« Il y a une régression dans la communauté musulmane »

Hafida Draoui est musulmane pratiquante. Elle ne porte pas le voile et s’inquiète de l’évolution de l’Islam à Bruxelles. Conseillère communale PS à Jette, elle évoque aussi la responsabilité des politiques, y compris au sein de son parti, dans la situation actuelle. Une poignante confession, sans tabous.

Y a-t-il une régression dans la pratique de l’Islam à Bruxelles?

“Oui, je le constate, il y a une régression. Moi, j’ai 44 ans. Quand je vois les copines de mon âge, dans mon entourage, cette régression est assez frappante. Alors que les femmes ont tout en main pour sortir de cet enfermement que certains essayent d’imposer sur base de référence au texte. Le problème avec le Coran, c’est l’interprétation. Moi, je suis croyante, je crois en Allah. D’abord parce que je suis née musulmane et que je mourrai musulmane. Mais je ne veux pas que l’on me dise ce qu’il faut faire, Allah est dans mon coeur et c’est tout. Pour moi, c’était le cas de la majorité de femmes de ma génération et je ne sais pas ce qui s’est passé…

Est-ce que c’est l’actualité internationale ? Est-ce que ce matraquage régulier de la presse par rapport au foulard comme on le voit encore en France? Je pense que dans le cas des femmes, et surtout des jeunes en difficulté, on obtient l’effet inverse…Il n’y a pas de cadre légal, mais surtout pas de guide. J’ai lu récemment le livre de Tareq Obrou, l’imam de Bordeaux… Il explique une série de choses par rapport à l’Islam, des jeunes qui viennent lui poser des questions… Une jeune fille qui fait un drame parce qu’elle était vierge, par exemple… Il lui explique que ce n’est pas une obligation.

Même moi, j’ai 44 ans, je suis née à Bruxelles, de par l’éducation que j’ai eue, j’étais persuadée que je devais être vierge à mon mariage… Je l’étais! Je me suis mariée à 25 ans, je n’ai pas honte de le dire, j’étais vierge à mon mariage. Avec le recul, maintenant, je me rends compte que c’était une connerie. Si j’avais connu mon mari auparavant, si je l’avais fréquenté, peut-être que j’aurais évité pas mal de choses… Après quinze ans de mariage, nous avons divorcé. Ma maman m’avait dit: “c’est lui, alors il faut se marier”…

C’était une erreur, on s’est marié très très vite toute une série de choses nous ont perturbé dans la vie quotidienne qui n’avaient rien à voir avec l’Islam. Avec le recul, je me dis que je n’aurais pas vécu comme cela.. Nous-mêmes, on n’a pas de connaissance de la religion. La seule que l’on a, c’est l’éducation. Mais mes parents ne savent pas plus que nous. Ce qu’on peut faire et ce que l’on ne peut pas faire, cela se limite à quoi? Au ramadan, au jeûne. La prière, on ne m’a jamais obligé de le faire. Quand j’étais enfant, il y avait des bi-fi dans mon cartable pour que l’on ne soit pas différents des petits Belges.

Je suis issue d’une famille de huit enfants, trois filles puis cinq garçons. On a grandi dans un quartier quand même assez pourri, à Saint-Josse. Les copains de mes frères, c’étaient des dealers, des camés… Ce n’était pas toujours facile. On a grandi dans un quartier de prostitution, rue de la Prairie, de l’Ascension. Chapeau à mes parents qui ont toujours travaillé pour nous permettre d’être scolarisés…

J’entends aujourd’hui des polémiques sur le fait de ne pas aller à la piscine parce que c’est mixte. Mais c’est de la folie, c’est n’importe quoi, tant par rapport à ce qui est dit dans les textes que par rapport à ce que mes parents disaient. Les jeunes de la deuxième génération ont tout aujourd’hui, mais une bonne partie préfèrent casser des bagnoles, c’est une caricature mais c’est la réalité. Les prisons de Saint-Gilles, de Forest sont bondées de jeunes d’origine marocaine, c’est triste. J’ai été l’objet d’un sac-jacking.

J’ai été à la police de Molenbeek, on m’a sorti des albums photos pour reconnaître les trois ou quatre jeunes. J’étais triste, effarée, de me rendre compte que c’était tous des Marocains. J’étais malade, je suis rentrée, j’ai pleuré, j’avais la haine, je me disais que ce n’était pas possible. “Que foutent-ils là, dans ce catalogue?” Et le commissaire rigolait, il me disait “Madame, ce n’est pas tout, le plus gros des albums est au siège central.” Des volumes et des volumes… Je lui ai dit: “Ecoutez, je ne saurais pas les reconnaître”. Ce n’est pas un cliché, c’est la réalité!

Cette régression de l’Islam à Bruxelles s’exprime de différentes façons. La délinquance, des femmes qui acceptent de subir une interprétation erronée de l’Islam. C’est ça ?

En terme de visibilité, c’est ça, oui. Mais moi, je suis Belge d’origine marocaine, je ne suis pas assise entre deux chaises. A dix-nuit ans, j’ai opté pour le choix de la nationalité belge. C’était le parcours du combattant parce que mon père me voyait comme une Belge, blanche, aux yeux bleus… J’ai dis à mon papa: “stop, je suis née musulmane et je mourrai musulmane”. Je lui ai expliqué les avantages de ce choix de devenir Belge…

D’ailleurs, je lui ai dit qu’il devrait faire la même chose. Mon père est théâtral, il a travaillé dans une société flamande de construction et il m’a répondu en rigolant: “Mais moi, je ne serai jamais patates frites”. Tous mes frères et soeurs ont suivi. Quand lui, des années après, en a fait de même, j’ai pris sa carte d’identité et j’ai fait le show devant toute la famille. J’ai récité : « Nom: Draoui. Prénom: Ahmed. Né en 1934 au Maroc. Nationalité: patates frites! » Il rigolait… Il y avait une certaine reconnaissance dans ce rire, il y avait de l’amour même si ce n’était pas souvent exprimé dans la famille. Aujourd’hui, ceux de la deuxième génération, ils sont bloqués, c’est terrible. Pour mes parents, c’était difficile, mais maintenant…

Cette nouvelle génération revendique un Islam moderne, pour une majorité d’entre eux, mais ils souhaitent que cet Islam soit très visible…

Au niveau visibilité, c’est un choc pour moi de voir toutes ces jeunes filles voilées. Je suis persuadée que pour un certain nombre, c’est un choix personnel, spirituel, il y en a d’autres pour qui c’est imposé… Ce sont des modes aussi. Ou une affirmation identitaire. J’ai une cousine sourde muette que l’on a inscrite dans une école à Molenbeek et peu de temps après, elle portait le foulard. Je lui ai dit: “Ah, tu mets le foulard, maintenant, pourquoi ?” Elle m’a répondu: “On m’a dit à l’école que je devais mettre le foulard et que, comme ça, je me marierais plus facilement!” Je lui ai répondu qu’elle était folle, que c’est n’importe quoi. Mais on lui avait dit et c’était comme ça. J’en entends de plus en plus, des jeunes filles de 15 à 18 ans qui portent le foulard, qui veulent se marier… C’est une façon de s’enfermer. Pour moi, alors que la bouée de secours pour ces femmes, ce sont les études supérieures. Ce n’est déjà pas évident avec ton diplôme, mais si tu n’en n’as pas, c’est que tu acceptes d’être dépendante de ton mari. Pour moi, c’est difficile à accepter, tout ça… Cela me choque.
C’est comme l’histoire des piscines. moi, je fais de l’aquagym trois fois par semaines parce que je souffre d’arthrose. J’ai une copine qui me dit: “c’est bien, tu ne fais cela qu’avec des femmes…” “Non, c’est mixte”. Elle était choquée… Personnellement, je m’en fous, il y a des hommes. Mes parents, de la première génération et totalement dépaysés pourtant, n’avaient aucun problème avec ça. Et aujourd’hui, des gamines ne peuvent pas y aller, des femmes de mon âge sont choquées. Franchement…

Cela vient d’où?

Cela peut venir des mosquées, via les frères. Le vendredi, il y a plein de choses qui se disent. On sait bien qu’il y a des discours conservateurs qui s’expriment. C’est assez effrayant de se rendre compte de cela, alors que l’Islam est une religion merveilleuse.
Il y a une crispation identitaire liée à l’histoire de l’immigration, aux tensions internationales, peut-être au regard des médias…
On revient toujours au fait que nous sommes issus de l’immigration. Moi, j’en ai marre! J’ai 44 ans, je me sens plus Belge que Marocaine… Quand j’ai opté pour la nationalité belge, le commissaire de police voulait voir si j’étais intégrée. Il me demandait si j’avais des amies belges, et ci et ça… Et puis, il me demande “qu’est ce que vous mangez ?”. Je lui ai répondu que ma maman faisait un grand couscous, que l’on mange traditionnellement en faisant une grande boule dans la main, ce que moi je ne sais pas faire, moi je suis né en Belgique et je mange avec la cuillère… pour moi, c’est cela l’intégration.” Il a compris. Cela ne devrait pas être un problème!

Mais cela l’est…
Oui, cela l’est, mais cela ne devrait pas! On mélange tout. Le conflit israélo-palestinien, cela n’a rien à voir! L’Islam est une minorité qui a une visibilité forte à Bruxelles, revendiquée. D’autre part, il y a un raidissement de la laïcité, des expressions racistes. Corinne Torrekens, chercheuse à l’ULB, dit qu’elle a peur de dire qu’elle travaille sur l’Islam, qu’elle n’ose plus en parler parce que l’on entend des horreurs. On sait les situations internationales, le contexte socio-économique, plein de choses… Mais quand même…

Oui, en France, il y a eu les cités. On voit ce que cela a donné. Marine Le Pen, ce n’est pas par hasard. Quand on voit ce gars qui porte plainte parce que sa femme n’était pas vierge. Même moi, je ne le savais pas. Mais cela m’a choquée! Qu’un gars se rende au tribunal pour quelque chose d’aussi intime! Il n’y a aucun obligation que la femme soir vierge à son mariage, rien à voir! On véhicule des mensonges, en fait. Mais je reste optimiste avec la troisième génération, avec mes enfants… Cela dépendra de moi et du papa…

Mais s’il y a un raidissement…

C’est vrai que ceux qui sont en régression… Mais nos enfants vont être complètement décalés par rapport à la religion. Moi, je leur laisse le choix, déjà…

L’élément positif, la source d’optimisme, c’est peut-être cette individualisation des choix que l’on constate.. Sauf pour ceux à qui on impose le choix. Cela se cristallise-t-il dans des quartiers, à Molenbeek par exemple?

Je ne suis pas à l’aise dans certains quartiers de Molenbeek.

Pourquoi ?
Parce qu’il y a des jeunes et moins jeunes qui ont une vision de l’Islam qui n’est pas proche de la mienne. Qui est fermée. Je suis pour un Islam moderniste, ouvert. Chaque jour, je change d’avis. Mais là-bas, je ne me sens pas à l’aise…

Cela s’exprime comment ?

Le regard. Je me sens mal à l’aise, oui. Je peux être en jupe, en talons, mais j’ai peur de les provoquer. Je trouve cela dommage parce que nous sommes d’une même famille, mais on ne se reconnaît pas. C’est ça qui est triste dans l’histoire. Si déjà entre nous, on a ce sentiment de ne pas faire partie de la même famille, comment le Belge de souche pourrait… ? C’est la peur, la peur de l’autre… Il y a des quartiers où il y a des barbus, mais moi j’ai peu d’expérience de cela.

L’Islam est jeune en Europe! Il traverse une crise d’adolescence. On ne peut pas brûler les étapes… C’est le cas dans toute l’Europe.
A Bruxelles, cette question ne se pose-t-elle pas pose différemment parce que tout est mélangé ? Ce n’est pas vécu positivement par tout le monde, c’est clair. Ce n’est quand même pas normal que des Belges doivent déménager ou fermer des commerces parce qu’il y a trop de Marocains, que l’on appelle certains quartiers les “petits Marrakech”. Cela devrait être une richesse, enfin, un plus. Moi, c’est comme ça que je vois ma culture.

Politiquement, y’a-t-il des responsabilités?

Il y a beaucoup d’hypocrisie!

On pourrait citer le cas de Philippe Moureaux à Molenbeek?

Je suis conseillère communale socialiste à Jette. Oui, on pourrait citer Philippe Moureaux, c’est un bel exemple. C’est clair. Il ne les aide pas. C’est continuer à de voiler la face devant ces réalités… Oui, il a fait beaucoup de choses, c’est vrai. Il a fermé des lieux où il y avait de la drogue. Mais il n’y a pas que cela. Il les a beaucoup trop assisté.

Une forme de paternalisme?

Oui, voilà. Ce n’est pas de cela dont les jeunes ont besoin. Je suis assistante sociale de formation et je ne conçois pas mon rôle comme ça. Il faut être ferme, parfois, il n’y a que comme cela que l’on peut les motiver, faire en sorte qu’ils aient une autre vision des choses. Il faut cesser ce discours misérabiliste. Mais il faut leur faire quoi, à ces jeunes? Des parcs maroco-marocains? Il ne manquerait plus que ça. Il y a toute une série d’aides, de maisons de jeunes, mais cela ne sert à rien du tout. Quoi? Ils fument du schit dans la maison plutôt que dans la rue?

Il y a une forme de clientélisme là derrière?

Clairement! Je suis socialiste depuis l’âge de 20 ans. J’ai fais un stage d’assistance sociale et c’est Yvan Mayeur qui m’a recrutée. J’étais une militante, j’ai un peu évolué. Mais au PS, c’est comme n’importe quel autre parti, cela ramène des voix aussi, c’est clair. C’est scandaleux de voir certaines choses! Il y a des Belges d’origine marocaine qui se retrouvent sur les listes à Molenbeek ou ailleurs et qui sont pratiquement analphabètes! Ils représentent qui? On ne sait même pas ce qu’il font là? Ils ont un salaire de 4000 euros, c’est la politique pour le fric, alors? Il faut un peu recadrer cela, ce n’est plus possible! Et c’est comme cela que l’on va évoluer?

Il faudrait du courage et que chacun nettoie les écuries de son côté, en somme. Que les partis cessent ces pratiques? Que l’Exécutif des musulmans soit un guide pour éliminer des groupes minoritaires mais conservateurs ?

Qu’il y ait un guide spirituel, oui. C’est difficile parce que dans l’Islam, il n’y a pas de clergé. Il y a des imams, oui, mais quand ils sont chapeauté par l’Arabie saoudite… Encore une fois, les interprétations de l’Islam sont nombreuses. Je me rends compte que le Coran, c’est un poème, c’est une quête spirituelle personnelle. Mais il faut des balises, c’est vrai.

Il y a trop de matraquage, on devrait montrer d’autres choses. Même si je me rends compte qu’il y a une régression chez certaines femmes de mon âge, je ne suis pas la seule à avoir fait des études, quand même ! Il y en a heureusement de plus en plus. Mais on n’en parle pas, de celles-là! C’est cela qui fait que l’image reste figée.

Jean-Claude Guillebaud, un ancien grand reporter du “Monde” a écrit un livre qui s’intitule “le commencement d’un monde”. Il part du principe que l’on a raison d’avoir peur face à ces mutations du monde, à la fin de 400 ans de domination occidentale, mais que cela est le début d’un processus inéluctable de métissage, qui peut être positif si on peut le prend bien. A Bruxelles, si l’on traduit, cela signifie que l’on peut être perdu face à une quartier qui a basculé en trente ans, que l’on on doit mettre un terme un dérapage de certains, et que l’on doit donner des modèles positifs.

C’est ce que je dis, oui ! Mais vient s’immiscer dans cela ce processus de visibilisation accrue de l’Islam.. Qui vient chambouler tout, oui, c’est vrai. D’où la complexité du débat. Certains aimeraient entendre: oui, nous condamnons le port du voile dans la sphère publique. Non, je n’ai pas envie que ma fille soit dans une école où les filles portent le voile.

Je suis partagée par rapport à cette question du port de voile dans l’espace public. On pourrait neutraliser les choses, mais est-ce la meilleure façon de faire? Ce n’est pas facile, c’est complexe, il y a trop de choses qui s’interpénètrent. Et plus on matraque les jeunes avec ça, plus c’est difficile. J’en ai ras-le bol de tout ça, j’ai vraiment ma dose! Le tout, c’est de parler des choses vraies. La majorité des étrangers à Bruxelles, ce sont des Marocains, ils ne sont pas en burqa. On brouille le carte avec tous les amalgames… Bruxelles ville musulmane? Cela m’énerve !

OLIVIER MOUTON

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41 réponses à « Il y a une régression dans la communauté musulmane »

  1. DCH dit :

    Une petite relecture de l’article afin d’en enlever les fautes d’orthographe ne serait pas un luxe à mon avis, pour un journal national

  2. Stef dit :

    La vison et le témoignage sont tout à fait intéressants.

  3. kano Serge dit :

    Je pense que vous avez ciblé le coeur du problème.
    Je suis africain d’origine sub-saharienne et je note que la communauté marocaine est celle qui arrive le moins à s’intégrer à la société belge. il fait dire que le communautarisme idiot ambiant est destructurant, les jeunes marocains avancent à contre courant, ils ont une opportunité de vivre sans trop de contraintes (papiers ou autre…) dans un pays moderne au coeur de l’Europedans lequel ils peuvent faire des études quasi gratuites et occuper des postes importants dans la société. résultat des courses = il y a plus de jeunes en prison qu’au travail. L’islam radical rentre par les couches les plus pauvres et analphabètes pour la plupart, des gens ignorants même dans leur propre culture et valeurs. Ceux qui veulent faire passer des message ont donc de l’eau dans leur moulin: le voile, l’outil le plus remarquable et le plus dérangeant pour les belges pur souche, voile qu’il faudrait banaliser afin qu’on passe à un vrai combat contre le radicalisme.
    Il faut d’urgence faire des actions fortes pour motiver et forcer les familles d’immigrés à s’engager dans la voie de l’intégration et des exemples existente– en Europe…

  4. Wallraf dit :

    Je vous ai lu avec beaucoup d’intérêt bien que je ne sois pas confronté avec cette problématique. Je ne crois pas qu’il serait utile ou possible d’en discuter mais j’ai lu entre les lignes que vous êtes une femme intelligente qui commence seulement à se poser les questions qui s’imposent. Mais il faut aller beaucoup plus loin. Vous acceptez encore trop de choses parce que c’est moins dérangeant de les accepter que de les soumettre à votre jugement critique. Osez aller plus loin et seulement alors vous arriverez à la liberté d’esprit. Je suis un homme, et je vais vous dire honnêtement: la religion la plus intéressante pour un homme c’est l’Islam et si j’étais islamique je n’aimerais pas que cela change.
    Succès, mais surtout: courage.

  5. ECO dit :

    C’est son avis personnel qui ne reflète pas les 600.000 musulmans de Belgique !

    “Si j’avais connu mon mari auparavant”

    est comment cette dame explique l’explosion des divorce en Belgique non islamique ?

    incroyable d’ou la sorte vous celle la ? “parce qu’il y a trop de Marocains” DES BELGES ma fille !

    “Les prisons de Saint-Gilles, de Forest sont bondées de jeunes d’origine marocaine”

    encore une fois DES BELGES !et c’est normal de trouver des nouveau belges en prison ! étant donné qu’ils représentent 70% des jeunes a Bruxelles et de plus les plus défavorisé !elle devrait avoir honte !c’est un problème sociaux économique et non ethnique !

    “J’étais triste, effarée, de me rendre compte que c’était tous des Marocains. ”

    encore une fois des belges !et que croyait-elle trouvais des rouquin a molembeek ?

    85% sont des nouveaux belges ! donc sur 80.000 il y auras bien 2000 crapules !2000 mais cela représentes 2.5% ! horreur !alors on stigmatise les 97.5% autres ? ben oui allons y !minable !

    bon on a compris ! comment tu a eu t’a place !

    • eric dit :

      On se sent pique dans son orgeuil. la verite n’est pas toujours bonne a ecrire il me semble.
      L’autorgrasfe est un peu a ameliorer, ne trouvez-vous pas?

  6. ECO dit :

    bon ca reste n’importe quoi ! ici on a le vrais visage de l’islam et pas ce que cette dame vient nous raconter !

    http://www.youtube.com/watch?v=3NYSc9LxjKc&feature=related

  7. ECO dit :

    A telle la double nationalité ? oui bien sur !donc elle n’est pas totalement Belge !je connait pleins de jeunes qui ont refusé la double !celle qu’elle traite de marocain !

    • eric dit :

      elle est Belge ET Musulmane, etre Musulmane ne signifie pas avoir la double nationalite. Et croyez-moi bien des Iraniennes pensent la meme chose qu’elles.

  8. Oli dit :

    Bon article. Maintenant imaginez qu’il soit signé par Jean Dupont. Ce Jean Dupont n’aurait-il pas déjà reçu une lettre de mise en demeure de MRAX et une foule de commentaires le traitant de raciste et d’intolérant?
    Pourquoi seuls les musulmans peuvent-ils critiquer l’Islam?

  9. john dit :

    Enfin l’avis d’une femme libre qui s’étonne elle même des dérives actuelles. Il en ressort qu’il est grand temps que les autorités de la communauté musulmane crée un guide des us et coutumes destiné aux musulmans lambdas (qui sont actuellement manipulés dans leur mosquée) afin de faire cesser ses multiples interprétations qui n’ont pour but que de limiter la liberté des musulmanes et préserver l’autorité des hommes.

  10. ROMAGNOLO Ph dit :

    Bravo, madame, pour votre analyse lucide et sans faux-fuyants. Vous demandez comment faire passer ce message vers les jeunes issus de l’immigration ? Moi, je demande aussi de faire passer ce message vers les jeunes “belges de souche” (qui n’en sont pas vraiment puisque la Belgique ne date que de 1830). Je suis moi-même issu de l’immigration italienne d’après-guerre, et j’ai (un peu) souffert de problèmes de “racisme ordinaire” dans ma jeunesse. Je vois qu’actuellement, pour les Italiens, toutes les difficultés sont applanies. J’espère qu’il en ira de même pour les personnes issues de l’immigration du Magrheb. Mais ces choses prennent du temps.

  11. jonathan b dit :

    C’est plaisant de lire POUR UNE FOIS une musulmane active et non misérabiliste!
    Parce qu’avant tout c’est une femme, qui à les mêmes droit que n’importe qui qu’importe en qui ou quoi elle croit.
    Et qu’elle a aussi des obligations, comme nous tous.
    Le problème c’est que beaucoup aime parler de l’autre alors qu’il ne le connaisse pas.
    Si plus de “belges” savaient que des femmes d’origine marocaine aussi se font agresser, siffler, ennuyer.
    si plus de “belges” savaient que des homos d’origine marocaine aussi se font agresser, siffler, ennuyer.
    si plus de “belges” savaient que ces problèmes de société sont le problème de TOUS et pas juste d’autres, d’origine marocaine, Bruxelles tournerait mieux.

  12. Mdj dit :

    Bravo Madame, vous avez un sacré courage que n’ont malheureusement pas certains hommes politiques que vous citez. Ces “vieux routiers” de la politique ont évidemment d’autres préoccupations nettement moins idéalistes que les vôtres et vous pouvez compter sur eux pour critiquer vertement votre prise de position lucide. Pourtant, ne croyez-vous pas que ce sont finalement eux, par cet espèce de “négationisme” qui font en réalité le lit de l’extrème droite?

  13. Dufour dit :

    Vous n’avez qu’un diplôme d’assistante sociale et à vous entendre parler, on pourrait croire que vous êtes ingénieur. Vous donnez de leçon mais vous avez été élue par, justement, ses marocains. Il est triste que l’on invite des gens de votre niveau, pour parler de votre communauté. Il y en a d’autres avec un niveau bien plus élevé et non frustrés par un quelconque divorce.Et même pour une assistance, quelle pauvre analyse. Le problème est bien plus complexe. A la place du PS et de Mr Moureaux, je réagirai au plus vite. C’est inadmissible !!!

    • eric dit :

      La valeur du diplome n’a aucune importance. De nouveau il semblerait que certains ne supportent pas les critiques. Faites donc nous part de vos idees sur la nature complexe du probleme. mais je crains que ce ne soit peine perdue.

  14. chak dit :

    Ne changez pas l’Islam pour plaire au gens mais changez vos comportements pour plaire à Dieu si vous aites vraiment croyants !
    La délinquance dans certains quartiers de Bruxelles ou ailleurs n’a rien avoir avec l’Islam !

  15. Louis dit :

    Bonjour, Vous dites qu’il y a une régression dans la communauté Musulmane, pour ma part je le dis depuis 1986… Dés que les 6 jeunes de Molenbeek commune de Philippe Moureau…. Si dés ce moment là, les politiques de tout bord avaient pris leurs responsabilités, nous n’en serions pas là, comme la première femme voilé dans l’hémicycle Bruxellois .. Qui ne pourrait même pas mettre un pied au parlement Turc… Ma question est simple: ” Pourquoi les femmes Musulmanes modérées ne manifestent pas en rue pour contrer cela ?

  16. Dufour dit :

    Vous n’avez qu’un diplôme d’assistante sociale et à vous entendre parler, on pourrait croire que vous êtes ingénieur. Vous donnez des leçons mais vous avez été élue par, justement, ses marocains. Il est triste que l’on invite des gens de votre niveau, pour parler de votre communauté. Il y en a d’autres avec un niveau bien plus élevé et non frustrés par un quelconque divorce.Et même pour une assistante sociale, quelle pauvre analyse. Le problème est bien plus complexe. A la place du PS et de Mr Moureaux, je réagirai au plus vite. C’est inadmissible !!!

  17. Desablens dit :

    Voici un texte que j’ai reçu d’ un amis qui réfléchi et il me semble plein de bon sens ; mais ce n’est pas facile . Pour avoir passé deux années il y a 30 ans en afrique du nord , les mécanismes du voyage sans retour ne sont faciles ni pour les voyageurs , ni pour ceux des pays traversés. C’est le choc des cultures avec des historicités éloignées ; nous ne sommes pas passés à la modernité , à la postmodernité comme cela d’un coup de bagette magique.Il a fallu du temps …
    Lorsque l’on part , on passe par un moment de dé-culturation et ensuite par un moment de frustration de ne pas savoir rentrer dans la culture de l’autre et d’avoir l’impression de perdre la sienne. Après deux ans , il m’a fallu 1 année pour ré attérir et souvent , j’ai l’impression d’être un étranger dans ma propre culture , car pas forcément en phase avec les valeurs mises en avant. Mais nous sommes dans un pays qui accepte la différence . Les autochtones sont capables de savoir jusqu’à quelle distorsion de valeurs référentes, ils accepteront la différence ; mais lorsque cette différence de valeurs va jusqu’à mettre en péril les leurs dont il a fallu plusieurs décennies afin d’y arriver , alors cela parait normal que l’on veille faire barrage ou au moins que l’on remette les pendules à l’heure. Il y a des devoirs et après , on accède aux dus.

    Malika Sorel : “La France s’autodétruit sans rendre service aux immigrés”

    Octobre 2010 – Propos recueillis par Charlotte d’Ornella

    Ancien ingénieur d’affaires et de recrutement de cadres de PME, aujourd’hui membre du Haut Conseil à l’intégration, Malika Sorel a passé ses dix premières années en France, avant de suivre ses parents en Algérie où elle suit sa scolarité. Après avoir terminé l’école polytechnique d’Alger, elle revient en France, où elle suit le troisième cycle de Sciences po. En 2007, elle publie le Puzzle de l’intégration – les Pièces qui vous manquent (Mille et une nuits). Elle y explique que la question de l’immigration-intégration doit être traitée globalement et non plus de façon sectorielle, qu’il faut cesser d’octroyer la nationalité française à des personnes qui ne sont pas prêtes, psychologiquement et moralement, à l’assumer, et s’appliquer, en revanche, à faire respecter la loi française par tous, sans exception.

    Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

    Les émeutes de 2005 m’ont poussée à écrire ce livre parce que je me sentais responsable de n’avoir, alors, rien dit. Moralement, mais aussi sur le plan affectif, je ne supportais plus cette injustice vis-à-vis du peuple français : les Français sont bâillonnés ; et quand ils osent s’exprimer, on leur fait un procès en racisme ou en xénophobie alors qu’ils veulent simplement préserver leur identité. Mes origines me permettaient, peut-être, de dire que la véritable victime de l’immigration est le peuple français.

    Vous parlez beaucoup du rôle délétère de la « repentance ». Non seulement pour les Français, mais pour les immigrés eux-mêmes…

    Le rôle des élites françaises a toujours été déterminant dans l’instrumentalisation de l’histoire. La décolonisation a traumatisé tout le monde, soit ! Mais il devrait tout de même être possible, cinquante ans après des drames partagés, de traiter sereinement du passé, avec ses ombres et ses lumières, au lieu de renier son histoire en se laissant enfermer dans la dialectique culpabilisation-victimisation. Or, c’est malheureusement ce qui se passe. Le discours dominant ne parle que des « horreurs » de la colonisation, et plus personne n’écoute le peuple français, qui est pourtant le plus légitime pour parler objectivement des problèmes engendrés par l’immigration…

    De surcroît, transformer les Français de souche en bourreaux n’a fait qu’injecter le poison de la haine dans le coeur des enfants issus de l’immigration. La France s’autodétruit sans rendre service aux immigrés, puisqu’on attribue leurs erreurs, ou encore leur manque d’investissement, à la société. Une excuse facile qu’ils reprennent pour ne pas assumer leurs responsabilités. A partir du moment où l’on enferme des gens dans le rôle de victimes, on leur envoie le signal que tout leur est dû. Or, cela n’est pas vrai. La France fait beaucoup pour les immigrés et leurs descendants, et ceux-ci ont encore énormément à faire pour se rapprocher des Français de souche européenne, en particulier les Maghrébins et les Africains dont la culture reste très éloignée de celle de leur pays d’accueil. Il fallait d’emblée être ferme et affirmer que nos valeurs fondamentales ne changeraient pas. On a fait l’inverse. Dans ces conditions, il est naturel qu’ils développent de moins en moins d’efforts pour respecter les normes collectives françaises. Ils sont convaincus que celles-ci vont changer pour s’adapter à eux. Il faut aussi dire aux populations d’origine étrangère tout ce que l’Etat fait pour elles, l’argent qui est injecté dans tous les domaines : c’est ainsi qu’on aidera les enfants de l’immigration à se construire le socle de reconnaissance sans lequel rien d’harmonieux ne sera jamais possible. Ce n’est pas en se flagellant qu’on fera aimer la France aux enfants et aux adolescents des banlieues. Bien au contraire.Notre comportement relève parfois de la psychiatrie !

    Pourquoi l’idée de « discrimination positive » est-elle dangereuse à vos yeux ?

    Parce que c’est une escroquerie. L’intégration n’est pas un ascenseur automatique, mais un parcours semé d’obstacles ! L’idée que l’on puisse progresser dans la société de manière passive est absurde. C’est un engagement sur plusieurs générations, la famille entière doit s’engager autour du projet éducatif. Aujourd’hui, beaucoup d’élèves ne font plus rien. Il faut arrêter de les bercer de mensonges :pour réussir, il faut se prendre en main. Et puis la « discrimination positive » est injurieuse pour les immigrés eux-mêmes : on part du principe que les gens issus de l’immigration n’y arriveront pas seuls parce que les Français les détesteraient. C’est zéro pointé sur toute la ligne. Quand vous travaillez dans une équipe, il faut acquérir sa légitimité auprès des autres. Si vous n’avez pas respecté le même processus de sélection, c’est impossible. Pour devenir légitimes, les personnes issues de l’immigration doivent se plier aux mêmes exigences que les autres.

    Vous êtes également très sévère avec la Halde…

    Elle joue un rôle d’exaspération et de crispation entre les groupes. Elle passe le plus clair de son temps à exacerber les tensions en disant que les gens issus de l’immigration sont victimes de notre société, alors que c’est l’ignorance des codes sociaux et culturels qui empêche les jeunes d’être recrutés. Cela avait été parfaitement mis en évidence par l’analyse d’entretiens d’embauche auxquels la sociologue Jacqueline Costa-Lascoux avait assisté. Le fait qu’on accepte d’eux ce qu’on n’accepterait jamais des autres ne fait que les enfermer dans leurs propres codes culturels. J’ajoute que je prends comme une bonne nouvelle la mise sous tutelle de la Halde. Mais il faut, à terme, qu’elle disparaisse. Le système judiciaire français est là pour traiter des vraies affaires de discrimination. On n’a nul besoin d’une institution qui participe, vraisemblablement sans le vouloir, à dresser les gens les uns contre les autres.

    Qu’opposer, alors, aux doctrines que vous dénoncez ?

    Rien d’autre que le modèle d’intégration républicain qui fonctionnait très bien ! On doit accueillir les gens dans la communauté française et non l’inverse. Ils doivent respecter le système français. Si on avait fait ça, on aurait suscité le désir d’intégration. Mais comment y parvenir quand on injecte 200 000 nouveaux entrants par an dans une société déjà en proie à des difficultés majeures ? C’est irresponsable, grave et fondamentalement dangereux. Il est évident que là réside le défi des prochaines années : si l’on continue comme aujourd’hui, nous irons vers des troubles majeurs. Trop de gens arrivés récemment n’éprouvent plus le besoin de respecter la loi de la République, etre constituent leurs sociétés d’origine sur le territoire français… Si rien n’est fait pour y mettre un terme, la pression va devenir rapidement intenable.

    Quelle pression, justement, exercent ces sociétés reconstituées ?

    Dans les cultures maghrébines et africaines, le groupe prend possession de l’individu. Or, plus la société est déstructurée et permet des accommodements, plus les membres des groupes mieux structurés sont tentés de bafouer les règles françaises, qu’on peut défier à moindre risque. La culture de l’école de la République que les enfants ramènent à la maison est aussitôt rejetée parce qu’elle ne correspond pas aux normes culturelles d’origine. Le racisme anti-blanc est une réalité. L’insulte suprême utilisée, c’est «céfranc ». Les professeurs nous le disent : être sérieux en cours, c’est déjà, pour certains, vouloir devenir français : une honte, car assimilé à une traîtrise. Les bons élèves sont, de ce fait, de plus en plus soumis à des pressions par les enfants issus de la même origine culturelle. Le fait que les institutions françaises – la police et l’école – soient attaquées n’est évidemment pas anodin. Or, on continue à excuser les auteurs de ces attaques, à les déresponsabiliser en invoquant leurs conditions sociales. Or, ces mêmes populations, avec des conditions sociales nettement inférieures, ne se comportent pas ainsi dans leur pays d’origine. C’est bien la preuve que l’attitude de notre société a joué un rôle déterminant dans l’apparition des problèmes que nous connaissons.

    Vous accusez le droit du sol. Pourquoi ?

    Devenir français est un processus qui doit être personnel, car il faut être prêt à assumer d’inscrire ses propres descendants dans un nouvel arbre généalogique qui n’est pas celui de ses ascendants biologiques et culturels. Il y a là une véritable rupture, très difficile à assumer. C’est pourquoi, aujourd’hui, pour une multitude de raisons, peu de gens ont le désir de devenir français. Ils prennent les papiers parce qu’ils savent que c’est le sésame avec lequel ils n’auront plus jamais faim. Ils sont honnêtes et l’avouent : je ne suis pas français, j’ai juste les papiers. C’est la classe politique, dans son ensemble, qui ment et occulte ce que signifie l’identité française. La communauté française reste pour l’instant silencieuse car elle est bâillonnée mais, comme dans tous les pays du monde, elle n’est pas prête à accepter comme françaises des populations étrangères à son identité. Il y a aujourd’hui, en France, une négation fondamentale du droit des Français à être français.

    Quelle distinction faites-vous entre insertion et intégration ?

    L’intégration, c’est le fait d’assumer l’héritage du peuple français, de porter soi-même les valeurs et les principes des Français, de les transmettre à ses propres enfants. Il y a une forte dimension affective et morale. On ne peut pas exiger cette étape, elle est trop personnelle, trop intime. En revanche, l’insertion est absolument non négociable, c’est le respect des règles et lois de la société. Nombre de ces règles sont tacites. Elles ne sont pas nécessairement inscrites dans des lois. L’insertion dans la société française constitue une étape indispensable avant l’intégration dans la communauté nationale française. C’est ce que ne respecte pas le droit du sol.

    L’une des plus grandes erreurs a été, selon vous, de dégrader l’apprentissage de la langue et de la culture française. Pourquoi ?

    L’école de la République a un savoir à transmettre, qui crée un référentiel commun à tous les enfants. La langue est un passeport culturel pour naviguer dans la société française. On les a empêchés de pouvoir le faire en revoyant nos exigences sans cesse à la baisse. Pis, l’école s’est mise à verser dans le relativisme culturel, et même à leur transmettre des éléments de leur référentiel culturel alors que c’est bien la seule chose que leurs familles leur transmettent. Aimer une langue est un tremplin pour aimer un peuple. Au travers de la langue, des textes de littérature et aussi des contes et des chansons enfantines, c’est bien la culture qui est transmise. Aujourd’hui, dans les rues, dans les cours d’école, on ne parle plus français. C’est un signe sans équivoque du réel refus d’intégration. Sans compter qu’un enfant qui ne peut s’exprimer et se faire comprendre du fait de la pauvreté de son langage a une plus grande propension à devenir violent. Commençons donc par accentuer l’effort sur la maternelle et sur les premières classes de l’école primaire, en réduisant les effectifs par classe et en mettant l’accent sur la transmission de la langue. Revoyons aussi le circuit des allocations. Il faut impérativement que cet argent aille en priorité au projet éducatif, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. A chaque rentrée scolaire, au lieu de remettre aux parents un chèque qui, souvent, sera envoyé dans le pays d’origine, donnons un cartable, des cahiers et des livres directement à l’enfant.

    Que pensez-vous de la déchéance de nationalité ?

    Il faut la mettre en place. Et il faut cesser de donner la nationalité à tout le monde. Les gens qui risquent aujourd’hui la déchéance de nationalité n’auraient jamais dû l’obtenir. Il faut vraiment que les politiques s’occupent de toutes ces questions très rapidement. Beaucoup, parmi eux, sont habités par la peur car les populations de l’immigration leur apparaissent comme ayant facilement recours à la violence. Il va pourtant falloir avoir le courage de traiter toutes les dimensions de ce sujet. C’est dans l’intérêt de tous. Notre société est chaque jour plus déstabilisée. C’est la cohésion nationale qui est désormais en jeu ! Tout accepter met la France par terre.

  18. Gemipat dit :

    Bel article, mais habitant Bxl, on se doute un peu que c’est la vérité et que les appels politiques pour dire que c’est autrement sont un peu à côté de la plaque. Je suis triste par contre de la place faite à l’Islam, on aimerait voir beaucoup plus souvent les modérés parler et revendiquer la place qu’ils doivent occuper. Les autres religions et athées ont besoin de voir cela car on a beau savoir que l’Islam est très ouvert, la représentation qu’on en a ici en est souvent très loin comme illustré dans l’article.

  19. Blairon Florent dit :

    Très touchant témoignage même si je trouve le réveil carrément tardif pour ne pas dire feint.

    Je regrette l’hypocrisie en place qui veut que:
    * vous ayez le droit de tenir de tels propos sans être taxée de raciste ou d’extrême droite ou comme étant quelqu’un qui fait des amalgames
    * qu’un blanc belge s’adonnant à la même envolée lyrique devienne infréquentable instantanément

    Ca signifie simplement que seul des musulmans sont autorisés à critiquer leur communauté de manière légitime et pertinente, toute personne blanche catho ou athée exerçant le même droit est oblitérée de manière unilatérale et immédiate.

    Je regrette donc la prise de conscience tardive de votre communauté vu qu’elle serait la seule a jouir d’une quelconque légitimité de remise en question.

    Pour faire simple,
    imaginons que je dise:
    “Les prisons de bruxelles sont remplies majoritairement de maghrébins“
    Indépendamment du fait que cela puisse être une allégation pertinente de quelque manière que ce soit, on nous a tous appris à reconnaître ce type de propos comme étant vulgaires, racistes et populistes. On s’évertue a stigmatiser les auteurs de tels phrases, alors qu’il peu s’agir d’une allégation basée sur une approche factuelle. On ne se donne même plus la peine de considérer le fond de tels propos, on les range vite fait sous le spectre du populisme bien gras, ça évite de remettre quoi que soit en question.

    J’ai donc bien l’impression que seul des marocains aient le droit de parole et une chance de faire changer les choses. Donc, bonne chance ;)
    Je prend la liberté d’attribuer la paternité de la situation actuelle au PS; ce parti qui n’a de socialiste plus que le nom…

  20. jim dit :

    Bonjour Madame, merci pour votre sincérité, il y a trop de langue de bois à propos de l’islam et cela contribue a sa diabolisation, vous tenter d’apporter un éclairage équilibré à ce problème du “vivre ensemble et évoluer positivement” et rien que cela est trop rare mais tellement positif pourtant. Le fait qu’une musulmane telle que vous, moderne, ouverte et lucide prenne la parole est, pour l’opinion publique belge très important, elle à besoin de relais tels que vous pour apporter une autre vision, une autre réalité des musulmans et de la crainte très importante et grandissante qu’ils succitent (pour les plus radicaux d’entres eux mais qui sont chaque jour plus nombreux). le risque est que la population belge (qui est occupée à progressivement se radicaliser elle aussi par une réaction bien normale) se dresse un jour pour défendre son modèle de société, au détriment de ce qui a été réalisé de positif jusqu’à présent en créant l’amalgame. Merci pour ce témoignage

  21. Dufour dit :

    Vous n’avez qu’un diplôme d’assistante sociale et à vous entendre parler, on pourrait croire que vous êtes ingénieur. Vous donnez des leçons mais vous avez été élue par, justement, ses marocains. Il est triste que l’on invite des gens de votre niveau, pour parler de votre communauté. Il y en a d’autres avec un niveau bien plus élevé et non frustrés par un quelconque divorce.Et même pour une assistante sociale, quelle pauvre analyse. Le problème est bien plus complexe. A la place du PS et de Mr Moureaux, je réagirai au plus vite. C’est inadmissible !!!

  22. al dit :

    la seule possibilité est le courage la force de caractère des femmes musulmanes d’oser prendre leurs choix sans tenir compte des pressions familiales ou autres. mais c’est très difficile et il faut passer par les études pour mieux comprendre la société et les mentalités

  23. Alexander dit :

    Felicitations, il faut du courage dans le cas de Mme. Hafida Draoui pour s’exprimer de telle facon. Je m’imagine que Mme. Hafida Draoui ne va pas se faire tres populaire a Molenbeek. Au moins pas la ou elle (plutot ses collegues PS) est cencee de plaire a un certain electorat. Remarque, si le meme texte aurait ete ecrit par un (politicien) flamand, on aurait probablement crié ‘extreme droite, nationalistes, intolerant , etc…’. Peut etre que ‘la verité’ – n’importe laquelle – depasse de loin un debat communautaire, entre Belges et Marocains, entre Flamands et Francophones. Faut encore oser le dire, et oser voir les verites….Comme fait cette politicienne. Bravo!

  24. A.T.rée dit :

    Hello,

    Je comprends le message qu’elle essaie de faire passer mais franchement avec quelle rudesse.
    Je comprends/vois le malaise autour de l’Islam mais des personnes pareilles qui ne pèsent pas leurs mots et qui donnent le sentiment de déballer sans réfléchir ne sont, à mon sens, pas d’une grande aide…
    Je fais un appel public : y aurait-il, en Belgique, préférablement à Bruxelles (afin d’éviter vous savez quoi), une personne qui pourrait offrir sa voix aux musulmans de Belgique en tenant un discours cohérent / éclairé avec une connaissance académique de l’Islam et évitant les amalgames, petites pensées du type “il y a des barbus dans certains quartiers” ou encore “les prisons sont pleines de marocains” et qui pourrait aussi éviter de nous parler de la vie privée de sa famille et amis…”
    Amis de l’Islam, si vous avez dans votre entourage une personne qui répond à cette description, je vous supplie de l’inciter à prendre la parole avant l’avènement du grand n’importe quoi…
    Excellente journée à tous

  25. A.T.rée dit :

    Blairon Florent,
    pour vous répondre, je pense que cette dame sera taxée de raciste et tenant des propos populistes bien gras, comme le disait très justement ECO, il ne s’agit pas de dire “les prisons sont pleines de maghrébins” (propos, à mon sens dénué de toute réflexion) mais “les prisons sont pleines de nouveaux belges issue de classe sociale où la délinquance est auj.inévitable…”, il ne s’agit pas d’hypocrisie, il s’agit d’un fait sociologique, aux Etats-Unis, ce ne sont pas les marocains qui remplissent les prisons, ce sont des personnes qui à nouveau sont issue de classe sociale qui sort à peine la tête de l’eau…

    Ce type de discours alimente le capital sympathie des partis d’extrême droite.

  26. Souliman Nucl'R dit :

    Cette femme ne représente en rien la communauté musulmane ! L’intégration, c’est aider son pays ! 90 % des musulmans de Belgique travaillent et payent leur impôts, il y’a une minorité qui ne fout rien parce que l’Etat autorise le fait de ne rien faire ! C’est vrai que Molenbeek, cela peut faire peur mais c’est encore une fois l’Etat qui veut ça ! Pour que l’Islam soit accepté, c’est simple. Il ne faut ni loi sur le voile, ni rien de tout cela. Casser les quartier-ghettos comme certains de Molenbeek ou d’Anderlecht. J’ai habité 20 ans à Molenbeek et maintenant j’habite à Asse. La différence ? Un musulman au contact de non-musulman, le courant finira par passer et le respect s’installera. Il y a des femmes voilées à Asse mais le respect est là parce qu’il y a un mélange. Des gens entre-eux ne seront jamais comment se comporté avec des gens différents ! C’est pour cela que les endroits où il n’y a aucun étranger votent FN et que les quartier-ghettos sont si hostiles aux étrangers.

  27. Kitàb dit :

    Je suis profondément choqué des réaction d’Eco qui manifeste une réelle ignorance de ce qu’est le Coran et l’Islam (ne devrait on d’ailleurs pas écrire LES Islam). Je vis une bonne partie du temps en terre musulmane et ne le suis pas (pas plus que chrétien ou juif d’ailleurs), je trouve bien plus de tolérance dans le chef des musulmans que dans le notre. Ne jugez pas les gens sans les connaître.

  28. Karlito dit :

    S’il est louable que des personnes appartenant à une certaine communauté prennent la liberté de la critiquer de l’intérieur, pourquoi faut-il que ce soit systématiquement lorsque cette critique s’adresse à l’Islam qu’elle trouve écho dans les médias généralistes?

    Pour ne pas donner l’impression d’un “deux poids, deux mesures”, il serait bon d’entendre plus régulièrement aussi des chrétiens critiquer Benoît XVI ou Mgr Léonard? Certains rétorqueront, pas tout à fait à tort, que c’est déjà le cas. Fort bien…

    Au risque de me faire traiter d’antisémite, là où il serait crucial d’avoir une représentation médiatique plus importante, c’est lorsqu’il s’agit d’une critique de certains mouvements se revendiquant comme juifs et parlant au nom de la communauté. Je pense notamment à l’Union des Juifs Progressistes de Belgique, qui ne fait pas partie du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique, et dont l’opinion n’est donc jamais (ou presque) relayée par les médias – contrairement à celle de ce dernier, toujours très prompt à inviter les journalistes dès que la politique étrangère / de sécurité d’Israël commence à faire jaser…

    Que vous le vouliez ou non, ce “deux poids, deux mesures” de fait contribue grandement à l’opposition croissante des deux communautés (musulmane et juive), à “l’importation du conflit israélo-palestinine”, et à une résurgence de l’antisémitisme que prétendent pourtant combattre ceux qui s’arrogent le droit de parler au nom de tous les juifs de Belgique!

  29. zygomar dit :

    Commentaire très intéressant, sans concessions. C’est le genre de personne avec laquelle on a envie de discuter, d’échanger, et sur laquelle on souhaite pouvoir compter pour “construire des ponts” entre les belges “de souche” et ceux qui le sont devenus ou sont en passe de l’être. Faire l’autruche, comme de nombreux représentants politiques n’aboutit qu’à une chose: augmenter les clivages et l’incompréhension mutuelle. Tolérance, oui, mais avant tout, respect du pays qui accueille (donc respect de ses lois, coutumes,…)

  30. OCE dit :

    @ECO, tu racontes n’importe quoi. Je vais faire bref, ce qu’elle raconte est un constat et il est réel. Et ça fait du bien d’entendre enfin un politique dire haut ce que trop de monde pense tout bas. Et c’est comme ça, et uniquement comme ça, que les choses pourrons avancer !

    En ce qui concerne ta vidéo, pour toi, un bon belge ou un bon français de souche est un belge ou un français CONVERTI à l’islam… Bravo… C’est une belle preuve d’ouverture.

    Sache que je ne t’empêche pas de pratiquer ta religion. Si ta croyante t’aide dans ta vie à tous les niveaux, TANT MIEUX. Mais respecte moi et ne me provoque pas.

  31. Patrick de Bruxelles dit :

    @Eco
    Vous me semblez pas très éduqué je constate.
    Jusqu’à quel âge avez-vous été à l’école ? 15 ans maximum ?
    De plus vous êtes plutôt un rebelle et avec ces gens-là nous ne savons jamais discuter car vous voulez toujours avoir raison.

  32. eKooz dit :

    Je trouve ce témoignage très touchant.

    Ceci dit il est normal qu’une personne d’un cercle soit terriblement critique avec celui-ci. Les anciens fumeurs sont les plus acharnés anti-fumeurs. Les personnes handicapées (et non pas les Personnes à Mobilités Réduites) sont parfois très critiques avec leurs semblables. En des termes qu’on accepterait jamais de personnes valides. Des belges d’origines étrangères marocaines sont parfois critiques ou tendrement comme le fait Sam Touzani.

    Ceci dit qu’est qu’une personne d’origine étrangère? Un de mes frères travaillaient comme visagiste (détecte les personnes à problèmes ) dans un club huppé de Manhatan. Un jour la direction lui signale “ne laisser entrer que les américains de pur souche, nous avons trop de problème”. Mon frère répondit : “très bien boss, à partir de maintenant seuls les descendants des tribus sioux et apaches pourront entrer”.

  33. alessandro pendesini dit :

    Bonjour à tous !
    “Aucun pays, aucune nation, aucune religion, aucun système de pensée n’a légitimité pour imposer toutes ses convictions -ou valeurs- aux autres”
    Bien cordialement
    alessandro pendesini

  34. bv dit :

    Je salue le témoignage de cette élue, qui prend ses distances avec le discours angélique et négationniste habituel de son parti (rejoint par d’autres).
    Elle confirme ce que beaucoup d’habitants voient et ressentent en vivant dans les quartiers dit “difficiles”, mais aussi dans des rues commerçantes jadis sans problèmes.
    Si je peux ici donner mon sentiment, en tant qu’habitant de Bruxelles, je dis que OUI, il y a un réel problème de délinquance et de valeurs qui concerne un très grand nombre de jeunes d’origine maghrébine, comme en témoigne les populations carcérales d’ailleurs, et nier cela c’est tout simplement mentir.

    Donner des exemples positifs? Pour quoi faire??
    On ne leur demande pas d’être des champions ou de grands savants, juste des citoyens qui participent harmonieusement à la vie en société, qui adhèrent aux valeurs fondamentales de ce pays (laïcité par exemple), des gens “sans histoire” justement, qui sont dans la normalité, ne se font pas remarquer, est-ce cela être un exemple positif??

    Il me semble que c’est aux parents à faire ce travail d’éducation, loin de toute influence religieuse rétrograde (et c’est sûrement un élément important du problème), loin de toute tradition pesante et obsolète quant aux réalités du terrain (plus facile à marier si on porte un foulard? Quelle blague!). Et là je me pose pas mal de questions, notamment quand je lis ce que cette dame dit aux sujet des frères qui agissent comme de véritables cerbères vis à vis de leur(s) soeur(s).

    J’aimerais enfin lire une stratégie de la part de nos politiques qui partirait du constat de la situation réelle (quelle révolution, déjà) pour y apporter des solutions complémentaires à celles habituelles que sont l’assistanat et la subsidiation d’ASBL. Mission impossible?

  35. fu dit :

    Immigration de masses, quartiers guettos, enseignement pauvre, manipulations, pauvreté, etc… un savant mélange pour uen réalité assez paralante…

    Sur quand certains ne savent pas se payer un malabar quand d’autres étiqueté de deux lettres gagnent 16.000 par mois, le dérapage est tentant…

    Eco la dame vous dit que si elle avait fait certains choix avant son mariage plutôt que d’être conditionnée, elle aurait évité certaines erreurs, et si vous préférez dans les prisons, il y’a trop de Belge d’origine marocaine selon ses affirmation..

    Ceci est une réalité qu’elle vous plaise ou non, alors si votre enseignement était si parfait, ces jeunes auraient une conduite exemplaire et les prisons en seraient vides, vous ne pensez-pas, hors ce n’est pas le cas.

    On sent dans votre commentaire un certain mépris pour cette dame et pour le Patate frite. je crois que la plupart des gens quelles que soient leurs convictions, cherchent à vivre en paix, sans imposer une vision unique de ce que serait la réalité,…

    La réalité est ce qu’elle est, et si le tir n’est pas corrigé, je ne pense pas que l’image des imigrés et nouveaux immigrés de Belgique va s’améliorer…

  36. Maereze dit :

    @Florent : il y a un dilemme entre parler ouvertement de faits ou empêcher qu’on en débatte. dans un monde idéal, on aurait la possibilité de dire et d’écrire que les prisons sont essentiellement peuplées de maghrébins, gens de l’Est…. Mais c’est surtout l’usage qu’on en fait qui pose problème.

    Soit vous vous emparez du problème devenu “public” et vous tentez de le résoudre, soit , beaucoup, en profiteront pour demander des solutions radicales (quelles sont-elles d’ailleurs ?). On est malheureusement dans le 2e cas, peu de gens sont capables de prendre du recul et de comprendre qu’à la délinquance de ce type il n’y a pas de solution miracle. Et qu’en finale, s’il y a 10.000 prisonniers en Belgique, et , soyons larges, 10.000 autres délinquants qui courent en liberté, il y a 300.000 ‘étrangers’ en Belgique, donc 90% qui ne causent aucun problème… Et donc, on préfère se taire et empêcher de ‘stigmatiser’.

    Les débats sur le voile, la fête du mouton etc… J’ai 45 ans et je suis personnellement étonné que des habitudes culturelles qui existaient depuis longtemps y compris en Belgique dès les années 50-60 (arrivée des marocains chez nous) deviennent seulement aujourd’hui des “problèmes”.

    La place de la femme dans les familles musulmanes est peut-être peu enviable mais ce n’est pas en bannissant le voile qu’on va y arriver à mon sens. Il serait plus malin de tolérer ces pratiques en laissant le temps et l’intégration faire son oeuvre. L’assimilation douce et non forcée. Même si cela doit prendre 1 ou 2 générations de plus.

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