Posté par Moi Jeux le oct 6, 2009

Wolfenstein: bon sang peut parfois mentir un peu

Au début des années 90, Wolfenstein 3D avait fait œuvre de pionnier dans les jeux de tirs en vue subjective (le joueur se trouve dans la peau de son personnage). Au début 2000, Return to castle Wolfenstein avait enchanté l’audience avec des graphismes et un scénario gonflé à l’adrénaline. Aujourd’hui, B.J. Blazkowicz, est de retour sur le terrain de la seconde guerre mondiale. L’agent secret américain continue à dégommer les méchants nazis qui, cette fois, manipulent des pouvoirs paranormaux et entrent occasionnellement en transe pour devenir des zombies. Rien n’est simple en ce bas monde…

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Dans la petite ville allemande d’Eisenstadt, le 3e Reich a découvert d’étranges cristaux aux pouvoirs non moins étranges. Et voilà notre BJ, damné futé et un fin tireur, plongé dans un «mishmash» d’Indiana Jones et de Lara Croft (pour la magie de Thulé et la quête du trésor), de Half Life (pour les infâmes bestioles) et de Counter strike (pour le décor). Et malgré le recours à des zombies, à des officiers nantis de pouvoirs étranges et à des armes à haute létalité, l’opposition n’est pas de taille. Elle est même parfois un peu troufionne, l’opposition; drôle d’idée, en plein canardage, d’interpeller son adversaire en lui demandant «pourquoi tu te caches». Ben pour se protéger, quoi…

Wolfenstein apporte un peu de plaisir décalé, mais à la longue ses quelques défauts lassent le joueur qui attend davantage du label. L’architecture du jeu, en principe très ouverte, tourne (un peu comme dans Hellgate où l’on parcourait le métro de Londres) autour d’un seul point, le QG de la résistance. C’est là qu’il faut revenir prendre ses ordres une fois chaque mission accomplie. Pour en savoir un peu plus sur le sens du désordre ambiant, on visitera aussi l’antre de la secte de l’Aube d’Or qui combat le mal à coup de recherches mystérieuses et de sciences cabalistiques. BJ peut compter sur ses alliés mais à chaque sortie, ceux-ci se font si rapidement trucider qu’il ne peut généralement compter que sur ses propres forces. L’opposition est en nombre et elle hormis une grande capacité à balancer force grenades, elle manifeste une envie un peu louche de se faire trouver la peau pour pas un rond. Aux armes classiques, mitraillettes et fusil, BJ pourra rapidement ajouter canon à particules, lance-flammes et bazookas. Mais aussi un mystérieux voile qui lui permet de ralentir le temps, de s’entourer d’un bouclier et de découvrir un monde parallèle. Wolfenstein ne tient certes pas toutes ses promesses, mais en prenant l’affaire au second degré, celui d’une histoire un peu kitsch, il y a de quoi en tirer quelques modestes heures de salutaire défoulement.

MICHEL DE MUELENAERE

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Editeur : Activision

Développeur : Raven Software

Type : FPS

Sortie Belgique : 28 août 2009

Classification : Interdit aux – de 18 ans

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