Quand la « flamandisation de l’image de la rue » vire à l’obsession

L’« affaire Colruyt », survenue à Hamme le week-end dernier, atteste qu’au Nord du pays la « flamandisation de l’image de la rue » (de « vernederlandsing van het straatbeeld ») a tourné à l’obsession, chez certains.
La section locale N-VA de cette bourgade de Flandre-Orientale a agité le grelot parce que le Colruyt du coin, soucieux de conserver sa chalandise, avait « par erreur » (comme l’expliquera plus tard le porte-parole de la chaîne) planté sur la voie publique des panneaux de déviation bilingues en raison de travaux routiers en cours. Les responsables du magasin avaient aussi apposé un affichage bilingue aux caisses. Selon son chef de section, la N-VA aurait reçu une « pluie de protestations » d’habitants de Hamme.

Dans l’heure qui a suivi la dénonciation, les responsables du Colruyt ont fait disparaître toutes les mentions en français, en expliquant qu’ils souhaitaient respecter la langue de la région et que l’« erreur » n’avait aucun rapport avec la crise politique dans laquelle ils ne veulent pas prendre position.

La flamandisation de l’image de la rue a fait l’objet d’études universitaires. Parmi elles, celle des Pr Marc Boes et Kristof Abbeloos (KUL, 124 pages), livrée en 1999, à la demande de la province de Brabant flamand, et celle du Pr Ludo Veny (Gand, 66 pages), réalisée en 2007, sur commande du ministre de l’Intérieur de l’époque, Marino Keulen (Open VLD). La seconde étude est une exégèse de la première.

Ces deux travaux universitaires ont été évoqués au parlement flamand, le 6 avril. Le député N-VA Mark Demesmaeker a demandé au ministre de l’Intérieur Geert Bourgeois (N-VA) s’il comptait prendre quelque initiative concrète.

« Une approche casuistique »

Le ministre a répondu qu’il ne voyait pas dans ces études matière à… circulaire régionale ou décret. « La flamandisation de l’image de la rue, a-t-il dit, requiert une approche casuistique, au niveau des réglementations communales ». M. Bourgeois a qualifié l’approche de Boes et Abbeloos d’« activiste ».

Il se fait que les deux études arrivent à des conclusions différentes. L’étude Boes-Abbeloos suggère, pour les communes à facilités, une nouvelle interprétation des « avis au public » et recommande l’intervention de la province dans la flamandisation de l’image de la rue. On distinguerait les messages « exclusivement » destinés aux habitants du cru, bénéficiant de facilités, des autres avis dont les passants peuvent aussi prendre connaissance. Ces avis-là seraient uniquement rédigés en néerlandais. Ainsi, dans les bus traversant leur commune, seuls les voyageurs locaux auraient droit à une information en français… à la demande. Boes et Abbeloos phosphorent (124 pages…) sur l’affichage directionnel des bus, les plaques de rue, publicités commerciales, annonces sur les marchés, panneaux indiquant les noms des communes, brochures touristiques, selon qu’elles sont distribuées sur le sol flamand (unilingue…) ou à l’étranger et, dans ce cas seulement, livrées dans la version officielle, accompagnée de traductions « officieuses ».

Holà !, réagit le Pr Veny (66 pages…) : « Une réflexion sur l’interprétation des avis au public est louable mais elle se heurte à la réalité juridique. L’imposition de l’usage de la langue de la région en dehors des actes de l’autorité publique (« bestuurzaken ») se heurte à l’article 30 de la Constitution. Dans tous les cas, l’interdiction de l’usage d’une langue dans les relations entre particuliers n’est pas autorisée ».

MICHELLE LAMENSCH

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36 réponses à Quand la « flamandisation de l’image de la rue » vire à l’obsession

  1. Gonivar dit :

    Ce sont de grands malades, qui deviennent peu à peu dangereux pour les libertés fondamentales et la paix entre les citoyens. A Rixensart, le Colruyt affiche régulièrement des infos dans les deux langues… Apparemment, cela ne dérange encore personne mais cela pourrait changer. La Flandre doit cesser son petit jeu infantile qui rend les Flamands insupportables aux yeux des gens civilisés.

    • Didier Lagasse de Locht dit :

      Je souhaite que les francophones ne tombent jamais aussi bas… Comment est-ce possible, au 21me siècle en Europe ! On assiste clairement, en direct, à un recul de civilisation.

      • olivier dit :

        dans pas longtemps , on vous demandera de porter une étoile sur la poitrine si vous êtes francophone de Flandre.
        à moins que l’on les devance, un peu comme ces “musulmans de France”…

        leurs attitudes depuis les élections ne me laissent aucune autres impressions, on est en train de revivre les événements de 39 en live, pas dans un bouquin.

      • Michael dit :

        Bah, les francophones de France ont certes une histoire qui n’est pas exemplaire quand il s’agit de respect pour les langues minoritaires….

    • Michael dit :

      Euh, je ne suis pas certain que le genre de personne qui se permette à faire une opposition entre “Flamands” (ou quel groupe que ce soit) et “gens civilisés” (ou ce genre de généralité) soit forcément à classer parmi ces derniers….

  2. MisterT dit :

    Pour les francophones ca ressemble à une obsession, pour les néerlandophones, il s’agit d’éviter une répétition de l’histoire: Bruxelles (Brussel-Broekzele) était en 1830 une ville ou les habitants parlaient à 95% le flamand, la même chose pour Enghien (Edingen), Comines (Komen), Mouscron (Moeskroen) etc Pendant 150 ans, ces villes flamandes ont été systématiquement francisées. En France, on a fait la même chose avec l’alsacien, le flamand, le Bréton etc Il y a une idée de supériorité culturelle dans la francophonie qui est peut-être moins forte qu’avant mais toujours vivante. Comment autrement expliquer le fait que les flamands qui s’installent en Wallonie (200.000 !!) s’adaptent & parlent le français tandis que beaucoup de francophones qui s’installent en Flandre ne parlent pas (ou ne veulent pas parler?) un mot de néerlandais? Jamais, j’ai entendu une explication du côté francophone pour cet attitude. Il y a dans ma rue en Flandre un couple francophone avec des enfants qui sont là depuis 10 ans et qui ne parlent pas un seul mot de néerlandais (même pas “goeidag”), est-ce normal? Ils avouent eux-mêmes: “on est conscient qu’on est en Flandre et c’est dommage qu’on ne parle pas le néerlandais”…

    • renard dit :

      évidemment que c’est dommage, surtout pour eux.Mais la liberté” d’expression et de logement social doit être de mise dans tout pays démocratique.Y mettre des lois restrictives prouve le manque de confiance dans sa culture et dans sa langue .

    • De Ceuleneer, Marcel dit :

      Je peux très facilement vous donner l’explication que vous demandez. Le respect de la langue ou un sentiment de supériorité linguistique n’a rien à voir dans le problème évoqué. Les francophones ne parlent pas le néerlandais quand ils sont installés en Flandre juste parce qu’il n’en ont pas besoin. Pourquoi ? Parce que le problème ce ne sont pas les wallons qui s’installent à Gand mais les bruxellois qui s’installent à la périphérie, c’est-à-dire des gens qui dorment en Flandre mais qui vivent à Bruxelles où ils travaillent, font leurs achats et ont leurs activités culturelles. Apprendre une langue c’est un an de cours du soir, qui est prêt à faire cet effort juste pour comprendre ce qui est écrit sur sa convocation électorale ou pour faire plaisir à ses voisins ? Je voudrais aussi ajouter que vous devriez aussi comprendre que la difficulté vient aussi un peu de vous car je connais plus d’un francophone qui a voulu apprendre le néerlandais et qui a eu beaucoup de difficultés parce que la langue qui était parlée autour de lui était composée de différents patois ce qui ne facilitait pas son apprentissage.

    • Elvire dit :

      Il faut dire qu’il est très difficile pour un francophone de pouvoir parler le néerlandais en Flandre. Lundi dernier, j’étais à Plopsaland avec ma petite-fille francophone qui a 3 ans. Je suis moi-même flamande et j’habite en Flandre. J’avais pris un abonnement sur le Net et j’ai donc tenu tout une conversation en néerlandais avec la dame à la caisse. Au moment où il a fallu prendre une photo de ma petite-fille , je l’ai soulevée en lui expliquant – en français – ce qu’on allait faire. A partir de ce moment-là, l’employée de Plopsaland ne m’a plus dit un seul mot en néerlandais. Alors que je continuais à lui parler dans cette langue, elle a persisté à me répondre en français. Cet incident m’arrive à chaque fois que je fais du shopping en Flandre avec ma belle-fille (qui est de nationalité française) ou que ma petite-fille m’accompagne. C’est désolant pour les francophones qui choisissent de parler le néerlandais en Flandre.

    • Henri de France dit :

      Mister T, vous oublier de rappeler que le français a supplanté les différents Wallons en Wallonie. Il est vrai que cette réalité met à mal l’idée des vilains francophones “de l’extérieur” qui ont exploité les pauvres petits Flamands alors que les francophones dont il est question étaient en réalité d’authentiques Flamands parlant le français comme l’essentiel de la bourgeoisie européenne de l’époque. Je note qu’aujourd’hui les patois Wallons ont quasiment disparus au contraire des patois flamands qui ont bénéficié d’une protection “linguistique” sans équivalent… grâce à la Belgique.
      Les Francophones qui s’installent en Flandres parlent tous un minimum de Néerlandais (Pourriez-vous me dire le pourcentage de Belges, toute région confondue qui parlaient cette langue étrangère en 1830 ?). Il faut cependant distinguer les habitants des communes à facilités des autres puisque la constitution, malgré les interprétations restrictives qu’en font les autorités flamandes, leur accorde un droit linguistique spécifique (Les Néerlandophones installés sur les communes à facilités wallonnes ne sont quant à eux soumis à aucune tracasserie administrative).
      Je ne reviendrai pas sur le fait que les Bruxellois n’ont jamais parler flamand (et encore moins néerlandais)… mais bruxellois, chaque ville ayant son propre patois. D’ailleurs si l’on prononce Brussel en français comme en néerlandais, c’est probablement dû aux Français, les Bourguignons en l’occurrence, qui disent Ausserre et qui écrivent Auxerre.
      Vriendelijk

      • Michael dit :

        Le néerlandais était une langue étrangère en Belgique en 1830 ? La Belgique (jusqu’au 25 août) faisait partie de quel pays ?

    • goffinet patricia dit :

      pas d’accord du tout ! Dans le passé peut être ! Ici à Waterloo, Braine et Nivelles, les flamands ne parlent pas français. Et quand ils vont dans des régions francophones de moins en moins de flamands le parlent ! Par contre les francophones le font. Les jeunes flamands sont élevés dans l’idée d’une supériorité de race, comme Brel le chante si bien dans les flamingants : en véritable visionnaire il dit : vous oscillez sans cesse du fusil au missel…votre humour exsangue…Quand on voit qu’ils vivent de tourisme et qu’ils sont exécrables avec des français : Lepers s’est fait insulter car il ne parlait pas flamand dans un resto de Flandres. Quelle est belle la mentalité flamingante qui existe dans tous les partis du nord : ils n’ont pas sur arrêter la montée d’une extrême droite avec leur cordon sanitaire et nous voilà, nous francophones avec un Bart de Wever qui n’a pris de Napoléon que le mauvais exemple (Napoléon était fier de son pays et a voulu le promouvoir, de Wever le sépare et espère sa mort)

  3. Benjamin dit :

    “Lorsque quelqu’un de la N-VA a dans son frigo un pot avec une étiquette mentionnant ‘moutarde de Dijon’, il n’en mange pas parce que c’est écrit en français.” (Walter De Donder)

  4. De Ceuleneer, Marcel dit :

    Trois mots de français sur un panneau en Flandre et selon certains la Flandre est outragée, la Flandre est brisée, la Flandre est martyrisée et la Flandre est libérée par la NVA. On ne perdrait pas quelque peu le sens de la mesure dans cette région ?

    • Michael dit :

      On pourrait poser la même question (sur le “sens de mesure”) sur les francophones scandalisés par le supposé manque d’accommodation pour le français A GAND. Comment est-ce qu’on vit à Gand ou Anvers sans connaître le néerlandais ? Franchement, c’est le minimum de respect pour vos voisins….

      • Anais dit :

        Sauf que personne n’a jamais parlé de ça… et que de toute façon l’exemple trouve sa réciprocité à Charleroi, Namur ou Liège

  5. Lucienne Neys dit :

    Bruxelles doit accepter le multilinguisme si elle ne veut pas tourner à la petite ville de province
    Connaitre ou au moins accepter la langue de l’autre, c’est accepter l’autre
    Le Français n’est pas une langue supérieure

    • fabke dit :

      Bruxelles, c’est chez nous!
      ce n’est pas normal de se voir imposer le NL à tout bout de champs dans notre vie privée.
      Au travail, c’est pire : si le patron est flamand et que vous avez un bon niveau de NL (avec l’accent fr) et que postule aussi un Flamand parlant mal français, vous êtes morts. je l’ai déjà vécu. on prend un Flamand pour un boulot ou tout est en français sauf 5 mails par semaine. Il y a une forte discrimination sur le marché du travail… et après on voit des guichetiers de la Poste qui comprennent même pas quand on leur demande une enveloppe à Anneessens (du vécu aussi)…Les Bruxellois se font dévorer vivant et après on dit que ce sont les FR qui “dominent” mais c’est tout le contraire !!! c’est de l’intox pour noyer le poisson de l’exclusion des Bruxellois de la vie économique, alors les médias NL parlent des FR “arrongants” en périphérie ( parce qu’ils osent parler leur langue dans leur pays, quelle horreur!) .
      Pour l’anecdote finale, je connais une francophone qui s’est fait traité de “vuile franstalig” à Kraainem par une flic!!!! elle a porté plainte (NL, pas de chance pour le flic, elle était bilingue) mais cela dépend du canton de police de Zaventem et cela a été classé dans la première vuilnisbak du commissariat. Oui, on en est là…

  6. Le Hérisson dit :

    La Flamandisation rampante à Bruxelles est un fait.
    Les annonces d’abord en NL sur le réseau de la STIB
    La cartographie électronique parfois en NL uniquement ou du moins avec traduction FR “en surcharge”
    Les institutions fédérales sont peuplées d’employés majoritairement NL alors qu’ils sont principalement au service de la clientèle locale bruxelloise.

    • Anais dit :

      Il y’a d’ailleurs maintenant à Bruxelles des KIOSK, BOOTIK et autres CINEMATEK pour nous le rappeler en permance, tout comme la STIB qui a perdu ses couleurs jaune et bleue (couleurs de la région).
      C’est effrant de voir que pour 90% d’habitants bruxellois francophones, la majorité des employés soient soit flammands (allez à la Bibilotheque Royale,je n’y ai croisé que 2 francophones à ce jour), soit wallons bilingues ou bruxellois bilingues, autant dire que les bruxellois unilingues sont litteralement éjectés de l’emploi.
      Il n’y a plus aucune tolérance pour les gens qui ne parlent qu’une langue, quelqu’en soit la raison, alors qu’il s’agit de la liberté de chacun.
      J’ai déménagé en Wallonie, quitté ma ville de Bruxelles, par incapacité à apprendre le néerlandais et par peur de me retrouver au chômage.

  7. Fernando dit :

    Je suis espagnol. En Espagne il y en a beaucoup des flamands qui sont parties à vivre et prendre sa retraite à la côte espagnole. Presq’ue aucun d’entre eux parle espagnol, hors des mots comme “una cerveza por favor”. Des les langues regionaux officiales comme le catalan en Valencia, ils ne parlent même pas un môt. Bien sûr, la vie est plus facile quand on parle la langue du pays. Mais person en Espagne espère pas des flamands residents en Espagne, qu’ils parlent les langues de l’Espagne. Les flamands parlent normalment anglais en Espagne. Hors, il pretend que tous parlent neerlandais en Flandre.

  8. Gautot dit :

    Que doivent dire les wallons quand certains établissements tenus par des Flamands en Wallonie (p.ex. chambres d’hôtes) affichent des informations exclusivement en Néerlandais (sous-entendu : francophones non-bienvenus), quand, à certaines terrasses de Durbuy, les serveurs s’adressent à vous en Néerlandais d’abord, quand on voit l’Eurospace Center de Redu déployer une vaste banderole “Bezoek ons – Visitez-nous” (le Néerlandais en premier) ? Le vernederlandsing semble à l’oeuvre en Wallonie aussi et cela me heurte. Pour moi, cela doit être donnant donnant, sinon il est temps que la Wallonie fasse preuve de la même intransigeance que la Flandre quant à l’usage du Flam…euh, Néerlandais, chez nous.

    • olivier dit :

      vous n’auriez pas du corriger, le flamand n’est pas le néerlandais, et la Flandre veut du flamand parlé et autochtone uniquement.
      généralisation? quand on vote majoritairement nva, on assume d’être
      identifier par celle-ci et qui ne dit mot consent.

      vous auriez pu citer la région wallonne, qui engage des flamands pour des travaux d’entretiens alors qu’il y a des wallons qui attendent de bosser à moins de 10km du lieu d’opération.

  9. alexalex dit :

    Cette obsession flamande relève finalement du domaine de la psychiatrie !

  10. alexalex dit :

    Bienvenue au NVA-LAND, le pays où la vie du flamand est rose …. noir et jaune !

  11. Arnou Karine karinearnou@hotmail.com 108 dit :

    Vouloir imposer l’usage d’une langue à coups d’arrêtés et de décrets; est un signe évident de faiblesse. Mais il y a longtemps que le ridicule ne tue plus en Flandres.

  12. alexalex dit :

    Au NVA-LAND,
    Bart est son roi !
    Et la VOKA veille !

    Allei un péké à la santé de Béké

  13. Kelleter Jacqueline dit :

    bien que bruxelloise d’origine flamande, l’attitude de ces politiques flamingants m’exaspère. Je parie que la majorité des flamands ne partage pas leur vue étriquée

  14. Huybrecht W dit :

    La lutte pour BXL date d’une guerre au moins. Dans moins de 10 ans la langue officieuse sera l’arabe.

  15. Michel De Grave dit :

    En Finlande, tout le pays est bilingue pour 8 à 9% de Suédophones (Helsinki = Helsinfors), et il n’y a pas de “circulaires” ni de tracasseries. Le bilinguisme existe même là où les Suédophones sont peu nombreux. Un exemple à suivre, plutôt que l’apartheid mis en place en Belgique.

    • Michael dit :

      Vous en êtes certain ? Je croyais que l’obligation d’une municipalité de se servir du suédois était fonction de la composition linguistique de sa population ?

  16. Moustaki dit :

    Je pense, avec tout le respect, que beaucoup de flamands ont un sentiment d’infériorité qui s’explique mal. Il n’en reste pas moins que cette frustration s’accompagne d’un nombre croissant de décisions imbéciles. Et je suis assez peu optimiste pour l’avenir de ce pays en voie de sous-développement.

  17. André de Failly dit :

    Kotferdom.
    On apprend une langue part intérêt.
    La Flandre s’est francisée par intérêts.
    Littérature,religion,politiques,commerces
    enzovoort.
    La Flandre a fait sa révolution sociale
    en rejetant tout ce qui était francophone
    c’est à dire,les bourgeois,les aristocrates,
    les prospères dirigeants d’autrefois.
    “Frans is de Vijand”est devenu le réflexe général
    pour un peuple riche et pourtant humilié.

    Et à propos des flamands en wallonie…
    Ils ont appris le français par intérêt.
    tout simplement et sans esprit de retour
    comme les aviateurs apprennent l’anglais
    , les missionnaires le swahili,et les flamands…l’anglais
    par intérêt.
    Kotferdom.

  18. Delenclos dit :

    C’est une blague ou quoi ? C’est l’arabe qui va devenir la langue dominante à Bruxelles !

  19. Vincent Hulin dit :

    Suffit de voir la derniere manif du Voorpost a Enghien et les autres a venir, et cette conference donnee par Gabriele Adinolfi (pas Adolf-ini non non!) a l’Universite de Gand (les celebres KVHV de cette meme Unif) ce 6 avril dernier, un des plus importants leader neo-fasciste italien, unif publique subsidiee par la communaute flamande, mais aucu parti de cette Belle Flandre n’y trouve rien a redire, voila le tableau! S’ils veulent leur ‘Independance’ je les y aiderai ces braves neo-teutons, qu’ils en soient assures!

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