Saut d’obstacles pour les sans-papiers.

A travers son deuxième rapport, l’Observatoire Européen de MdM met en lumière la cascade d’obstacles que connaissent les sans-papiers dans les 11 pays d’Europe où intervient MdM. Tous les voyants des déterminants de la santé sont au rouge : logement, travail, isolement, violences, pauvreté, manque d’information. Les conditions de vie en Europe des personnes sans autorisation de séjour sont pathogènes et les empêchent de se construire une vie ou de se reconstruire, alors même que leur parcours antérieur a, pour beaucoup, présenté des risques non négligeables pour leur santé (privations, conflits armés, violences physiques et psychologiques, dangers du trajet migratoire…). lire la suite

Bordeaux: journées des missions françaises de Médecins du Monde

pierre-verbeeren.JPGPetite remarque préalable : comme en Belgique, Médecins du Monde France ne se limite pas à des interventions médicales urgentes suite à une catastrophe naturelle, ni à de la coopération au développement dans les domaines de la santé. En réalité, Médecins du Monde, c’est autant de projets en Europe que dans le sud. Un immense axe de travail porte sur l’accès aux soins pour tous, SDF, migrants, Rroms, prostitué(e)s, squatteurs, demandeurs d’asile, personnes âgées isolées, traite des êtres humains, réduction des risques en milieu festif… lire la suite

Accès aux soins des sans-papiers: un droit non respecté en Europe

foto_ginette_jobard_mdm_sipa_pour_blog.jpgCe 24 septembre 2009, Médecins du Monde présente le 2ème rapport de l’Observatoire européen de l’accès aux soins. Ce rapport est le fruit d’une enquête menée dans 11 pays d’Europe dont la Belgique. Que nous apprend ce rapport sur ces personnes dont la présence sur notre territoire est si controversée ? lire la suite

Cherchez l’erreur!?

Il a mon âge ou presque.
Il a bourlingué, depuis son Algérie natale, quittée en 2003, entre le Maroc, l’Espagne la France et puis la Belgique.
Il a mal au poignet: une chute, il y a un mois. Il n’a pas soigné à ce moment-là, et le travail sur les marchés matinaux, maintenant, empêchent un rétablissement véritable. Mais il n’est pas vraiment inquiet ou préoccupé, juste ennuyé: ça l’empêche de travailler comme il devrait, comme il voudrait, son corps-machine ne répond pas à ses exigences. Alors on rafistole un peu, on navigue entre le cri du corps et les nécessités du moment… Pas vraiment de la bonne médecine.Avant de partir, une question, l’air de rien: « Vous pouvez me faire une attestation pour les papiers, pour prouver que je suis venu aujourd’hui? Vous savez, en rapport avec la nouvelle loi… ». lire la suite