“Être en première ligne d’une action d’utilité publique, c’est ce qui fait la richesse de notre engagement.”

2202_0096-blog.jpg©Viviane Joakim

Je voudrais tout d’abord adresser mes plus vifs remerciements aux collègues travailleurs sociaux du Samu non seulement pour l’excellent accueil qu’ils ont réservé à nos différentes équipes infirmières mais aussi pour la qualité de l’immense travail qu’ils accomplissent quotidiennement dans des conditions parfois difficiles.

En recevant en consultation plusieurs centaines de personnes fragilisées, toutes et tous travaillons à l’action de Médecins du Monde et du SAMU Social aux côtés des exclus et favorisons l’accès aux soins de santé de ceux que le monde oublie peu à peu. Pour cela, nous devons parfois vaincre de nombreux obstacles, contourner bien des difficultés, pour simplifier l’accès au médecin.

Nous avons la volonté claire de veiller à la stricte application des droits sociaux et sanitaires des personnes que nous recevons. Elles ont tant besoin d’une aide véritable, d’amitié, de solidarité.

En plus des maladies liées aux conditions de vie de nos patients (affections respiratoires, cutanées et digestives principalement), nous constatons une grande détresse psychologique et sociale. Notre approche ne peut être que globale, impossible de dissocier un élément des autres. Il s’agit, chaque fois, de personnes UNIQUES. Être en première ligne d’une action d’utilité publique, c’est ce qui fait la richesse de notre engagement.

Les leçons de vie et la joie que je reçois souvent des invités à Masui font que je souhaite parfois aller plus loin dans mon accompagnement. Malgré toutes les barrières, administratives, linguistiques ou culturelles. Il y a tant à faire et, surtout, à apprendre des autres, pour les autres…

Salutations fraternelles,

Jean-Marc, infirmier bénévole MDM à Masui

Vivre dans la rue, cela vous marque terriblement, dans la chair et dans la tête

dscf0115bis.jpg © Frédéric Pauwels (Luna)

Chaque soir, des centaines de personnes sans-abri, parmi lesquels des enfants et des femmes, se rendent au Samu Social de Bruxelles. Ils y reçoivent un repas chaud, un lit, une douche… et la possibilité de voir un médecin de l’équipe de Médecins du Monde. Celui-ci arrive vers 20h30, après sa journée de travail, et reçoit bénévolement plus de 10 patients au cours de la soirée.

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Une tente pour soigner et écouter

191109_camp-refugies-medecins-du-monde_0096-light.jpg©Viviane Joakim

Je n’ai plus fréquenté le quartier depuis très longtemps. Je débarque ce 19 novembre dans une gare du Nord neuve avec des halls très spacieux qui doivent servir de gîte nocturne à quelques malheureux sans logements, du moins à en juger par les grandes plaques de cartons disséminées dans les recoins. La descente des marches de la gare s’ouvre sur un quartier des affaires, vide à cette heure, mais tout illuminé. Les lumières montent dans les gratte-ciels que je ne savais pas si nombreux ni si hauts pour notre ville. En suivant le plan qui m’a été adressé la veille, à la limite du boulevard Albert II, je débouche sur un campement de tentes blanches entouré de barrières colorées somme toute peu agressives. lire la suite

Camp de réfugiés: Jour 3.

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Cela fait maintenant deux nuits que Médecins du Monde et quatre autres ONG (le CIRÉ, Vluchtelingenwerk Vlaanderen, Médecins Sans Frontières et Caritas International) accueillent des demandeurs d’asile dans le camp de réfugiés du parc Gaucheret à Schaarbeek. La nuit dernière, une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles de nombreuses femmes avec enfants, ont été logées dans le camp. Un médecin et deux infirmières bénévoles de Médecins du Monde ont assuré des consultations médicales et ont ainsi pu soigner une quinzaine de patients. Les pathologies rencontrées sont symptomatiques du parcours de ces migrants : malnutrition, gale, détresse psychologique,…

Photo: © Viviane Joakim