Le retour des protéines vertes

La Consoude, une des plantes sauvages les plus savoureuses.

La Consoude, délicieuse en beignet et riche en protéines.

A peine le jardinier commence-t-il prudemment ses semis que la Nature généreuse nous offre déjà à manger.

Il suffit de se pencher pour cueillir les jeunes pousses de plantes sauvages comestibles. L’indétrônable ortie, l’injustement méconnue égopode, le trop mal-aimé pissenlit et la surprenante consoude font déjà leur apparition. Profitez-en, c’est au printemps que les plantes sauvages sont les plus savoureuses!

Egopode et ortie

Egopode et ortie

Comment et pourquoi consommer des plantes sauvages?

Les feuilles tendres peuvent ainsi être consommées crues en salade, en pesto, en soupe ou cuites de multiples façons. Les plantes sauvages comestibles sont extrêmement nourrissantes et ce n’est pas pour rien! Une plante sauvage va pousser à l’endroit qui lui convient le mieux et ses vigoureuses racines lui apporte tout ce dont elle a besoin pour nous offrir le meilleur dès les premiers jours de printemps: vitamines, minéraux …et, le saviez-vous, protéines!

Effectivement, comme l’explique François Couplan, certaines d’entre elles sont de véritables bombes nutritionnelles: des protéines complètes équilibrées en acides aminés. Leur valeur nutritionnelle est équivalente à celle des œufs et supérieure à celle de la viande. Surprenant, n’est-ce-pas?

jeunes pousses de pissenlit excellentes en salade

jeunes pousses de pissenlit excellentes en salade

Évidemment, vous connaissez tous le revers de la médaille… Si les plantes sauvages sont si vigoureuses, elles peuvent aussi se montrer quelque peu envahissantes….
Le jardinier, soucieux d’une approche respectueuse de l’environnement, devra donc rigoureusement et inlassablement veiller à contrôler leur développement. En saison, le désherbage représente ainsi une part importante du travail au potager. Raison de plus pour s’en régaler dès aujourd’hui, non?

Ouvrez l’œil donc et bon appétit!

Votre happyculteur,

Bruno Harmant

 

Publié dans Le coin cuisine et santé, Un jardin pour les abeilles | Laisser un commentaire

L’effervescence est de retour au rucher

Enfin! Je suis content! Je ne suis pas le seul à l’être évidemment quand on pense aux beaux jours qui reviennent et qui amènent avec eux la miellée d’été. Les tilleuls commencent à être en fleurs, les châtaigniers sont sur le point de l’être, le sol gorgé d’eau permet aux plantes et arbres de fournir du nectar en abondance, les températures sont à la hausse et il ne pleut plus (enfin plus beaucoup…). Et c’est peu dire que les abeilles sont en effervescence! Un simple coup d’œil sur la planche d’envol permet de s’en rendre compte: les butineuses vont et viennent à tour d’ailes des fleurs à leur ruche. A peine leur nectar déchargé, elles repartent dare-dare se réapprovisionner. Elles peuvent ainsi effectuer une vingtaine de voyages sur une seule journée et visitent à chaque fois plusieurs centaines de fleurs. Devant l’ampleur de la tâche, certaines vont chercher du renfort dans la ruche en désignant l’emplacement à butiner de leur danse frétillante.

abeilleruche2

L’activité n’en est pas moins intense dans la ruche: les jeunes ouvrières transforment et stockent tout ce nectar apporté par les butineuses, la reine alimentée en abondance intensifie sa ponte, les nourrices redoublent de soins pour leur couvain et les cirières s’activent pour fabriquer des alvéoles qui permettront de stocker tous ces précieux apports. Il ne faut pas perdre de temps, les provisions de printemps sont quasi épuisées, la miellée est courte et il faut constituer des réserves qui devront tenir jusqu’au printemps prochain. C’est la pérennité de toute la colonie qui en dépend!

Pourquoi placer des hausses?
Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, il est donc plus que temps de placer la hausse. Cela permet d’agrandir le volume de la ruche de moitié et de laisser ainsi suffisamment de place aux abeilles pour stocker rapidement tout ce nectar. Comme son nom l’indique, la hausse est toujours placée au dessus du corps de la ruche, les abeilles stockant naturellement le miel dans la partie supérieure de leur nid (que ce soit dans une ruche ou un emplacement naturel comme un tronc d’arbre). Mais pour que cette hausse se remplisse, cela va maintenant dépendre de la météo des prochaines semaines.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, il est possible de suivre l’évolution du poids d’une quinzaine de ruches de référence disséminées en Wallonie et à Bruxelles (Uccle). Dans le cas de cette dernière, vous pourrez ainsi constater qu’après avoir perdu plus de 5 kg sur le dernier mois, la ruche a repris 1,7 kg en une seule journée et 1,4 kg le lendemain! 3,1 kg de nectar en deux jours… sachant qu’une butineuse ne peut rapporter que 40 mg sur un voyage… Faites le compte du nombre d’entrées-sorties de butineuses que cela représente… Et ce nectar qui contient entre 30 et 50% d’humidité doit encore être travaillé et réduit de moitié par de nombreuses ouvrières avant de devenir le miel tel qu’on le connaît (15-20% humidité).

Il est ainsi estimé que si on alignait tous les vols de butineuses nécessaires à la production d’un seul kilo de miel, cela représenterait environ 140.000 km … soit près de 4 fois le tour de la terre! Impressionnant, non? C’est pour cela aussi que le miel est un produit unique si précieux…

Votre Happyculteur,

Bruno Harmant

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Imprévisible miellée…

Nombreux sont ceux qui associent les abeilles au miel mais moins nombreux sont ceux qui savent dans quelles conditions elles arrivent à le produire… Pourquoi y a-t-il des bonnes et des mauvaises années? Pourquoi y a-t-il un miel de printemps et un miel d’été et que se passe-t-il entre les deux?

Continuer la lecture

Publié dans Le monde merveilleux des abeilles, Un jardin pour les abeilles, Vous pouvez agir | Laisser un commentaire

Ruche à Livres, Ruche à lire

Voilà un joli projet qui mérite un petit temps d’arrêt : offrir une seconde vie à de vielles ruches en les transformant en autant de refuges pour livres en quête de lecteurs…

Continuer la lecture

Publié dans Le monde merveilleux des abeilles, Vous pouvez agir | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Courir pour les abeilles…

Un partenariat avec Lampiris va nous permettre d’offrir 57 colonies d’abeilles à des associations apicoles de nos régions.

Continuer la lecture

Publié dans Les actions Made in Abeilles | Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire

L’oiseau à miel

Le miel attire décidément bien des convoitises et suscite des collaborations pour le moins inattendues…

Il existe dans certaines régions tropicales un oiseau qui raffole des larves et de la cire mais qui n’ose pas s’attaquer seul aux ruches sauvages. Quand il a repéré une colonie d’abeilles, l’indicateur (honeyguide en anglais), qui porte bien son nom, part alors à la recherche d’un complice gourmand pour l’aider à déloger le nid. Il émet, pour ce faire, un chant lancinant caractéristique. Le ratel, un prédateur à la fourrure épaisse et aux puissantes griffes, ne raterait pour rien au monde une telle invitation mais l’homme n’a pas son pareil pour collaborer et communiquer avec notre oiseau futé. Quand il a trouvé un partenaire, homme ou animal, l’indicateur va le guider en volant de branche en branche jusqu’à l’endroit convoité. Les deux complices du moment peuvent alors se partager le butin. Si l’on peut difficilement se prononcer sur les intentions du ratel, soyez assuré que l’homme n’oubliera jamais de laisser une part à son précieux acolyte.

Si vous voulez, vous aussi, vous laisser guider par le chant entraînant de cet astucieux volatile, c’est par ici (FR), ici (EN) et ici (EN).

Bonne dégustation!

Votre happyculteur,

Bruno

Publié dans Le monde merveilleux des abeilles | Laisser un commentaire

Attention au miel chinois

Les apiculteurs hongrois, slovaques et slovènes interpellent l’Union européenne : le miel chinois envahit leurs marchés au détriment des apiculteurs locaux et exercent une concurrence déloyale via des pratiques frauduleuses.

Continuer la lecture

Publié dans Le monde merveilleux des abeilles, Vous pouvez agir | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Des abeilles thérapeutes à l’hôpital Molière Longchamp

Le partenariat que Made in Abeilles a initié depuis peu avec les Hôpitaux Iris Sud a permis de dévoiler une nouvelle facette des bienfaits de l’abeille pour l’homme. Nombreux êtes-vous à avoir entendu parler des vertus thérapeutiques du miel, du pollen et de la propolis. Ici, c’est la rencontre entre les abeilles et des personnes en souffrance qui a révélé une toute autre dimension thérapeutique.

Continuer la lecture

Publié dans Le monde merveilleux des abeilles, Les actions Made in Abeilles | Marqué avec , , , , , , | Laisser un commentaire

La belle dame, une voyageuse infatiguable

On ne soupçonne pas toujours les merveilles qui déambulent dans nos jardins. Il en est une qui mérite toute notre attention tant ses aventures sont extraordinaires : le Vanesse du chardon, que l’on appelle communément la belle dame.

Continuer la lecture

Publié dans Le monde merveilleux des abeilles, Un jardin pour les abeilles, Vous pouvez agir | Laisser un commentaire

Les 4 besoins fondamentaux d’une colonie d’abeilles : eau, pollen, nectar, propolis

Lorsque l’on pratique l’apiculture, il est nécessaire de bien connaître les besoins fondamentaux d’une colonie d’abeilles ainsi que les caractéristiques de l’environnement dans lequel on envisage d’installer ses ruches. Une carence de l’une de ces ressources indispensables peut être fatale pour une colonie d’abeilles.

Continuer la lecture

Publié dans Le monde merveilleux des abeilles | Laisser un commentaire