Posté par Moi Jeux le déc 4, 2007

Blue Dragon mérite deux Oscars

S’il existait des Oscars pour les jeux vidéo, Blue Dragon emporterait sans doute ceux de la mise en scène et de la musique. La lignée magique et mystérieuse des Final Fantasy est évidente. Celle des mangas enfantins également. Rien d’étonnant à cela : parmi l’équipe des concepteurs, on retrouve plusieurs des créateurs de Dragon Ball et de FF, dont l’immense Akira Toriyama. Même si la veine est connue, le résultat est plus que plaisant.

Personnages et décor ont fait l’objet de soins tout particuliers et procurent un vrai plaisir au regard. On est loin des jeux dont les mouvements de personnages donnaient lieu à des aberrations de caméra ou à des blocages incongrus.

Blue Dragon prouve une nouvelle fois à quel point les concepteurs se livrent de plus en plus fréquemment à des emprunts au langage cinématographique. Et désormais, cela ne concerne pas seulement les cinématiques, ces petites séquences indépendantes qui rythment le jeu et en font progresser le scénario, mais bien la progression au sein du jeu lui-même. Une sorte de mode à la troisième personne réinventée.

Pour le reste, Blue Dragon reste fort semblable à son illustre concurrent, mais la joue dans un registre plus enfantin.

Les personnages sont en quête de ce qui leur permettra de sauver des proches, un village ou le monde. Cette quête les mène à affronter des dangers de plus en plus pressants, des adversaires de plus en plus puissants. Chaque héros est aidé d’un dragon personnalisé aux compétences bien utiles. Il faut user de stratégie, attaquer ou défendre, user avec intelligence des objets ramassés, mettre en avant le personnage le plus costaud et maintenir le plus faible en seconde ligne pour profiter de ses capacités propres.

On notera pour l’anecdote que, pour une fois, les standards machistes des jeux vidéo sont fissurés. Shu, le héros, est certes un garçon hardi et un peu querelleur. Mais le rôle traditionnellement féminin du guérisseur est tenu par un autre garçon, Jiro, tandis que la troisième branche du groupe – du moins, dans sa configuration initiale – est tenue par Kluke, une mignonne jeune fille qui ne manque pas de vigueur dans l’affrontement avec les « boss ».

Blue Dragon, Microsoft, Xbox 360, 30 euros.

DE MUELENAERE,MICHEL

blue_dragon.jpg

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Une réponse to “Blue Dragon mérite deux Oscars”

  1. youssef dit :

    je suis youssef et acheté ol

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