54 personnes mises à la rue aujourd’hui. Pourtant, Maggie De Block réduit le nombre de places d’accueil

Communiqué de presse 23 janvier 2012

Aujourd’hui, des personnes ayant droit à l’accueil ont à nouveau été mises à la rue, dans le froid. Comme si cela ne suffisait pas, la Secrétaire d’État à l’asile et à la migration, Maggie De Block, a l’intention de fermer 400 places d’accueil par mois, et 1900 places au total. « Les demandeurs d’asile, les familles sans-papiers avec enfants et les mineurs étrangers non accompagnés ont légalement droit à l’accueil. Les mettre à la rue, chaque jour, est non seulement illégal, mais par ce froid, extrêmement dangereux. Il faut donc, au contraire, ouvrir davantage de places d’accueil », dit Anne Dussart, porte-parole de SOS Accueil, le consortium de 8 ONG mis en place en urgence pour faire face à la crise de l’accueil.

Une femme enceinte afghane, une maman guinéenne avec ses trois enfants, un mineur afghan sans ses parents, un homme seul ayant fui l’Irak… Comme eux, plus de 1000 personnes ayant pourtant droit à l’accueil ont été mises à la rue cet hiver. Dans la rue, ils encourent des risques de pneumonie, de gale ou d’autres graves problèmes de santé. Ils n’ont pas de quoi manger, pas d’endroit où dormir, aucune intimité. SOS Accueil tente de les aider. En organisant, durant la journée, un accompagnement socio-juridique. Et en accueillant les plus vulnérables d’entre eux pour la nuit.

« Ce n’est pourtant pas notre responsabilité, mais bien celle du gouvernement. On ne peut pas fermer les yeux devant les hommes, les femmes et les enfants qui se retrouvent à la rue, dans le froid », dit Anne Dussart. « Nous sommes choqués par la fermeture des places d’accueil. Maggie De Block veut fermer 400 places d’accueil par mois et 1900 places au total. SOS Accueil demande que la Secrétaire d’État ne procède pas à ces fermetures et qu’elle prenne conscience de la gravité de la crise de l’accueil. Il faut des places d’accueil supplémentaires. »

Qu’est-ce que SOS Accueil ?

SOS accueil est un projet d’urgence monté en consortium par huit ONG belges. Quatre d’entre elles ont plutôt pour mandat d’intervenir dans les pays sinistrés ou en développement (11.11.11, Médecins du Monde, Oxfam et UNICEF Belgique). Elles s’associent à Caritas international, au CIRÉ, à Convivial et à Vluchtelingenwerk Vlaanderen pour faire face à la crise de l’accueil, ici en Belgique. Une crise de l’accueil qui sévit depuis trois ans. Et qui a déjà envoyé à la rue plus de 15 500 personnes. Il s’agit de demandeurs d’asile, de familles avec enfants en séjour irrégulier et de mineurs étrangers non accompagnés. Ces personnes ont pourtant droit à l’accueil et à un accompagnement.

SOS Accueil organise, durant la journée, un accompagnement social, juridique et médical près de la gare du Nord. Et un hébergement de nuit, pour les personnes les plus vulnérables.

En sortant de leur mandat – ce n’est pas à elles, mais à l’État que revient la responsabilité de l’accueil -, les ONG lancent un SOS au nouveau gouvernement pour qu’il agisse d’urgence et qu’il ouvre des hébergements supplémentaires. Afin de mettre un terme à la crise humanitaire de cet hiver.

Plus d’infos : http://www.sosaccueil.be

Contact presse :

Florence Carion : 0477 25 90 34 – fcarion@cire.be

54 personnes mises à la rue aujourd’hui

Pourtant, Maggie De Block réduit le nombre de places d’accueil

Communiqué de presse 23 janvier 2012

Aujourd’hui, des personnes ayant droit à l’accueil ont à nouveau été mises à la rue, dans le froid. Comme si cela ne suffisait pas, la Secrétaire d’État à l’asile et à la migration, Maggie De Block, a l’intention de fermer 400 places d’accueil par mois, et 1900 places au total. « Les demandeurs d’asile, les familles sans-papiers avec enfants et les mineurs étrangers non accompagnés ont légalement droit à l’accueil. Les mettre à la rue, chaque jour, est non seulement illégal, mais par ce froid, extrêmement dangereux. Il faut donc, au contraire, ouvrir davantage de places d’accueil », dit Anne Dussart, porte-parole de SOS Accueil, le consortium de 8 ONG mis en place en urgence pour faire face à la crise de l’accueil.

Une femme enceinte afghane, une maman guinéenne avec ses trois enfants, un mineur afghan sans ses parents, un homme seul ayant fui l’Irak… Comme eux, plus de 1000 personnes ayant pourtant droit à l’accueil ont été mises à la rue cet hiver. Dans la rue, ils encourent des risques de pneumonie, de gale ou d’autres graves problèmes de santé. Ils n’ont pas de quoi manger, pas d’endroit où dormir, aucune intimité. SOS Accueil tente de les aider. En organisant, durant la journée, un accompagnement socio-juridique. Et en accueillant les plus vulnérables d’entre eux pour la nuit.

« Ce n’est pourtant pas notre responsabilité, mais bien celle du gouvernement. On ne peut pas fermer les yeux devant les hommes, les femmes et les enfants qui se retrouvent à la rue, dans le froid », dit Anne Dussart. « Nous sommes choqués par la fermeture des places d’accueil. Maggie De Block veut fermer 400 places d’accueil par mois et 1900 places au total. SOS Accueil demande que la Secrétaire d’État ne procède pas à ces fermetures et qu’elle prenne conscience de la gravité de la crise de l’accueil. Il faut des places d’accueil supplémentaires ».

Qu’est-ce que SOS Accueil ?

SOS accueil est un projet d’urgence monté en consortium par huit ONG belges. Quatre d’entre elles ont plutôt pour mandat d’intervenir dans les pays sinistrés ou en développement (11.11.11, Médecins du Monde, Oxfam et UNICEF Belgique). Elles s’associent à Caritas international, au CIRÉ, à Convivial et à Vluchtelingenwerk Vlaanderen pour faire face à la crise de l’accueil, ici en Belgique. Une crise de l’accueil qui sévit depuis trois ans. Et qui a déjà envoyé à la rue plus de 15 500 personnes. Il s’agit de demandeurs d’asile, de familles avec enfants en séjour irrégulier et de mineurs étrangers non accompagnés. Ces personnes ont pourtant droit à l’accueil et à un accompagnement.

SOS Accueil organise, durant la journée, un accompagnement social, juridique et médical près de la gare du Nord. Et un hébergement de nuit, pour les personnes les plus vulnérables.

En sortant de leur mandat – ce n’est pas à elles, mais à l’État que revient la responsabilité de l’accueil -, les ONG lancent un SOS au nouveau gouvernement pour qu’il agisse d’urgence et qu’il ouvre des hébergements supplémentaires. Afin de mettre un terme à la crise humanitaire de cet hiver.

Plus d’infos : www.sosaccueil.be

Contact presse :

Florence Carion : 0477 25 90 34 – fcarion@cire.be

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