soins de santé.
