Par les temps frisquets qui courent, on se risquerait bien à ce petit regret : pas moyen, dans Forza Motorsport 3 d’enfourcher l’une des plus belles bécanes du moment et de l’emmener faire une promenade sur le verglas, la neige ou la pluie. Ni même pendant la nuit. Trop sérieux le petit dernier de Microsoft ? Hyperpro. Réaliste à fond, c’est d’ailleurs ce que le joueur attend de cette série à succès. Et de ce point de vue, il en a pour son argent. Les développeurs américains de Turn 10 ont apporté le plus grand soin à restituer les apparences visuelles et sonores des plus célèbres bolides sur les plus fameux circuits du monde. Avec un succès évident.
Pas besoin d’être un véritable Fangio pour bouffer ces kilomètres de bitume ; le jeu propose une mise en bouche progressive et surtout permet une personnalisation à tout moment de toutes les aides à la conduite (trajectoire, aide au freinage, contrôle de stabilité et de traction, etc.). Désormais « de série » dans les jeux de course, Forza propose aussi de rembobiner le film du jeu en cas de problème. Plus nécessaire de relancer toute la compétition en cas d’accident ou de sortie de route, un rembobinage suffit pour se recaler aussi loin qu’on le désire sur une trajectoire et à une vitesse plus sûre. Mais ce qui est une aide peut aussi s’avérer exaspérant puisqu’à la moindre touchette ou morsure sur le bas-côté, la proposition d’assistance saute aux yeux. Toujours au chapitre des petits bémols, on regrettera des temps de chargement trop longs, des circuits un peu vides, donnant une ambiance très froide, encore souligné par des commentaires aussi sexy qu’un cours de bourse. Reste que là où on l’attend, Forza répond au quart de tour. Des sensations de conduite de tout haut niveau, qui rendent la conduite très exigeante sans être piégeuse en transformant subitement la voiture en savonnette. Mais aussi une modélisation hors pair des 400 voitures disponibles et des environnements, avec notamment des jeux de lumière du plus bel effet. Une vingtaine de circuits s’offrent à
la compétition (Suzuka, Laguna Seca, Road Atlanta, Silverstone, Tsukuba Nürburgring, etc.), la combinaison des différents tronçons portant le nombre de parcours différents à une centaine environ. Classiquement, chaque victoire donne droit à des points d’expérience et à des points permettant d’améliorer les voitures. Une procédure qui peut être entièrement manuelle (et prendre un temps considérable tant les paramètres à régler sont nombreux) ou automatique pour les moins aguerris ou les plus pressés.
MICHEL DE MUELENAERE
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