Nous avons eu le privilège de jouer aux deux premières heures de jeu du très attendu Splinter Cell Conviction (sortie prévue le 16 avril). Nous sommes sortis de cette séance avec un seul regret : celui de ne pas avoir pu prolonger l’aventure en compagnie d’un Sam Fisher bien remonté.
Oubliez l’agent suréquipé travaillant pour l’agence gouvernementale Echelon 3, dorénavant Sam se la joue solo et n’a qu’une idée en tête, retrouver les meurtriers de sa fille. Dès les premiers instants du jeu, le ton est donné, rien ni personne ne semble pouvoir arrêter notre héros qui semble prêt à exploser à tout moment. Cette tension se lit d’ailleurs sur le visage de Sam qui a gagné en charisme au cours de ces quatre années d’absence.
De l’infiltration et de l’action
Le début de la partie est marqué par une série de flashbacks qui permettent au joueur de se plonger dans cette sombre histoire et de s’imprégner du sentiment de vengeance qui anime Sam Fisher. Les informations concernant vos objectifs ou les éléments clés du scénario sont directement incrustés dans le décor, un choix pertinent qui permet de rester au cœur de l’action. On pouvait craindre que ces nouvelles aventures soient un peu trop portées sur l’action en délaissant l’aspect infiltration qui a fait le succès de la série, or, il n’en est rien. Notre héros a, indéniablement, gardé de beaux restes de son passage chez Echelon 3. Il est toujours aussi judicieux d’exécuter vos ennemis de la manière la plus discrète qui soit et pour se faire, les développeurs ont intégré des subtilités de gameplay qui vous faciliteront la vie. Tout d’abord, lorsque vous vous faites repérer, la silhouette de Sam apparaît vous indiquant la dernière position connue par vos adversaires, ceux-ci se dirigeront logiquement vers cet endroit, vous laissant tout le loisir d’adopter une stratégie afin de les éliminer. Une exécution au corps à corps permet de débloquer une nouvelle fonctionnalité, le « Marquer et exécuter », qui offre la possibilité de marquer les ennemis afin que Sam se charge de les éliminer avec classe. Un bon moyen, donc, de récompenser les joueurs qui jouent intelligemment.
Soyez discret ou pas…
Fidèle à ses habitudes, notre héros est capable de tirer parti des différents éléments du décor. Détruire les sources lumineuses vous permet d’être indétectable pour vos ennemis, lorsque vous êtes parfaitement invisible, l’affichage change pour passer en mode infiltration. Autre exemple, la présence d’une conduite dans une pièce peut parfaitement servir de point d’observation à partir duquel vous aurez tout loisir de fondre sur vos ennemis. Enfin, nous avons appris à nos dépens qu’il était toujours aussi judicieux de prendre un chemin alternatif plutôt que de foncer tête baissée dans une pièce, le résultat d’une telle action se révélant fatal…
Interrogation surprise
Enfin, on ne pourrait passer sous silence les scènes d’interrogatoire des personnages clés de l’intrigue qui viennent ponctuer les niveaux. Durant ces scènes, vous aurez tout le loisir d’utiliser les éléments du décor afin d’arracher des aveux à votre victime. Des scènes violentes donc et qui risquent de marquer les esprits.
L’avis de la rédaction
Ces deux premières heures passées en compagnie de Sam Fisher nous ont donc convaincus sur le potentiel de ce Splinter Cell Conviction. Doté d’un gameplay à la fois simple et nerveux et d’une technique irréprochable, ce cinquième opus pourrait devenir un véritable hit lors de sa sortie si la suite de l’aventure solo se montre aussi convaincante et que le mode coopératif, auquel nous n’avons pas pu jouer, tient toutes ses promesses.
Benjamin Camurani