Delphine Giersé: promotrice de la santé en Haïti

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 Avec la saison des pluies, des rivières de déchets s’écoulent jusqu’au bidonville de Cité Soleil. © Michael Goldfarb

Doux Jésus Sainte Marie mère de dieu, Waouw ! Outre le fait que ce genre d’expression ponctue la majorité des échanges de tous les jours avec les haïtiens, je viens de vivre un début de semaine d’une richesse extraordinaire.
Mardi, je suis allée visiter le second hôpital qui est sous ma supervision en matière de promotion santé. Il se situe dans le centre ville. Très impressionnant, il a été détruit à 95%. Même 3 mois après, il y a toujours des briquaillons dans tous les sens.
Arrivée à l’hôpital de Martissant, j’ai rencontré toute l’équipe. Beaucoup de mes collègues me demandent de l’aide pour créer des affiches de sensibilisation. On a souvent recours à des artistes locaux pour les illustrations. C’est super car on fait vivre Haïti (enfin, dans une petite mesure), et notre matériel est hyper vivant, le tout en créole (je m’améliore !). Dans une situation où beaucoup rêvent de retrouver du travail, lorsqu’on évoquait sur l’affiche les moyens mis en œuvre par chacun pour surmonter la douleur, j’ai du remplacer une image illustrant le travail (hommes brouettes et pelles à la main) par des adultes jouant au foot sans quoi, c’était couru d’avance, le lendemain, on aurait eu une file de 800 mètres d’hommes venant chercher du travail suite à « la demande » faite via l’affiche. Ça, c’est le genre de trucs auxquels je dois penser en permanence.

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