Débutée le 14 décembre 2009, notre intervention à Ango a pris fin ce dimanche 21 février 2O10. Nous quittons cette bourgade avec un sentiment de mission accomplie, bien que, personnellement, je pense que cette population a encore besoin d’une assistance de tous genres.
Notre présence dans cette bourgade est la première d’une ONG depuis près de six mois. Pendant toute cette période, Ango a été confrontée à l’arrivée massive de déplacés ayant fuit les attaques des rebelles ougandais de LRA ( Lord’s Resistance Army) dans les zones avoisinantes.
Ainsi, nous venions en appui aux soins de santé primaire à l’Hôpital Général de Ango. Cet hôpital était déserté aussi bien par les malades que par le personnel médical. L’absence de matériels adéquats, la carence de médicaments en plus de l’exode du personnel médical ont produit des conséquences tragiques pour la population.
Les charlatans ont gagné du terrain. En s’imposant comme la première destination des patients, ils se font de l’argent sur le dos des pauvres habitants.
La semaine passée, par exemple, nous avons reçu deux enfants âgés d’un an et demi. Ils étaient admis tous pour paludisme grave. Après moult tentatives, un d’entre eux, fortement intoxiqué par les plantes médicinales que lui avait administré un guérisseur traditionnel, n’a pas survécu. Ce cas malheureux n’est qu’une illustration de ce qu’endure cette population.
Mais aujourd’hui, nous quittons Ango avec un sentiment de devoir accompli. Par exemple, le nombre d’accouchements a fortement augmenté. des interventions de césariennes nocturnes ont sauvé des bébés ainsi que leurs mères.
Nous sommes également heureux de savoir que l’Hôpital général a repris vie. Grâce aux soins de santé de qualité qui sont fournis, depuis notre arrivée ici, et l’implication d’un personnel médical recyclé par notre équipe, les patients viennent de plus en plus.
Dr Jéhu Moleko, Médecin responsable de l’ équipe PUC à Ango
