Reportage sur les missions de MdM en Belgique

Médecins du Monde est présent sur le territoire belge depuis plus de 10 ans maintenant.
Défendre l’accès aux soins de santé pour tous, hommes, femmes et enfants, de Belgique et d’ailleurs, indépendamment de leur statut : belges en situation précaire, migrants, sans-papiers, sans-abri et demandeurs d’asile. Toutes ces personnes ont droit à un accès à la santé !

Les actions MdM sont menées grâce à l’engagement et la persévérance de plus de 165 bénévoles et une vingtaine de salariés en Belgique.

MdM est fier aujourd’hui de vous présenter son film sur les actions menées localement.
Ce film a été réalisé dans le cadre de la nomination pour le prix fédéral de la lutte contre l’exclusion et la pauvreté.

Voir le film

Bon anniversaire !

pierre-1.JPG Il y a un an, MdM me confiait les clés de la maison. Pour la première fois, je pilotais une organisation dont la vie était suspendue à la bonne volonté des donateurs. Ni entreprise dépendant des ventes, ni service public dépendant des deniers collectifs. A l’époque, lorsqu’on m’interrogeait sur cela, je sortais un slogan de ma poche : « transformons le don en plaisir ». Je fustigeais ceux qui s’appuient sur la pitié et la mauvaise conscience du donateur. Je refusais de demander de l’argent en faisant pleurer d’émotion. J’estimais qu’il y a du plaisir à partager, à donner, à construire.

Un an après, j’ai appris à sentir dans mes trippes ce que signifie « dépendre de la bonne volonté des donateurs ». Je reçois vos courriers d’encouragement, vos questions et vos recommandations. Aujourd’hui, je peux dire que MdM ne dépend pas des donateurs mais vit par vous. Je vous sens derrière nos projets. Nos projets sont les vôtres. Je sens votre envie de donner un coup de main. Un exemple ? Dans notre dernier appel à don, nous cherchions 600 personnes pour contribuer à l’achat d’un échographe à destination des femmes du Mali. En 7 jours, 156 personnes ont répondu présentes. Un autre exemple ? Dans notre enquête de novembre, nous vous demandions si vous étiez prêts à présenter MdM à vos amis. 43% d’entre vous ont dit oui. C’est exceptionnel. Un dernier exemple : lors de la soirée d’information des donateurs sur les activités de votre ONG en Haïti, nous avons été bombardés de questions plus pertinentes les unes que les autres.

Après un an de pilotage de MdM, je voudrais vous dire combien j’ai hâte de vous rencontrer plus, et de rapprocher au mieux les équipes de terrain, le siège administratif et les partenaires que vous êtes. Tous ensembles au sein de votre ONG, pour vos projets, avec votre énergie. Un immense merci.   

Pierre Verbeeren

Journée des missions belges MdM

MdM a tenu sa première “Journée des missions belges” samedi 5 juin 2010 à Bruxelles.

jdmm1.jpgLes collaborateurs de MdM – bénévoles, salariés, membre de l’Assemblée Générale et du Conseil d’Administration – étaient conviés à cette journée de rencontre et de discussion autour des projets menées en Belgique par MdM. 

Le programme de la journée s’est articulé autour de workshops, présentations des projets et débats.

Sujets et questions abordés :
- Les défis du CASO Bruxelles,
- Notre réponse à la politique restrictive du CPAS d’Anvers,
- L’avenir de notre partenariat avec le Samu social à Bruxelles. 

Par la méthode participative “open forum”, trois groupes de travail ont débattu sur la visibilité de Médecins du Monde ; la stratégie à adopter pour atteindre nos objectifs (militantisme vs consensus) ; les besoins opérationnels au sein de nos projets.

En bref, une journée pleine d’opportunités, qui a servi de plate-forme d’échanges des analyses, des points de vue et des approches.

MdM remercie tous les participants et les personnes ayant contribué au succès de cette journée !

En espérant vous voir encore plus nombreux l’an prochain !

Gaza: MdM demande la levée immédiate du blocus

Choqué par la violence qui a caractérisé l’arraisonnement de la flottille au large de Gaza le 31 mai, Médecins du Monde déplore la perte de vies humaines. Cet événement pointe la situation critique engendrée par le blocus qui plonge depuis 3 ans un million et demi de Palestiniens dans une crise sanitaire et économique chronique.  

Actuellement de nombreux traitements médicaux sont inaccessibles, à la fois à l’intérieur de la Bande de  Gaza à cause du blocus et des pénuries qu’il engendre ; mais également à l’extérieur puisque le référencement des patients à l’étranger reste problématique à cause des restrictions de mouvements depuis et vers Gaza.  Durant l’année 2009, 27 personnes sont décédées après avoir essuyé un refus de bénéficier de soins à l’extérieur[1]. Outre les coupures d’électricités prolongées – entre 6h à 12h par jour- qui perturbent considérablement le fonctionnement des hôpitaux, notamment pour la machinerie médicale nécessaire en chirurgie ou pour la réfrigération des vaccins, certains types d’équipements médicaux restent indisponibles dans les structures de santé publiques. Egalement, 15 à 20% des médicaments essentiels sont régulièrement en rupture de stock[2].

C’est le cas aussi pour des médicaments nécessaires au traitement de certaines maladies chroniques, aux soins néo-natologiques, ou au traitement du cancer. « Et si il arrive que ces médicaments soient tout de même disponibles, c’est alors dans les structures privées qu’il faut les acheter. Or, ils sont vendus à un prix trop élevé pour la majorité des Gazaouis » explique l’équipe de Médecins du Monde en Palestine.  Le blocus en vigueur affecte également les ressources humaines médicales : dans l’impossibilité d’accéder à des formations médicales de qualité dans et à l’extérieur de la Bande de Gaza, les médecins Gazaouis ne peuvent pas bénéficier de formations continues et adaptées en particulier en chirurgie cardiovasculaire, chirurgie orthopédique, pédiatrique et neurochirurgie. 

Au regard de ce manque constant de ressources, Médecins du Monde appelle à la levée du blocus sur Gaza, afin d’améliorer durablement les conditions  de vie et de santé de ses habitants.   



[1] Source Organisation Mondiale de la Santé, WHO monthly report

[2] Source Organisation Mondiale de la Santé, juin 2010