La photographe Lieve Blancquaert a visité les projets de Médecins Sans Frontières à Kibera, un bidonville de Nairobi, la capitale du Kenya. Elle y a travaillé sur un de ses projets photographiques. Cette visite ne l’a pas laissée insensible…
“Je suis très impressionnée par Kibera, et pas seulement de manière négative. Ce qui m’a le plus marquée, c’est que dans ce chaos et cette crasse omniprésente, on trouve quand même une structure. Il y a des écoles, quelqu’un a installé des toilettes… Partout, il y a de la vie, des échoppes, de la musique…”
“Je n’ai même pas ressenti de peur en travaillant dans le bidonville. J’étais bien entendu accompagnée en permanence de collaborateurs de MSF. Mais je n’ose pas imaginer ce que cela fait de se balader en pleine nuit ici sans protection.”
“L’histoire qui m’a le plus émue est celle de Virginia. Dans la clinique de MSF, j’ai vu apparaître deux petits traits sur son test VIH: elle était enceinte et séropositive. Plus tard, je l’ai accompagnée chez elle. Elle m’a demandé expressément de ne surtout rien dire à son mari. J’avais du mal à percevoir ce qu’elle ressentait. J’ai vu de la colère et de la déception dans son regard, mais elle ne m’a pas expliqué son histoire et je n’ai pas osé lui poser davantage de questions. Virginia habite avec son mari et ses deux enfants dans une cabane de Kibera. Elle a déjà perdu deux enfants et son mari veut en avoir quatre. Alors, il pourra se reposer…”
Regardez une sélection de photos de Lieve Blancquaert à Kibera:
- Un chemin de Kibera. © Lieve Blancquaert
- Naître à Kibera. © Lieve Blancquaert
- Ziana travaille dans le centre “Olympic”, où MSF prend en charge les victimes de violences sexuelles. © Lieve Blancquaert
- Une consultation dans une clinique de MSF. © Lieve Blancquaert
- A l’entrée d’une clinique de MSF. © Lieve Blancquaert
- Une voie ferrée traverse Kibera et coupe le bidonville en deux. © Lieve Blancquaert
- Une école dans le bidonville. © Lieve Blancquaert
- Un chemin de Kibera. © Lieve Blancquaert











