Posté par admin le sept 11, 2009

Fat Princess, poids lourd du PSN


Mario et les autres auraient dû y penser avant : pour empêcher que la princesse ne se fasse enlever, il suffisait de la gaver jusqu’à ce qu’elle pèse deux tonnes !

C’est sur cette idée pas si farfelue, mais à coup sûr politiquement incorrecte, que repose ce petit titre PSN. Deux preux chevaliers s’affrontent pour aller rechercher leur princesse respective dans le camp d’en face tout en essayant de conserver celle de l’ennemi entre leurs murs, le principe de jeu n’est pas sans rappeler celui d’une partie de « Capture le Drapeau ». Normal, c’est pareil, sauf que le fameux drapeau est ici remplacé par une princesse obèse que l’équipe adverse peut gaver de pâtisseries. Évidemment, plus la belle est lourde, plus elle sera difficile à ramener dans votre camp.

Le poids de la dulcinée n’est bien sûr pas le seul obstacle à sa récupération. La route qui mène vers forteresse adverse est peuplée d’ennemis sur-armés, de magiciens, de canons et même de poules enragées ! Bref, on y rentre pas comme dans du beurre. Il faut plutôt jouer les fins stratèges, alterner à tout instant entre les classes de personnages (5 au total). Par exemple, opter pour le guerrier quand il s’agit de foncer dans le tas et puis dans la foulée jouer les ensorceleur pour soigner tout ce p’tit monde pendant que les ouvriers s’attèlent à la construction d’une catapulte – l’arme ultime. L’aspect stratégique (avec points de XP) révèle vite des trésors de subtilités que la construction astucieuse des cartes ne fait que renforcer. Il faut bien l’avouer, on n’attendait pas autant de profondeur d’une oeuvre avec un postulat de départ aussi drôle. C’est clair, Fat Princess cache bien son jeu.

Et il le cache d’autant mieux que sa charte graphique se veut résolument puérile, ultra-cute, à l’instar d’un certain Castle Crashers. Ce n’est qu’à l’apparition des premières goutes de sang giclant sous l’assaut de son glaive que le joueur commence à douter de la vraie nature du jeu. L’humour omniprésent et vachard – les princesses se moquent mutuellement de leurs rondeurs à coups de répliques assassines – fini par convaincre que Fat Princess n’est pas aussi niais qu’il en l’air ; tant sur le fond que sur la forme finalement.

Outre le mode « Délivrez la Princesse », le titre de Titan Studios propose également quelques variantes sympathiques, des combats en arène ainsi qu’un jeu de football complètement déjanté (sic !). Bref, en solo ou à plusieurs, on ne s’ennuie jamais. On regrettera juste que le mode multi – jusqu’à 32 joueurs – soit aussi chaotique (lag, déconnexion). Un détail, dans l’attente d’un patch correctif. Reste qu’avec Fat Princess, Pain ou encore Flower, le PlayStation Network joue parfaitement la complémentarité avec une PS3 dont les étalages en magasin sont longtemps restés vierges de vrais hits.

PS : le jeu est également prévu cet hiver sur PSP. Intitulé Fat Princess : Fistful of Cakes, il vous proposera exactement la même chose que son illustre ainé à quelques petits détails près. Le titre disposera en effet de 6 niveaux supplémentaires, ainsi que de 4 modes inédits, dont la démolition et la dilapidation.

Grégory Dall’Agnol

http://www.us.playstation.com/PS3/Games/Fat_Princess

Plate-forme : PSN
Développeur : Titan Studios
Editeur : Sony
Sortie : 30 juillet 2009
Prix : 15 €

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