Retour sur 10 crises humanitaires en 2009: VIH/Sida

hiv.jpg Financements au point mort, 7 millions de patients en attente d’antirétroviraux!

Isaac a 8 ans, il a perdu ses parents du VIH/Sida il y a 5 ans et vit avec sa grand-mère. Quand il avait 3 ans, il est tombé fort malade, il a fait son test VIH qui s’est avéré positif. Il est maintenant sous traitement antirétroviral et est en bonne santé.

Comme Isaac, toute personne vivant avec le VIH devrait avoir droit à un traitement antirétroviral et pourtant on est loin du compte ! A l’heure actuelle, plus de 7 millions de personnes vivant avec le VIH/Sida ont un besoin urgent de traitement antirétroviral et n’y ont pas accès. Elles risquent de mourir si elles ne sont pas mises sous traitement rapidement.

 En 2005, les dirigeants du monde entier se sont engagés, lors du sommet du G8 en Écosse, à soutenir un programme universel de traitement du sida d’ici à 2010. Cette promesse a permis de mettre sous traitement plus de 4 millions de personnes dans les pays en développement et a encouragé de nombreux gouvernements africains à déployer d’ambitieux programmes de traitement. Mais aujourd’hui, ces mêmes dirigeants reviennent sur leur engagement, abandonnant des gouvernements et des millions de personnes vivant avec le VIH/Sida à leur sort.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le VIH/Sida est la principale cause de mortalité des femmes en âge de procréer dans le monde, et est responsable de 40 % des décès d’enfants de moins de cinq ans dans les six pays détenant les taux de prévalence du VIH les plus élevés. Les décès dus au sida représentent 80 % du nombre total de décès au Botswana, et les deux tiers du nombre total de décès au Lesotho, au Swaziland et au Zimbabwe.

Les augmentations de budget, pour pouvoir soigner les millions de personnes vivant avec le VIH/Sida, ne sont pas à l’ordre du jour alors que les équipes médicales de MSF, qui délivrent un traitement ARV à 140 000 patients dans 30 pays, en constatent l’urgence.

Dans un projet géré par MSF en partenariat avec le Département de la Santé à Khayelitsha, Afrique du Sud, 16 % des patients sont en échec de traitement au bout de 5 ans. Un quart d’entre eux, qui sont ensuite passés à des médicaments de deuxième ligne, ont vu ce traitement alternatif échouer au bout de 2 ans. Sans un accès aux traitements de troisième ligne en Afrique du Sud, comme c’est le cas dans de nombreux autres pays en développement, ces patients risquent à présent de mourir.

Le VIH/Sida reste une urgence pour de nombreux pays du Sud, il faut augmenter les financements, les personnes vivant avec le VIH/Sida ont tous droit à un traitement de qualité.

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