L’équipe d’anciens Diables Rouges qui affrontera ce vendredi une équipe de Médecins Sans Frontières, sera menée par Leo Van der Elst, l’homme dont le tir au but avait éliminé l’Espagne et propulsé la Belgique en demi-finale de la Coupe du Monde 1986. Quatre jours avant le match, Leo Van der Elst nous livre sur ce blog son regard sur le match et la campagne « Mi-Temps ».
Comment vous êtes-vous impliqué dans la campagne « Mi-Temps » ?
Leo Van der Elst : Quand on m’a demandé d’organiser un match entre d’anciens internationaux et une équipe de Médecins Sans Frontières dans le cadre de la lutte contre le sida, j’ai immédiatement accepté. J’ai moi-même plusieurs amis séropositifs et j’en parle souvent ouvertement. Je pense que nous ne pouvons pas délaisser la lutte contre le sida : nous n’en sommes qu’à la mi-parcours ! Pourtant, certains « sponsors » envisagent de réduire leurs budgets. On ne peut pas laisser passer cela.
Que représente la Coupe du Monde de football pour un pays comme l’Afrique du Sud, qui est encore confronté à de nombreux problèmes ?
Leo Van der Elst : J’espère qu’ils ne montreront pas seulement le strass et les paillettes autour du football, mais aussi les problèmes, médicaux et autres, qui affectent encore à grande échelle le pays. Certains se sentiront peut-être concernés et voudront contribuer à y remédier. J’espère que l’on n’oubliera pas l’Afrique du Sud après la Coupe du Monde et les problèmes qu’il y a là-bas.
Craignez-vous l’équipe adverse, une équipe de Médecins Sans Frontières motivée et entraînée ou pensez-vous qu’elle sera un peu tendre face à une équipe d’anciens professionnels expérimentés ?
Leo Van der Elst : En fait, on n’y pense pas. On vient surtout avec un esprit positif et pour nous amuser. Et avant tout pour porter le message qu’on n’en est encore qu’à la mi-temps de la lutte contre le sida. Nous ne pouvons pas abandonner ! Mais qui gagnera à la fin ? Nous, évidemment !
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Le plus important est de garder l’Afrique du Sud comme un pays accueillant, pas parce que des millions de supporteurs foot l’ont regardé pendant 4 semaines sur eurosportbet mais parce que les africains ont montré que le foot peut nous rapprocher et garder uni, alors comme dit Leo, ne l’oublions pas.