MDM à l’écoute des femmes

parle-avec-elle.jpg© Frédéric Pauwels (Luna)

La 100ème journée de la femme, le 8 mars 2010, a remis en lumière l’isolement et la solitude de certaines femmes. Médecins du Monde l’avait déjà constaté lors de ses consultations médicales. Et a lancé la mission « Parle avec Elle » pour leur apporter du réconfort et des solutions. C’est surtout un observatoire de l’isolement des femmes et de son impact sur leur santé.

Créée en 2002, la mission « Parle avec Elle » s’adresse aux femmes en difficulté. Belges en situation précaire ou femmes migrantes, mères célibataires sans emploi ou violentées, ces femmes vivent au quotidien des situations difficiles à surmonter. Les cinq bénévoles de « Parle avec Elle » offrent à ces femmes une écoute et des soins de santé lors des consultations au Centre d’accueil, de soin et d’orientation à Bruxelles et pendant les permanences à Nasci.

« Notre objectif principal est de les écouter et leur faire comprendre qu’elles ne sont pas seules. Elles n’osent souvent pas parler de leurs problèmes dans leur entourage. Nous voulons les aider à sortir de l’isolement, les encourager à retrouver confiance en elles afin qu’elles reprennent leur vie en main. Certaines sont orientées vers d’autres associations, aide médicale, juridique etc. Un suivi leur est proposé afin de voir l’évolution de leur parcours », explique Irma Bellis, coordinatrice du projet. « Si je devais mettre l’accent sur un élément, c’est sur la planification familiale. Ces femmes n’ont quasiment aucune connaissance sur le sujet et se retrouvent seules avec plusieurs enfants à charge. »

Virginie, bénévole à la mission Parle avec elle :
L. est iraquienne, demandeuse d’asile. Elle est venue nous voir car sa fillette de deux ans souffrait de douleurs aiguës aux jambes. J’ai orienté cette femme pour une consultation gratuite chez un médecin pédiatre de Médecins du Monde afin qu’il soigne sa fille“.  
  

Auprès des sans-abri depuis 10 ans.

photo-190reduite.jpg © Frédéric Pauwels (Luna)

Le Dr. Joos a effectué l’une des premières consultations de Médecins du Monde auprès des sans-abri, il y a 10 ans. Il témoigne de la montée de la précarité et de la pauvreté : “Il y a de plus en plus de familles entières, femmes et enfants, mises à la porte de leur logement, qui se retrouvent dans la rue, mais aussi des personnes plus jeunes qu’au début de la mission”.

Vivre dans la rue, cela vous marque terriblement, dans la chair et dans la tête

dscf0115bis.jpg © Frédéric Pauwels (Luna)

Chaque soir, des centaines de personnes sans-abri, parmi lesquels des enfants et des femmes, se rendent au Samu Social de Bruxelles. Ils y reçoivent un repas chaud, un lit, une douche… et la possibilité de voir un médecin de l’équipe de Médecins du Monde. Celui-ci arrive vers 20h30, après sa journée de travail, et reçoit bénévolement plus de 10 patients au cours de la soirée.

lire la suite

Derrière leur statut, il y a des visages…

© Viviane Joakim

©Viviane Joakim

Femmes et hommes concrètement engagés dans la lutte contre l’Exclusion, nous sommes confrontés tous les jours aux graves séquelles de l’inconséquence du Politique et de son Administration.

La Belgique a ratifié les Conventions Internationales du Droit Humanitaire mais ses Organismes se rejettent la responsabilité quant à l’application des dispositions prévues. Prétextant, entre autres, l’absence d’injonction politique, l’Administration crée une situation digne de Kafka. lire la suite

Camp de réfugiés: Jour 3.

191109_camp-refugies-medecins-du-monde_0078-copie-copie-light.jpg

Cela fait maintenant deux nuits que Médecins du Monde et quatre autres ONG (le CIRÉ, Vluchtelingenwerk Vlaanderen, Médecins Sans Frontières et Caritas International) accueillent des demandeurs d’asile dans le camp de réfugiés du parc Gaucheret à Schaarbeek. La nuit dernière, une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles de nombreuses femmes avec enfants, ont été logées dans le camp. Un médecin et deux infirmières bénévoles de Médecins du Monde ont assuré des consultations médicales et ont ainsi pu soigner une quinzaine de patients. Les pathologies rencontrées sont symptomatiques du parcours de ces migrants : malnutrition, gale, détresse psychologique,…

Photo: © Viviane Joakim